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Journal > Les auteurs |
Les récits de Hovnan Baghdassaryan
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“Où est Nané?”” (De l’amour...)À la maternelle, il y avait une fille qui s’appelait Nané. Chaque jour je lui donnais des bonbons qu’elle mangeait et elle allait s’asseoir à côté d’un autre. Si elle apportait un livre moi aussi je l’apportais. Puis, elle est entrée dans le groupe d’anglais ; moi aussi j’ai fait pareil. Je ne suis plus à la maternelle. Je vais à l’école. Nous ne nous voyons plus parce que nous n’allons pas à la même école.
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“Un rêve effrayant” (Des histoires effrayantes)Un jour, j’ai fait un mauvais rêve. Dans mon rêve, j’étais chez ma grand-mère. J’étais dans le salon. Je suis sorti un moment: un inconnu était assis dans le corridor. Je suis sorti de la maison et je suis tombé dans un trou sur le seuil. Pendant longtemps, j’ai essayé de sortir et je n’ai pas réussi. Alors, je suis resté là.
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sans titre (Qu'est-ce que me touche dans le monde)Je m’inquiète beaucoup quand j’ai une mauvaise note à la moitié des contrôles, et que pour l’autre moitié, j’ai un Passable. Tout ça m’inquiète beaucoup. Je veux toujours avoir une bonne note mais je n’y arrive pas. Je fais plein d’efforts pour avoir une bonne note, mais chaque fois je rate. Cependant, un jour, j’aurai une bonne note.
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sans titre (Qu'est-ce que me touche dans le monde)Le froid m’énerve beaucoup. Quand l’hiver approche, je sais qu’on n’aura pas de lumière, que les rues gèleront, qu’on aura des pannes d’électricité et que des hommes vont mourir. Dans les villages et dans les montagnes, des hommes tomberont malades à cause du froid. Même s’ils mettent des vêtements chauds, ils tomberont malades. Quand on aura des pannes d’électricité, les hommes seront morts parce que tout le monde meurt à cause de cela.
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“Qu’est-ce qui se passerait, si je ne connaissais pas le mot bonjour” (Que se passerait-il si...)Un jour, j’étais à la maison, quelqu’un est venu chez nous: - Bonjour. J’ai pensé que c’était une insulte. Je suis allé vers lui et j’ai commencé à me battre. Un policier est aussitôt venu. Il nous a séparé et a dit: - Bonjour. J’ai frappé le policier aussi. Un jour, je suis allé à l’école. Ça a été la même là-bas. A tous ceux qui ont dit “bonjour”, j’ai tiré leurs oreilles et elles ont rougi. Un jour j’ai même frappé une fille. Il n’y avait personne que je n’aurait frappé.
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sans titre (Un peu de moi)Je pense que je suis une mauvaise personne. Mais je pourrais être encore pire. Je suis le con dans notre famille. Il faut que quelqu’un soit con parmi les sages. Mes frères disent que je les dérange. Je me dépêche toujours de faire mes leçons, pour aller jouer avec mon chien.
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sans titre (Pour la première fois...)C’est la première fois que je ne vois pas vu mon frère pendant deux semaines. Il me manque tellement. Je compte chaque jour combien de temps il reste jusqu’à son retour. Il rentre bientôt et je compte les heures. Je pense à comment je vais l’accueillir quand il reviendra. Chaque nuit, dans mes rêves, je vais à l’ aéroport pour accueillir mon frère. Ma mère aussi m’a manqué, mais c’est pas la première fois. La première fois c’était quand elle était partie pour l’Iran, je ne l’ avais pas vue pendant deux semaines. Quand elle est arrivée, je n’ étais pas allé à l’aéroport. Seul mon père y était allé. Mes frères et moi étions restés chez nous. Mes parents sont rentrés en pleine nuit. Je me suis réveillé un peu plus tard. Elle me manquait tellement que je me suis levé, j’ai couru et je me suis jeté dans ses bras.
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“Une course printanière” (Les histoires de printemps)Un jour de printemps, nous avons décidé de faire une course vers la montagne Ara. Je montais vite. Mon frère et moi avions soif et nous buvions beaucoup d’eau. En rentrant nous sommes arrivés à Tsarkavanque, là aussi, nous avons bu de l’eau. Puis, nous avons pris la voiture et nous sommes arrivés à la maison. Je n’étais pas fatigué et je voulais y retourner. Tous les autres étaient fatigués. Je suis devenu un peu triste, mais bon, j’étais monté sur la montagne au moins un fois.
