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Journal > Les auteurs |
Les récits de Djulia Ghazaryan
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“Poisson d’avril” (Les histoires amusantes)Le 1r avril, mon frère et ses amis ont décidé d’aller manger du “lahmadjo” (pizza arménienne). Ils sont entrés dans un bistrot, ont mangé leur lahmadjo et ont voulu en sortir sans payer le compte. Les serveurs se sont mis à crier et ont exigé la somme. Les enfants se sont regardés et ont dit qu’ils n’avaient pas d’argent pour payer. Les serveurs se sont fâchés et ont dit qu’ils allaient appeler la police. L’un des serveurs a proposé de garder des garçons et permettre aux autres de rentrer chez eux pour demander l’argent de leur père. Mais les enfants ont dit que leurs parents ne leur donneraient pas d’argent et seraient fâchés parce qu’ils y étaient allés sans leur permission. Les serveurs ne savaient plus que faire. Alors les enfants se sont mis à rire et, en payant la somme ils ont avoué que c’était un poisson d’avril. Quelques jours après, nous sommes entrés dans le même bistrot. Nous étions en train de nous asseoir quand le serveur s’est approché de nous et a demandé de payer. On nous a permis de nous asseoir qu’après avoir payé l’addition.
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“Les garçons trompé” (De l’amour...)Une nouvelle fille était venue dans notre classe. Un garçons est tombé amoureux d’elle. Puis un autre, et ainsi de suite. En quelques jours, il n’y plus de garçon qui ne l’aimait pas. Les années ont passé. Rien n’a changé. Les autres filles de la classe, folles de jalousie, ne pouvaient pas comprendre pourquoi tous les garcons étaient amoureux d’elle. Enfin le mystère a été résolu. On a su que les garçons avaient décidé de faire un pari pour savoir qui pouvait jouer le mieux au vrai amoureux. Et tous avaient commencé à feindre. Mais en quelques mois, les garcons avaient oublié leur pari et seul l’amour était resté dans leur cœur. Cette fois, ils étaient vraiment amoureux.
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sans titre (Ecole)Un jour pendant la leçon la professeur mâchait du chewing-gum. Tout le monde était très étonné. Le lendemain tous les élèves mâchaient du chewing-gum. Et entrant dans la classe,la pofesseur s’ést écriée très fâchée: «Je ne comprends pas,qu’est-ce que cela signifie? Est-ce normal, que les élèves mâchent du chewin-gum pendant la leçon?» Nous n’avons rien répondu, puisque nous n’avons pas compris, si elle plaisantait ou non. Nous avons quand même continué à mâcher jusqu’à la fin de la leçon.
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“Les mendiants suivent la mode” (Confusion)Récemment j’ai vu une fille de mon âge. Elle marchait très fière, elle ne faisait même pas attention aux autres. Tout le monde la regardait. Ses cheveux étaient mal peignés. Elle portait une simple blouse et un pantalon de jeans troué par endroits, comme c’est à la mode en ce moment. Quelques jours, après je l’ai vue assise sur la terre froide. C’était une mendiante. Vous voyez, même les mendiants suivent la mode.
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“Le temps de vivre” (Les étrangers, les réfugiés, les émigrants... un de nous)Ogsanna est très gentille et intelligente. Après avoir terminé l’école secondaire, elle a décidé d’entrer à l’Institut pédagogique car elle aimait beaucoup les enfants. Mais c’était le moment où l’expulsion des Arméniens a commencé. En 1990, sa famille a été obligée de quitter l’Azerbaïdjan. En ce temps-là, les avions de Bakou ne volaient pas au dessus de l’Arménie. La famille d’Ogsanna était obligée de se cacher quelques jours chez l’un de leur voisin, à cause du danger qui les menaçait partout. Quand la situation s’est calmée, ils sont partis pour Tachkent et, de là, ils sont revenus en Arménie. Sur la route, elle a perdu son père et jusqu’à aujourd’hui elle n’a aucune nouvelle de lui. La famille d’Ogsanna est composée de six personnes: ses deux sœurs, ses deux frères, sa mère et elle. Sa sœur cadette, Angela, a déjà terminé l’école secondaire et elle veut maintenant faire ses études à la faculté de journalisme. Mais elle n’a pas d’argents pour réaliser son projet. Pourtant, ils étaient riches quand ils vivaient à Bakou. Récemment, pendant le concours de beauté qui avait lieu à leur école, elle a eu le premier prix. La grande sœur et le frère aîné d’Ogsanna se sont marriés, et son frère cadet a fait sa service militaire. - Ogsanna, comment vous vous débrouillez? - Quand nous venions d’arriver ici, à Tsarkadzor, il n’y avait que moi qui travaillais. Je touchais 4000 drams qui ne suffisaient pas à nourrir notre famille. Et puis, le travail que je faisais était très difficile. Je faisais la vaisselle, je dressais ou desservait les tables toute la journée. J’étais obligée d’arrêter. Puis, ma mère a trouvé un travail et maintenant, c’est elle qui travaille. Maintenant, je vais aux cours d’informatique. Quand j’aurai terminé, peut-être que je pourrai trouver un travail convenable pour moi. Ogsanna nous a dit que les gens ne se comportaient pas bien avec les réfugiés. - Quand je descends dans la rue - dit-elle - on me regarde avec dédain et je me sens gênée. Est-ce qu’il y a une différence entre nous et vous ? Est-ce que nous sommes coupables d’être «réfugiés». Malgré les pauvre conditions que la maison des enfants où elle travaille, elle fait son possible pour que les enfants y vivent joyeusement et sans aucun souci. Pour cela, elle organise des soirées, des jeux, des pique nique, des campings etc. - Vous ne vous ennuyez pas à force de vous occuper toute la journée des enfants? - Non, qu’est-ce que vous dites ! On nous a invité à Erevan et nous avons obtenu un diplôme d’honneur. Les enfants qui sont à la charge d’Ogsanna, ne se souviennent pas qu’ils n’ont pas de maisons ou de parents. Chacun d’eux est un prince ou une princesse avec des rêves magiques.
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