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Journal > Les auteurs |
Les récits de David Martirossyan
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“Une raison bien fondée” (De l’amour...)C’était le jour du baptême de mon frère. La fille de mon parrain, Tsovo et moi, nous sommes allés à Ayraoudzi. Tous le monde savaient que c’était ma sœur. Un jour quelques garçons se sont approchés de moi et ont dit que leur frère pleurait. J’ai continué à coiffer les cheveux de mon cheval avec indiférrence. - Qu’est-ce que je peux y faire? - ai-je dit. - Est-ce que tu ne savais pas qu’il est amoureux de ta sœur. Nous aimerions bien que ta sœur soit sa petitie-amie. Aide-nous, s’il te plaît. - D’accord, j’y tâcherai - ai-je dit en souriant malicieusement et j’ai continué à m’occuper de mon cheval. Puis Tsovo est venue et a dit qu’elle avait entendu qu’Arman est amoureux d’elle. J’ ai décidé d’aller chez Arman. Quand je suis entré j’ai vu qu’il pleurait vraiment. Je me suis bien fâché. Je lui ai dit que Tsovo ne l’aimerait jamais. Arman continuait à pleurer. Et nous nous sommes disputés.
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“17 kilomètres du centre” (C’est Erévan, je suis dans ma maison)Notre maison de campagne se trouve à Dzorarbur, à 17 kilomètres du centre. Il y a déjà un an que nous y habitons. Notre maison est très bien construite. Il y a une piscine ; elle est assez grande. Un jour, lorsque je voulais y nager, la porte s’est ouverte et un groupe est entré. Ils étaient sept ou huit. Ils ont plongé dans la piscine. L’eau s’est salie. J’étais deçu. Un jour, jour l’eau avait été purifiée avec un filtre, je voulais nager mais un groupe encore est entré. Mon père étais fier parce que c’étais lui qui avait construit cette piscine. Tous ses amis venaient pour y nager. J’étais mécontent parce que je n’arrivais pas nager tranquillement. Nous accueillions gentiment tous les hotes, c’était le mois d’août. Et puis, à ma grande surprise, un de mes amis est venu. Je lui ai raconté mon malheur. A ce moment, mon frère est venu. Il était petit et il ne savait pas encore nager. Cette fois-ci, c’est lui qui a commencé à nous déranger. Après quelques minutes, il est allé dans la chambre, les larmes dans les yeux. C’est déjà troisième été et j’espère que la quantité d’invités va diminuer.
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“Mon frère” (Les grands et les petits)Hier, j’ai donné deux bonbons à mon frère cadet. Il aime beaucoup ça mais il ne les a pas mangés. Il ne sais pas parler et il m’a fait comprendre avec difficulté qu’il en voulait plus. Je n’en avais pas. Il a ouvert le bonbon mais, après l’avoir regarder tristement, il l’a donné à ma sœur. Il a donné l’autre bonbon à ma mère. Ensuite il est assis dans un coin sans rien dire. J’ai fouillé mes poches et j’ai trouvé deux bonbons. Mon frère m’en a laissé un. Je n’ai pas pris et j’ai dit qu’il mange les deux.
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“Moi et mon petit frère” (Pourquoi on ne me comprend pas?)Un jour, quand j’étais déjà revenu à la maison, mon frère jouait à l’ordinateur. Comme j’étais le responsable de la classe, on m’avait chargé de taper sur ordinateur l’horaire des cours et la liste des corvées. Il était déjà quatre heures, j’ avais beaucoup de devoirs à faire, mais il fallait encore faire ce dont on m’avait chargé à l’école. J’ai demandé à mon frère de me laisser l’ordinateur mais il n’a pas voulu. Après avoir essayer de le persuader en vain, je l’ai fait sortir de la chambre de force. Mon frère avait six ans. Comme tous les petits, il est allé se plaindre ma mère: -Maman, Davite m’a fait sortir de la chambre. Il s’est mis à pleurer. Comme toutes les mère, elle s’est fâchée contre moi: -Pourquoi tu l’accables, il est petit, n’est-ce pas! Moi, je n’ai pas pu convaincre ma mère qu’il avait déjà trop joué. Il s’est assis devant l’ordinateur de nouveau. Avec ça, c’est sûr que je n’ai pas eu le temps de finir mes devoirs. Je ne me suis pas senti coupable du tout. D’accord, je suis responsable, je ne le nie pas, mais n’est-ce pas difficile de comprendre que les responsabilités sont plus importantes qu’un jeu stupide qui sert qu’à gâcher que les yeux des enfants.
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sans titre (Un peu de moi)J’aime être informé. Et je n’aime pas quand on me cache quelque chose. Si j’ai un problème, j’y pense pendant toute la nuit pour trouver une solution. Je n’aime pas aller à l’école et apprendre. Je n’aime pas être dans une situation compliquée, parce que je n’en sors pas facilement. Je tâche de ne pas vivre dans le passé. A vrai dire, ça ne m’arrive pas jamais. J’aime être entouré de différentes personnes. J’ai toujours quelque chose à apprendre d’eux.
