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Les récits de Eléonora Haroutunyan

Les récits de Eléonora Haroutunyan

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“Une conversation prématurée” (De l’amour...)

- Vous êtes déjà en septième et il est temps de tomber amoureux - nous a dit la prof principale - Pourquoi riez-vous, Arminé et Ella! - Nous ne rions pas - ai-je gromelé. - J’en ai trop marre. Elle en parle depuis la cinquième. Ainsi, avons-nous passé la leçon de travaux manuels. Ensuite, c’était la leçon de russe. J’ai ouvert mon livre et c’était encore de l’amour. Nous avons répondu aux questions. Ensuite, la prof s’est mise à parler d’amour. - Il est temps de tomber amoureux. - C’est une leçon ça ou quoi? Je m’ennuyais. J’avais posé ma tête sur la table et j’étais en train de m’endormir. Je ne sais pas pourquoi, la prof s’est mis à me faire des éloges. J’ai levé la tête et j’ai vu que tout le monde me regardait. Je ne sais pas pourquoi j’ai écrit tout ça. Peut-être ai-je voulu dire que les élèves de notre classe sont encore de vrais enfants. Personne n’est encore amoureux. Ils s’ennuyent vraiment quand les profs parlent d’amour.


13 ans


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“Le dernier souffle” (C’est Erévan, je suis dans ma maison)

- J’en ai assez de ne plus entendre de voix. Ça me tape sur les nerfs. Personne n’habite en moi. Tous mes habitants sont partis. C’est trop difficile d’être seul ! - Ne t’en fais pas! Toi aussi tu vas être détruit – a dit un jeune bâtiment - tu es déjà vieux, personne n’a plus besoin de toi. A ce moment, un vieil homme qui passait devant le bâtiment a dit à son petit fils: - Regarde mon petit, j’ai grandi dans ce bâtiment. Il s’est souvenu de sa jeunesse de son premier amour. Le vieux bâtiment aussi a reconnu son habitant. « C’était un enfant gâté et maintenant, c’est un grand-père » - a-pensé le vieux bâtiment. Le grand-père et son petit fils s’en sont allés. - Tu as vu – a dit le vieux bâtiment? Ils se souviennent de moi. Et toi, qui va se souvenir de toi? Beaucoup de gens qui viennent et te regardent, mais ils ne se souviennent pas de toi. Il vaut mieux d’être détruit. Après quelques minutes, il n’est resté que les ruines du vieux bâtiment. Il est resté le nouveau bâtiment, tout bleu ; il s’appelle « Astafyan ».


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“Je ne veux pas être Arghichti, je suis une fille” (Pourquoi on ne me comprend pas?)

Qui a entendu que les élèves de la classe de neuvième organisent un spectacle? Même si vous l’avez entendu, ça ne veut rien dire…Je veux simplement dire qu’à notre âge, on n’organise pas des choses pareilles. Avez-vous compris? Alors essayez de le faire comprendre à notre institutrice d’histoire. - Mardi, nous organiserons un spectacle - a annoncé notre institutrice. - Mais, non. - Pourquoi non? - C’est ridicule. Nous sommes déjà trop grands pour le faire - a dit Achot. - Mais j’ai déjà distribué les textes. - Oui, c’est vrai – ai-je dit avec mécontentement - On m’a donné les paroles d’Arghichti. - Et alors? Tu n’aimes pas ces paroles ? - a demandé l’institutrice avec étonnement. - Même si elles sont bien, elles ne me ressemblent pas. - Qu’en sais-tu ? - D’abord, je suis une fille,… et puis Je n’ai pas pu dire que le texte était trop long. J’avais honte. - Mais quel importance ? Le plus important c’est de réciter comme il faut. Allez ! Il suffit de parler, nous allons essayer de le faire. Le roi Arghichti, c’est toi qui commence. Non elle ne m’a pas comprise. Elle n’a pas donné mon texte à quelqu’un d’autre et elle ne va pas le faire. J’espère au moins qu’elle comprenne, en lisant tout ce que j’ai écrit.


15 ans


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sans titre (Qu'est-ce que me touche dans le monde)

- On ne m’aime pas, on ne me comprend pas. Je m’inquiète beaucoup quand je vois que les enfants ne respectent pas les grands, quand les hommes s’évitent les uns les autres. Est-ce la fin du monde? - a demandé Vardan. - Varda – lui ai-je dit - je pense que tu es pessimiste. - Non, je suis réaliste. - Les hommes comme toi, on les appelle Pessilistes. - Tu peux se moquer de moi mais il me semble que la fin du monde est très proche - a t-il dit. J’ai eu l’impression de parler à un vieil homme. A vrai dire, j’ai eu une mauvaise sensation : et si c’est vrai, tout ce que Vardan a dit, qu’est-ce qu’on ferait?


