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Journal > Les auteurs |
Les récits de Assya Martirossyan
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“Pupitre d’Armène” (De l’amour...)Mon amie était tombée amoureuse d’un garçon. Nous avons bien essayé de savoir comment il s’appelait, mais en vain. Un jour, mon amie est allée dans la classe de ce garçon, quand elle était vide. Elle s’est assise à sa place et a écrit tristement sur son pupitre: « Comment t’apelles-tu? » Je dois dire que nous n’avions aucune chance d’avoir une réponse car l’écriture se voyait à peine. Mais à notre grand étonnement, trois jours après, nous avons lu la réponse: « Je m’appelle Armen. J’habite la rue Kievyan. Je n’ai pas de petite-amie. Ecrivez votre nom, s’il vous plaît ». La joie de mon amie était immense. Nous avons décidé de continuer sont rêve et mon amie a écrit: « Mon nom est Linda. J’ai 15 ans et je suis en neuvième ». A vrai dire, maintenant, mon amie et moi attendons avec impatience la réponse d’Armen.
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“En travaillant sans relâche” (Ecole)A 14 ans, je suis entrée au collège de l’Institut Polytechnique. Pour moi c’était surprenant de voir un garçon faire les exercices d’anglais, apprendre l’histoire de l’Arménie ou avoir une bonne note en chimie. Dans notre classe il y avait 19 garçons et 3 filles. Nous faisions cours dans le même bâtiment que les étudiants de cet Institut. Un jour quand je me promenais dans le couloir avec mon amie, quelques étudiants se sont approchés de nous et ils nous ont demandé : «Excusez-nous, mais de quel jardin d’enfants êtes-vous?» et ils ont commencé à rire. Je pensais qu’au collège on nous permettrait de porter des boucles d’oreille et d’autres bijoux. J’ai été très déçue quand j’ai su que tout cela était interdit. Nous devions même nous couper les ongles. À la fin de la journée, quand nous revenions à la maison, nous mangions avec grand appétit. Nous n’avions même pas le temps de regarder la télé. C’était bien, nous n’avions même plus le temps de faire le ménage, ni d’aller au magasin et ainsi, nous apprenions et apprenions sans cesse.
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“Ça arrive” (Les étrangers, les réfugiés, les émigrants... un de nous)L’année passée, quand je me reposais dans le camp de «Archaluice» on nous a dit que nous devions accueillir chez nous les enfants réfugiés. Le chef de notre groupe nous a informé que ces enfants n’avaient pas de parents et nous devions les accueillir très chaleureusement. Nous les traitions très bien. Nous partagions nos repas avec eux, nous leurs offrions des cadeaux. Il me semblait que tout allait bien que les enfants étaient contents avec nous. Le dernier jour, quand les enfants ont du nous quitter, le chef du camp leurs a dit d’exprimer leurs impressions en quelques mots. Nous avons été stupéfaits et étonnés quand les enfants ont dit que personne ne les avait jamais aussi mal traité.
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