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Journal > Les auteurs |
Les récits de Ani Deghoyan
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“Ma bonté” (Pourquoi on ne me comprend pas?)Nous devions écrire un contrôle. Tout le monde écrivait silencieusement. Soudain j’ai reçu un mot de mon amie et je l’ai lu. « Ani, donne-moi les réponses ». J’ai réfléchi longtemps et j’ai compris qu’en lui donnant les réponses, je lui ferai du mal. Ensuite, elle attendrait toujours quelque chose de moi et elle ne compterait pas sur elle. Ne voulant pas lui faire de peine, je lui ai envoyé le mot suivant : « Je ne veux pas feindre la bienveillance, cela va te porter préjudice». Mon amie a renvoyé une lettre où elle écrivait que je ne voulais pas l’aider. Fidèle à moi même, j’ai tenté de lui expliquer qu’il n’était pas difficile pour moi de résoudre les exercices et de lui donner les réponses, mais ça ne serait pas bien pour elle. A vrai dire, je n’ai pas perdu espoir, et j’ai pensé qu’elle me comprendrait. J’ai eu un sentiment désagréable mais heureusement, j’ai pu de le surmonter.
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sans titre (Pour la première fois...)J’était assise près du micro. J’étais émue. J’avais peur. Ma mère n’arrêtait pas de me rassurer. Elle me disait qu’il n’y avait aucune difficulté, que tout irait bien. Comme c’était la première fois que je parlais à la radio, je m’inquiétait, j”étais inexpérimentée. Je voulais tout laisser et m’enfuir. Mais le présentateur est entré tout de suite et il a dit que l’enregistrement du son allait commencer. Je devais retenir mes émotions. Je n’avais pas la choix. Il a commencé à lire le texte. A la fin, il m’a posé des questions. On peut dire que j’ai bien répondu. Je n’en revenais pas d’avoir pu me calmer. Après cette première expérience, je suis allée plusieurs fois au micro. Je m’enregistrais, je faisais même des discours en direct. Maintenant, tout est plus facile.
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“Qu’est-ce qu’elles disent les fleurs?” (Les histoires de printemps)Plouf-plouf... - Qu’est-ce que c’est? - Je sais pas. - Ma tête est mouillée - a-dit la fleur à côté de la cabane. - C’est pas grave tu vas te rafraîchir et devenir plus pure - a-dit sa voisine. - Peut-être que c’est le dégel. - Laissons cela ! Comment s’est passé ta nuit? - Je n’ai pas bien dormi. - Pourquoi? - Il pleuvait pendant toute la nuit - Ah! le ciel est bien changeant. - Oui! tu as raison. - Si je pouvais marcher, j’irai voir ce ciel et lui dire quelques mots. Un peu plus tard une voix leur a fait peur. - Qu’est-ce que c’est? - Aucune idée. Mais quand la foudre a frappé, les fleurs ont entendu la voix du tonnerre elles ont tout compris. Le ciel etait fâché et il voulait faire peur aux petites fleurs. - Tu veux nous faire peur? – a dit la fleur. - Tu ne peux pas – a dit l’autre. Et le ciel avait décidé de punir les fleurs. Et voilà, chaque printemps, le ciel se fâche et essaie de punir les fleurs: tantôt il fait beau, tantôt il fait mauvais.
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sans titre (Les récits)L’année scolaire a commencé. Les élèves étaient dans la cour de l’école. Tout le monde écoutait le directeur. Quand Karén est apparue, on a fait un grand bruit. Karén s’est approché d’Armén avec quelques amis. Ils lui ont serré la gorge très fort. Ils faisaient tout ce que Karén ordonnait. Il faisait nuit. Armén était assis sur la colline. Il ne pouvait pas oublier ce qu’on lui avait fait. La raison du plus fort est toujours la meilleure.
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“Je ne veux pas apprendre par cœur” (Surmonter les difficultés)Un matin où il y avait des nuages, je me suis réveillée et j’ai commencé à apprendre par cœur la poésie dans mon lit. J’ai regardé la poésie et je me suis inquiétée : comment vais-je apprendre par cœur cette longue poésie ? J’ai regardé … « Ah… comme je suis fatiguée », -ai-je pensé, « aujourd’hui c’est triste et peu favorable pour apprendre. Je ne veux rien faire». Toc-toc – ai-je entendu tout à coup. C’était le pic qui creusait son nid dans l’arbre. C’est une très bonne occasion de ne pas apprendre la poésie, je vais l’observer. « Comme je voudrais avoir un perroquet » me suis-je rappelée tout à coup. Je prendrais aussi un ourson si, par miracle, il devennait un animal non carnassier. Ah…, ça suffit d’admirer et de rêver. « Les yeux bleus comme la mer du matin Sont étendus sur la mer souriante. » Tels sont les mots qu’avait utilisé Narékatsi (grand poète arménien) ? Est-ce que je peux les réciter? D’accord, je vais essayer. « La bonté s’est étendue Sur tous et sur tout. » - Comment vais-je écrire le contrôle ? Pauvre Ani ! - Maman, j’ai faim. Je t’en prie prépare le repas pendant que j’apprends cette… cette poésie. - Tu ne l’as pas encore apprise? Je pensais que tu avais fini. - Mais… maman, j’ai sommeil, je suis fatiguée. D’accord, je m’assieds et j’apprends. Finalement j’ai appris avec grande difficulté pour ne pas fâcher ma mère et pour ne pas avoir une mauvaise note.
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