15 ans


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sans titre (Un peu de moi)

Je m’appelle Eléonora. Je suis toujours sincère. Je mens souvent à l’école et ailleurs. J’aime beaucoup faire des bêtises dans la classe. Je dessine pendant des leçons et j’apprend seulement les leçons que j’aime. Je rencontre facilement les gens, j’ai une mémoire d’éléphant, mais quand on s’excuse, je pardonne. Je ne refuse pas quand on a besoin de mon aide. J’aime avoir beaucoup d’amis. Je n’aime pas quand on les offense. Je n’aime pas parler la langue littéraire, et l’argot non plus. Je l’apprend pour comprendre mes copains. Je n’ai jamais aimé me montrer, parfois je ne me comprends pas pourquoi. Ce qui est sûr, c’est que je n’aime pas parler de moi, c’est tout.


14 ans


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sans titre (Pour la première fois...)

Chez Narek les couleurs vives de la journée s’éteignent. Les rayons du soleil n’éclaircissent plus ses yeux. Les bruits disparaissent. Tout cela est remplacé par sa lourde respiration. Cela m’a beaucoup frappé, plus que le sanglot de sa mère. Un cercueil était au centre de la chambre. -Oh, mon Dieu, c’est le père de Narek - en le remarquant mes pieds ont tremblé et j’ai pâlit tout de suite. -Tu as froid - m’a demandé Armen sans bruit. J’ai fait signe de la tête. Je n’avait pas froid. Surtout, je m’imaginait qu’il était endormi. J’ai cru que ses yeux bougeaient. Effrayé, je me suis tourné vers le mûr. - Ella, qu’est qu’il y a ? - Rien, quand est-ce que on part? - Attend, assied-toi. - Ben. Malheureusement l’unique chaise libre était près de cercueil. Je me suis approché et je me suis assise. J’étais tout près. -Armen, je t’en prie, allons nous en. Armen parlait avec Narek. Il ne m’écoutait même pas. -Ara viens. -Bon, je pars. Il ne m’a pas écouté. Je me suis tourné et j’ai couru. Je voulait me débarrasser de cette mauvaise odeur.


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“C’est très difficile d’être un élève” (Les histoires de printemps)

C’était le sixième cours, la leçon d’algèbre. J’étais très fatiguée. J’ai cessé d’écrire et j’ai commencé à regarder par la fenêtre. Il faisait beau, le ciel brillait. Dehors, il y avait l’air frais. Je voulais le respirer, mais dans la classe il n’y avait que de l’air pollué. J’ai fermé mes yeux pour imaginer le jardin, mais je n’ai entendu que la voix de la professeur : - Eléonora, répète ce que je viens de dire. Heureusement j’avais entendu le dernier mot et je l’ai répété tout de suite. - Bon - a-t-elle dit d’un air mécontent, car elle pensait que je ne pourrais répéter. J’ai commencé à résoudre le problème, mais sans résultat. J’ai écrit sur le papier que c’était très difficile d’être un élève. La cloche a sonné et je suis sortie de la classe pour profiter du beau jour de printemps.


13 ans


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“Les bijoux de ma mère et mes pieds sanglants” (A ce moment j’ai compris que j’étais devenue grande)

-Yoy (quand j’étais petite, on m’appelait comme ça), où sont mes bijoux? - me demandait ma mère. Quand j’étais petite, j’aimais bien porter les bijoux de ma mère et mettre ses chaussures à talons hauts. Après tout ça, j’allais courir ; c’est drôle n’est pas?. En courant, je tombais souvent et je commençais à sangloter. - Maman, je me suis fait mal au pied! Et ainsi, je courais et je tombais souvent. Mais un jour, je me suis rendu compte que j’avais simplement arrêté de porter les bijoux de ma mère, et que mes pieds n’étaient plus abîmés.


14 ans


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“La meilleure amie de mon enfance” (Une fois chez moi…)

Quand j’étais petite, ma tante m’achetait beaucoup de poupées. Toutes les poupées étaient jolies, mais il y en avait une que je préférais d’avantage et c’est pourquoi je la gardais toujours avec moi. J’ai demandé à ma grand-mère de lui tricotter un châle, pour qu’elle n’aie pas froid en hiver. Quand je mangeais, elle était toujours à côté de moi. Je peux dire, que c’était ma meilleure amie. Des années ont passés. Je grandissais, mais ma poupée restait la même. Peu à peu, je ne lui ai plus accordé grand intérêt et je l’ai oubliée. Il y a quelques jours, ma grand-mère m’a dit d’un air joyeux : -Regarde ce que j’ai trouvé! - en me montrant la poupée que j’avais oubliée depuis longtemps. Je l’ai prise en souriant et je l’ai mise dans ma chambre. Maintenant elle est dans ma chambre là où joujoux et livres ont trouvé place depuis longtemps. Mais moi je ne joue plus avec.