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“Mon grand-père est très blagueur” (Les histoires de printemps)L’ami de mon père nous avait offert des graines de fleur. Il les avait apporté d’Inde et il disait que ces fleurs étaient très jolies. Au printemps nous avons semé ces graines dans notre villa et nous avons attendu avec impatience qu’elles fassent des fleurs. Mais ces fleurs ne sont jamais venues. Nous étions tristes. Un jour, quand nous étions dans notre appartement, mon grand-père a téléphoné et il a dit : - Bonjour David! Comment ça va? - Je vais bien, mais tu nous manque beaucoup - lui ai je dit. - Tu sais que toutes les fleurs ont fleuri - m’a t-il dit. Quelque temps après, nous sommes allés à la campagne. En arrivant nous avons vu qu’il n’y avait aucune fleur. Mon grand-père avait plaisanté. C’était le premier avril.
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sans titre (Si je n’existais pas)Si je n’existais pas, des articles ne seraient pas écrits, comme par exemple ‘’Mouchard’’ (en partie). Et mon frère serait toujours malpoli. Autrefois je lui ai appris beaucoup de gros mots pour qu’il les dise à ma sœur. Le but c’est qu’il se batte. Mais je le regrette maintenant, parce que aujourd’hui tous ces mots sont adressés à moi. Oh, pauvre frère. Quand j’entends un de ces mots, je le frappe fort.
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sans titre (Si j’étais le ministre de l’éducation)A la place des livres anciens et inintéressants, je publierais de nouveaux manuels illustrés et intéressants. J’organiserais beaucoup de concours dans les écoles et je donnerais des prix aux gagnants. Mais je les présenterais à la télé, pour que les autres veuillent être à leur place. Si j’étais ministre de l’éducation, peut-être que beaucoup d’enfants voudraient apprendre et ils apprendraient.
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“Fermez vos yeux” (Les étrangers, les réfugiés, les émigrants... un de nous)Fermez vos yeux et imaginez un instant que vous êtes assis autour de la table, que vous dînez avec les membres de votre famille que vous parler de choses agréables. Et soudain, à cause d’un désastre effrayant vous vous trouvez dans la rue tout seul, sans maison, sans parent, sans aucune aide. Vous êtes obligés de vous enfuir parce que vous n’avez pas d’autre choix, sinon vous êtes mort. Imaginez que vous avez déjà fuit ce désastre effrayant, et vous vous trouvez maintenant dans une autre ville, dans un autre milieu, tout à fait inconnu pour vous, et vous n’avez rien que vos vêtements. Là, personne ne vous respecte, ni ne vous aime. On vous donne une chaumière parfois sans toit et c’est votre logis. Ignorant la langue de l’endroit où vous habitez, vous vous cognez aux difficultés. Personne ne s’approche de vous. Là, vous ne pouvez pas trouvez de travail pour gagner votre vie. Et maintenant, ouvrez vos yeux! C’était un très mauvais sentiment, n’est-ce pas ? Tous ce que vous venez d’imaginer concerne la vie des réfugiés, dans de telles conditions à cause des guerres ou d’autres catastrophes, et ils ont besoin de notre aide.
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“Un cauchemar” (Surmonter les difficultés)J’avais décidé de changer d’école. Je devais entrer au séminaire Chirakatsi. C’est pas facile d’y entrer, il faut passer cinq examens. C’était déjà la fin août, je n’avais pu assister aux examens principaux et je devais les passer à part. J’avais seulement deux jours pour me préparer. J’ai ouvert mes livres mais je ne me rappelais de rien, j’étais tout distrait. Je n’avais rien révisé pendant tout l’été. J’ai mis mes livres à côté de moi et je me suis couché. Pendant la nuit j’ai eu de terribles rêves: comme si on m’avait mis au milieu d’une place et qu’on se moquait de moi parce que j’avais raté. Le matin, je me suis réveillé avec peine, avec la voix bizarre du réveil-matin. Je n’avais pas bien dormi toute la nuit. Je me suis vite habillé et je suis sorti. Je suis entré au séminaire tout inconnu pour moi. Le premier examen était la géometrie. J’avais 70 minutes à ma disposition. On m’a donné l’énoncé de l’examen et on est sorti. J’ai regardé l’énoncé et le mur. J’ai regardé encore une fois l’énoncé et je n’ai rien compris. J’ai écrit quelque chose avec difficulté. Je suis sorti et j’ai du rentré tout de suite pour passer l’examen d’anglais. Je me rappellais bien l’anglais puisque j’avais aidé ma sœur à faire la traduction d’anglais quelques jours auparavant. Là aussi, j’ai écrit. L’arménien était facile, j’ai écrit vite et je suis sorti. Le russe, sans doute, était plus facile. Il me semble que dans cette école les enfants sont faibles en russe. Et voilà, c’était l’heure de l’algèbre. Puisque j’étais seul, on m’avait donné peu de temps. Mais moi, je me suis assis presque trois heures et j’ai rien pu écrire. Ma calculette était tombée et s’était cassée et je comptais moi-même. Finalement, là aussi j’ai écrit et j’ai rendu ma copie. Il était déjà 16 heures. Je suis allé à la maison, je me suis couché et je me suis endormi. Puis on a téléphoné et on a annoncé que j’était accepté. Ma joie n’avait pas de limite. Mais je comprenais que le plus difficile est à venir.
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