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Journal > Les auteurs |
Les récits de Tsovinar Tallyan
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“Je promets de revenir” (Les histoires amusantes)Un de nos proches nous avait rendu visite avec son petit-fils. Il devait rester chez nous quelques jours. Mon cousin qui s’appelait Artavazd, était très amusant. Quand je me préparai pour aller à l’école il m’a demandé: - Tu t’en vas? - Oui - ai-je répondu. - Tu reviendras, n’est-ce pas? - Bien sûr. - Et quand reviendras-tu?
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“Le bonbon qui parle” (Les contes de table…)Ma mère avait mis des bonbons sur la table. J’en ai pris un, et je suis allée dans la cour. - Ne me mange pas, je t’en prie - a dit soudain le bonbon. - Mais j’aime beaucoup les bonbons et je veux te manger – ai-je répondu étonnée. - Jète moi dans le bassin et tu vas voir ce qui va se passer - a dit le bonbon. J’ai fait ce que disait le bonbon. Quelques minutes, après il a commencé à pleuvoir et beaucoup de bonbons ont commencé à tomber du ciel. C’était bien, je n’avais pas mangé le bonbon parlant.
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“Aveu d’amour” (De l’amour...)Mon cher livre, je te promets de ne plus t’écrire dessus. Pardonne-moi pour ce que j’ai fait tout ce temps-là, je t’en prie.
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sans titre (Des histoires effrayantes)Un jours, je jouais avec ma copine, chez elle. Sa mère m’a raconté une histoire: “Une fois, je suis entrée dans la cuisine et j’ai vu une souris, j’ai tellement crié de peur que la souris a eu peur aussi et elle est morte”.
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“Pour que les enfants ne comprennent pas” (Les grands et les petits)Quand il y a quelque chose de mauvais qui se passe, les parents disent aux enfants : - Ce n’est pas votre problème, ne vous mêlez pas de notre conversation! Ou bien, ils parlent en russe pour que nous ne comprenions pas. Par exemple un jour ils parlaient d’un accident de voiture. J’ai demandé : - Qui a eu cet accident? Ils m’ont répondu : - Ce n’est pas tes affaires, ne nous interromps pas! Et moi, je me demandais s’il n’y avait eu des victimes dans cet accident.
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“Les animaux errants et moi” (Les animaux et nous…)J’aime beaucoup les animaux. J’aime caresser les chiens, les chats et les autres animaux. Quand j’ai du pain et du fromage, je leur donne à manger avec un grand plaisir. J’aime aussi nourrir les oiseaux.
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“Ce qui m’énerve dans le monde” (Qu'est-ce que me touche dans le monde)A vrai dire, dans le monde il y a beaucoup de choses qui m’énervent. Aujourd’hui, tout dépend de l’argent. Si on a de l’argent, on a des amis. C’est pourquoi il n’existe pas de vraie amitié. L’amitié est très formelle aujourd’hui. Tout cela m’inquiète beaucoup, parce que je pense que dans le monde, on a tous besoin d’amis. Les critères des hommes changent beaucoup, tout s’évalue par la richesse. Aujourd’hui tout dépend de l’argent ; mais les enfants peuvent déchirer l’argent et tout jeter.
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“Mon cheval qui s’appelle Arévik (Soleil, en arménien)” (Les histoires de printemps)Nous sommes allés au manège. A peine arrivés, j’ai couru pour voir mon cheval. Je l’aimais beaucoup. Je n’étais pas la seule ; tout le monde l’aimais parce qu’il venait d’une célèbre tribu. En approchant de son boxe, j’ai vu qu’il était vide. Le patron du manège m’a expliqué qu’au printemps, il était mort et qu’ils l’ont enterré dans le champs. Il faisait beau. En rentrant, nous avons vu que le paysage avait un peu changé, il n’y avait plus aucune fleur dans le champ. Puis nous avons remarqué que toutes les fleurs étaient sur le cimetière. Tous les enfants pleuraient. Pourtant, le soleil d’été brillait, comme si il ne remarquait rien ou que ça lui était égal.
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“Ce temps là” (Une fois chez moi…)Autrefois, une autre ambiance régnait dans notre maison. Il y avait trois personnes qui y vivaient: ma mère, mon père et moi. Tout était calme et gai. Le jardin était plein de verdure. Chaque jour ma tante nous rendait visite avec sa fille. On se plaçait dans les herbes vertes du jardin et on parlait. En ce temps-là il y avait une autre ambiance chez nous. Nos parents se réunissaient souvent. La maison était grande: on y célébrait presque toutes les fêtes. Les jours passaient très vite. Je ne remarquais même pas quand la nuit tombait ou qu’il faisait jour. Et les années ont passé ainsi. Après un certain temps presque tous mes parents ont quitté le pays. A ce moment, c’était mon père, ma tante et moi qui vivions dans cette maison. La fille de ma tante s’est mariée. Elle ne nous rendait pas visite tous les jours. Les jours devenaient ennuyants. Je rentrais de l’école, puis je mangeais et je préparais mes devoirs. Ma tante faisait le ménage toute la journée. Mon père revenait très tard et je ne le voyais presque pas. Aujourd’hui, ma sœur habite avec nous et ma journée a bien changé. Après l’école je vais aux leçons particulières, ensuite je rentre à la maison, mais je reviens si tard que je n’arrive pas à faire mes devoirs. On nous rend beaucoup visite mais les visiteurs viennent chez nous pour parler affaires avec mon père ou ma sœur. C’est bien aujourd’hui, mais c’était mieux autrefois.