14 ans


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“Les paroles tristes non dites” (A ce moment, en ce lieu)

Je me rapelle que j’avais 4 ans quand nous avons déménagé. Notre nouvelle maison se trouvait près de la caserne. Cette maison m’avait beaucoup plu, tout était calme, il y avait des arbres et un petit jardin où je jouais toute la journée. Mais à midi, cette tranquillité a été troublée par la musique de deuil et par les voix des pleurs. Ma mère est sortie pour voir ce qui se passait; c’était les funérailles d’un soldat mort pendant la guerre... Une nuit j’ai été réveillée par un bruit. On m’a dit qu’un soldat s’était enfui pour rentrer chez lui. Avant, j’étais petit et je ne comprenais pas ce qu’il avait de mauvais si le soldat voulait rentrer chez lui. Je ne savais pas quelle différence il y avait entre rentrer et s’enfuir. Un jour, ma mère et moi allions au magasin et nous avons vu qu’on emmenait des soldats. Ils n’ont pas même réussi à embrasser leurs parents qui se sont jetés vers eux en criant, pour pouvoir regarder leurs enfants pour la dernière fois. La voiture a roulé à toute vitesse et a disparu. Mais les cris et les sanglots des mères ne cessaient pas. J’ai levé la tête effrayée et j’ai vu que ma mère pleurait. - Maman, qu’est-ce qu’il y a? - Rien. - Alors pourquoi cette vieille femme pleure-t-elle? - Parce qu’on emmène son fils. - Où? - A la guerre. - Est-ce un mauvais endroit? - Oui. - Est-ce qu’on m’y emmenera aussi? - Non, on emmène que les garçons - a dit ma mère en essuyant ses larmes et elle m’a embrassé. Au magasin ma mère m’a acheté des bonbons et j’ai oublié que j’étais effrayée. Maintenant, je suis grande et je comprends où on emmenait les soldats et pourquoi leurs parents pleuraient. C’est incroyable tout ce que j’ai vu... La caserne existe encore, les parents accompagnent leurs fils au service militaire et célèbrent souvent ce jour avec un tambour et un zourna (instrument de musiquel), parce qu’il n’y a plus de guerre. ...J’étais petit, et tant mieux, parce que je n’en garde peu de souvenirs.


14 ans


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“Après la réunion des parents d’élèves” (A ce moment, en ce lieu)

On a entendu des bruits de pas derrière de la porte. C’était ma mère qui était revenue de la réunion des parents d’élèves. J’ai pris un livre et j’ai fait semblant de lire paisiblement alors que mon cœur battait avec inquiétude. J’imaginais déjà ce qu’on avait dit de moi. - Ella ! La voix de ma mère n’était pas sévère, donc je suis sauvée. - Maman, comment la réunion s’est-elle passée ? pourquoi a-t-elle duré si longtemps ?Qu’est-ce qu’on a dit ? - Laisse-moi me reposer un peu ! - Mais qu’est-ce qu’on a dit de moi ? - Après quelques minutes de repos je te le dirai. - Mais je ne peux pas attendre. - Ah bon! Le professeur d’histoire a fait des éloges sur toi. Il a dit que tu apprenais bien - après un petit temps elle a ajouté - quand tu apprends. J’ai senti que je rougissais mais ma mère a continué encore : - Puis l’institutrice de chimie a dit que tu n’apprenais pas comme il faut. - Elle se trompe - me suis-je exclamée avec mécontentement. Puis j’ai ajouté à voix basse - généralement je n’apprends pas la chimie. - Voyons. Est-ce que tu as appris tes leçons pour demain ? - Tiens ! J’apprends le droit et l’histoire directement en classe, l’anglais et le russe aussi, je ne peux seulement pas apprendre l’algèbre et la géométrie parce que j’ai offert mes livres à Vazgén. - Bon mais qu’est-ce que tu faisais jusqu’à maintenant ? J’ai souri d’un air expressif. - Je dormais.


15 ans


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sans titre (Si j’étais le ministre de l’éducation)

Ça serait bien qu’on prolonge les vacances. Si j’ étais le ministre De l’éducation, je m’occuperais d’abord de cela. Puis, je ferais publier de nouveaux manuels qui seraient meilleurs que les actuels (pour que les auteurs des manuels me pardonnent). J’allongerais les récréations, je mettrais en ordre les cantines. Et enfin, j’éliminerais les maths. Ça serait bien, n’est-ce pas?