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“L’oiseau blessé” (Les histoires de printemps)Hier, mon père, mes frères et moi sommes allés à Dilidjan. Chemin faisant, nous avons décidé de nous reposer un peu. Soudain nous avons vu un oiseau par terre. - Regardez! Son aile est blessée - a dit mon frère Mouche. Mais mon père a dit que l’aile était solide. Puis, nous avons ammené l’oiseau à la rivière pour le laver, mais il s’est envolé des bras de mon père et il est tombé sur une branche. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé ensuite.
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“Nous jouons” (Une fois chez moi…)Un jour, mes frères et moi avons décidé de jouer à cache-cache. Nous avons éteint la lumière. L’un de nous sautait sur le lit, un autre marchait sur mes pieds. Un autre criait «laisse mes pieds tranquille». Quelqu’un essayait de me faire peur, je ne sais pas pourquoi. Et ainsi de suite.
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“Mets ton pied sur le sol prudemment” (La jeunesse et la paix)Je pense depuis longtemps que la guerre est une très mauvaise chose. Combien d’hommes meurent à cause des bombes qu’on explose ? On met des mines sous terre et on recouvre d’herbe. C’est une mauvaise chose, même quand elle est finie. Le fils d’un de nos proche vivait à Kapan, dans la zone frontalière. Il avait 17 ans. Il était très heureux. Cette année, il devait rentrer à l’Institut et aller à Erévan. Sur le chemin, l’autobus est passé sur une mine, qui a explosé. Le garçon est mort. Pourtant ce n’était pas un soldat et à cette période, il n’y avait même pas de guerre. Je sais que chaque année des milliers d’enfants meurent à cause des mines qui sont restées après les guerres. A quoi sert une telle victoire?
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sans titre (Si j’étais le ministre de l’éducation)Je m’achèterais un fauteuil mou et une table et je commencerais à réfléchir.
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“Les baskets” (Ecole)Il était tard dans la nuit. Tout le monde allait s’endormir. La veille, j’avais décidé de participer à la leçon de gymnastique. Mais soudain je me suis rappelé que je devais apporter mes baskets. J’ai dit à ma mère: - Demain je ne participerai pas à la leçon de gymnastique. - Pourquoi? - Parce que je dois apporter des baskets. - Alors, apporte… - Les bottines sont lourdes et je dois courir de la classe jusqu’au vestiaire avec les baskets. Et, quand je me deshabilles et me rhabilles, ça prend beaucoup de temps. - Va plus vite. - Je suis lent. - Sois rapide. - Je ne veux pas. - Et, tu vas maigrir. - Je ne veux pas. - Plus tard tu ne pourras pas maigrir. - Mais, je ne veux pas. - Tu dois le faire et c’est tout. Et moi, je ne pouvais pas la contredire. Le lendemain, j’ai pris mes vêtements et je suis allé à l’école. J’aimerait qu’il y ait un endroit à l’école où on pourrait garder les vêtements de sport.
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sans titre (Confusion)Pendant la récréation les élèves ne font que se disputer. Certains aiment ça. Quand la cloche sonne, tout le monde commence à se disputer. Tout simplement. Une fois, quelqu’un a dit: - Même les filles se disputent. Moi aussi, j’ai couru et j’ai commencé à frapper et frapper. Il y avait beaucoup de gens qui étaient venus nous séparer. Mais personne ne pouvait faire quoi que ce soit. Ensuite, un garçon s’est blessé la main. A la fin, il n’y a rien eu de grave.
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“Je ne suis point coupable” (Confusion)Un jour, quand j’étais encore en troisième, j’étais dans le couloir. Un de mes copains est passé à côté et a dit: - Je vais le dire à l’instituteur. - Moi, j’ai pensé à ce que j’avais fait, mais je n’ai pas compris. Pendant la leçon tous les enfants ont dit. - Hovnan a sali le mur. On venait de réparer l’école. L’institutrice m’a pris à la main et m’a emmené dans le couloir. J’ai vu les traces des pieds de quelqu’un. L’institutrice m’a dit: - Nettoie-ça! J’ai pris la serviette et j’ai commencé à nettoyer. Il n’y avait plus de boue.
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sans titre (Les récits)Une nuit nous nous frappions. Soudain j’ai senti que mon nez était cassé. Je suis entré chez moi. J’ai entendu des bruits dans notre appartement. J’ai ouvert la porte. Là il y avait plein de colle. Elles m’ont pris et m’ont fait tombé. L’une m’a frappé à la tête, j’ai eu mal à la gorge. J’ai pris mes stylos et je les ai jeté sur elles. Toutes les colles sont tombées. Apres cela, tout le monde était fier de moi.
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