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“Vivre sans peur” (La jeunesse et la paix)Quand j’étais petite, ma mère racontait comment pendant le Génocide son grand-père avec sa famille avaient été émigré de leur terre. En chemin beaucoup de membres de la famille sont morts: et les petits et les grands. J’écoute et je pense: pauvres hommes. Ils vivaient dans les villages, ils labouraient la terre, se mariaient, se réjouissaient et s’attristaient, mais la guerre tout gâché. Quand j’essaie de m’imaginer, je ne peux toujours pas: des milliers de villages, de gens tranquilles ont été transportés et exterminés. Pendant toutes les guerres, ce sont les gens paisibles qui souffrent le plus: les vieux et les enfants. Qu’est-ce qui se passerait s’il n’y avait pas de guerre ? Si les gens vivaient dans l’amour et la paix ? C’est étonnant, n’est-ce pas? Tout le monde veut qu’on l’aime, que la paix domine, mais la guerre continue. Quand j’entends ce qu’on dit: cette guerre n’a pas duré longtemps, ce combat a ôté la vie à peu de gens… Mais je crois, qu’à chaque fois qu’une personne meurt, c’est un désastre pour le monde entier. Même si personne ne meurt, même si c’est seulement l’annonce d’une guerre, je pense que c’est déjà très mauvais. C’est très difficile de vivre en ayant toujours peur, en pensant que peut-être il y aura une guerre demain.
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sans titre (Que ferais-je si j’avais beaucoup d’argent)Si j’avais de l’argent, j’irais à la cantine de notre école. Chez nous ma mère ne peut pas préparer les mêmes friandises que celles que l’on vend à la cantine. Par exemple, des chocolats, des gâteaux ou des gaufrettes.
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“Mon stylo” (Ecole)-Tsovinar, donne-moi ton stylo! -Ne le prenez pas M. Karapétyan, je ne vous énerverai plus. -Cette fois-ci je te pardonne, mais si tu recommences, je serai obligé de le prendre. Je me suis mis à le frotter dans mes mains. Le professeur s’est approché de moi et l’a pris .Quand il est sorti de la classe, je me suis approché de son bureau et j’ai repris mon stylo. Il est revenu. Quand il a remarqué que le stylo n’était plus là, il s’est adressé à moi: -Rend- moi ce stylo! Il l’a pris et l’a jeté par la fenêtre. Un peu plus tard j’ai levé la main: -Qu’est-ce qu’il y a! -Je me sens mal, puis-je sortir ? -Vas-y, mais ne sois pas en retard. Je suis descendu dans la cour, j’ai repris mon stylo et je suis revenue. Quand je suis entrée en classe, le professeur a vu que le stylo était dans ma main. Il a souri parce qu’il avait tout compris. J’avoue que ce stylo n’était pas d’une grande valeur mais il m’avait bien servi pendant toute l’année et le plus important c’était que j’avais eu grâce ce stylo une excellente note pour la dictée la plus difficile.
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“Lilie n’a aucun plaisir à dessiner” (Ecole)-Lilie, aimais-tu dessiner dans ton enfance. -Oui, on avait un professeur vieux et sévère. Il nous enseignait tous les métiers. Un jour, pendant la leçon de peinture notre professeur a dessiné une pomme ronde sur le tableau. Et puisque j’aime les pommes barlongues, j’ai dessiné dans mon cahier une pomme barlongue. Le professeur s’est approché de moi pour voir mon dessin. Et quand il a remarqué que j’avais dessiné une pomme barlongue, il a retiré mon cahier et m’a mis une mauvaise note. Après cela, j’ai senti qu’il s’était passé quelque chose en moi: je n’ai plus eu de plaisir à dessiner.
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“Que souhaiterais-je aux réfugiés” (Notre rue)Je voudrais que les turques n’envahissent pas l’Armménie, qu’ils ne brûlent pas les maisons des enfants. S’ils ne les brûlaient pas, les enfants ne quitteraient pas leurs villages natales.
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“Pourquoi j’aime le village et pas la ville?” (L’environnement)J’aime le village parce que on peut y cultiver un jardin. J’ai oublié de dire que nous avons un jardin. Et nous avons aussi une balançoire. Je n’aime pas la ville parce que dans la ville, il y a beaucoup de voitures. Quand elles passent près de notre maison, la poussière entre à l’intérieur. Je n’aime pas la ville parce que nous habitons au dernier étage de notre bâtiment. Mais je l’aime tout de même un peu, parce que c’est ma Patrie.
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