14 ans


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“Mon père travaille en qualité de «réfugié»” (Les étrangers, les réfugiés, les émigrants... un de nous)

- Bonjour – ai-je répété. Après quelques instants, il m’a répondu: - Bonjour. - Comment t’appelles-tu? - Je m’appelles Taron. - Quel âge as-tu, Taron? - J’ai sept ans. - Vas-tu à l’école? - Non. - Peut-être que tu iras l’année prochaine? - Je ne sais pas. Mais j’irai un jour, c’est sûr. - As-tu des parents? - Oui. - Est-ce qu’ils travaillent? - Oui, ils travaillent en qualité de «réfugié». Mon père travaille en «réfugié» depuis longtemps parce qu’on ne lui donne pas d’autre travail. - Et qu’est-ce que ça veut dire de travailler en qualité de «réfugié». - Ca veut dire qu’on t’a donné une maisonnette sale et détruite, et on ne paye pas pour ce travail. C’est pour ça que je ne vais pas à l’école. Mais quand mon papa trouvera un bon travail, j’irai à l’école. Et quand j’ai voulu lui poser une autre question, il s’est mis à pleurer, brusquement. Je pense que mes questions l’avaient chagriné.


13 ans


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“Il fait froid à l’école” (Confusion)

- Ella, lève-toi, tu vas être en retard. J’ai ouvert mes yeux d’un air mécontent. Je n’aurais pas du ouvrir les yeux car il faisait sombre dehors. A école il fait froid et sombre. Notre bâtiment est dans un endroit ombragé. Il est huit heures et demie ; alors que j’aime me lever à 13 heures. - Maman, mais regarde, il fait un temps de chien. - Ne t’obstine pas. Tu n’as pas le choix, tu dois aller à l’école, ton prof m’a demandé que tu sois présent, surtout aujourd’hui car il y aura des surveillants. - Bon. Je me suis vite habillée et je suis sortie. A peine arrivée à peine, c’était déjà le deuxième cours. Ma montre retardait. - Pourquoi tu es en retard? - m’a demandé le directeur. J’ai dit quelque chose d’incompréhensible et je suis entrée en classe. Il n’y avait que six élèves présents avec des nez rouges et mon nez, également rougi. Je me suis excusée et je me suis assise sur ma chaise froide. Soudain, notre prof est entré un thermomètre à la main. - 8 degrés - a-t-il dit – dites-le aux surveillants. J’ai commencé à frémir. - Il fait froid -ai je dit en grelottant. -On a remarqué - m’a dit un copain. Il avait un coussin. Ce coussin m’a rappelé mon oreiller fin et chaud. Je suis revenu à la réalité. De mes mains froides, j’ai pris mon stylo pour écrire l’exercice et je n’ai rien compris au sens.


15 ans


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“15” (Les récits)

Il y a quelques jours, j’étais en pleine forme. Maintenant, j’ai mal à la gorge. Je sais que c’est à cause de lui. Je ne voulais pas m’asseoir à côté de lui. En fait, il m’a contaminé, il est jaloux. Que faire? Je ne peux pas parler à mes proches ni chanter, parce que j’ai mal à la gorge. Mais c’est un bon prétexte pour ne pas apprendre mes leçons. Très bien, je vais seulement écrire mes exercices. Je marche très pensive, presque sans faire attention et je me cogne la tête contre le mur. Bon, je ne ferai rien de rien, c’est décidé.


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“Un jour détestable” (Surmonter les difficultés)

- Ça suffit de te lamenter auprès de moi. - Pourquoi? Est-ce que je peux pas? Quand c’est toi qui te lamentes est-ce que je dis quelque chose? - Mais tu ne te comportes pas du tout comme une meilleure amie. - On peut croire que c’est toi qui te comportes comme une vraie amie. - Peut-être que non, mais tout de même je ne te débecquete pas mes problèmes. - Tes problèmes ne sont rien en comparaison avec les miens. Aujourd’hui tu t’es bagarrée avec un de tes amis, mais moi j’ai eu un Passable au contrôle d’anglais. - Mais bon, moi aussi j’ai eu un Passable. - Qu’est-ce que tu veux dire? Si tu as eu passable ça signifie que personne ne doit avoir de bonne note. - Tout le monde avait raté. Si tu écrivais mieux, tu aurais une bonne note. A… de quoi est-ce que je parle avec toi ! Je me suis bagarrée avec mon ami et maintenant on discute de ta note. - Où vas-tu? - A la maison. - Mais comment vais-je résoudre mes problèmes? - Apprends bien l’anglais. - Je ne te parle plus. - Ne parle pas - ai-je dit et je m’en suis allée. Chemin faisant, j’ai rencontré mon ami avec qui je m’étais bagarrée aujourd’hui. Il m’a regardé attentivement mais ne m’a pas saluée. Quel détestable jour était-ce, aujourd’hui - ai-je pensé en rentrant chez l’un de mes amis.


15 ans


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