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Journal > Les auteurs |
Les récits de Djuliana Arakelyan
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“«La mauvaise note» non comprise” (Pourquoi on ne me comprend pas?)Un matin ordinaire : - Djuliana, lève-toi, tu es en retard à l’école - a dit ma mère comme toujours. - Je le sais et c’est pourquoi je ne veux pas me lever, et en plus aujourd’hui je ne veux pas aller à l’école. -Tu n’as pas appris tes leçons? - a demandé ma sœur. - Et toi, tais-toi et ne te mêle pas de cela. Mes problèmes ne concernent que moi et… et… ma mère. - Faites vite, vous serez en retard, le petit-déjeuner est sur la table. - Maman, je n’y vais pas! - ai dit-je et je me préparais à me recoucher, mais à ce moment: - Je ne vais pas le répéter encore une fois, mais, écoute, pourquoi tu n’y vas pas ? - Parce que nous devons faire un contrôle, je ne me suis pas préparée. - Quoi? C’est la première fois que j’entends que tu n’es pas prête. - Mais … maman… - Non, tu dois aller à l’école. - D’accord, maman, mais tu ne me comprends jamais. Ça y est, j’étais à l’école. La première leçon était la physique mais je ne pouvais penser qu’à la chimie. Je me préparais à avoir une mauvaise note. C’était déjà la chimie. - “Allez! écris Julianna, si, bien sûr, tu peux” - je parlais à moi-même. Voilà un papier. “Ce sont les réponses” - ai-je pensé et je me suis réjouie. J’ouvre le papier. ”Jul, écris s’il te plaît, comment on peut obtenir de l’octane et de l’hexane ?”. - Comment Vahé, mais moi non plus, je n’ai rien écrit ! - Je t’en prie, tu as écrit quelque chose, je le sais, donne-moi les réponses. - Je n’ai rien écrit. La leçon se terminait et mon cahier brillait de blancheur. Finalement la leçon s’est terminée. Je suis à peine restée aux autres leçons. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai commencé à pleurer. - Qu’est-ce qu’il y a – a demandé ma mère. - Rien, j’ai eu une excellente note en chimie et j’en suis encore émue- ai-je dit d’un ton ironique et je suis entrée dans ma chambre. Deux-trois heures après, le téléphone a sonné: - Allo! - Allo - a dit ma mère. - C’est Mme Machinyan. - Ah! Mme Machinyan, comment allez-vous, qu’est-ce qu’il y a? - Votre fille a eu une mauvaise note au contrôle de chimie. - Mais comment? - Ça ne fait rien, je crois qu’elle est tombée amoureuse, parlez avec elle. - D’accord - a dit ma mère. Elle est entrée dans ma chambre. - Dis-moi! - Dire quoi, maman? - Dis-moi son prénom, je te comprendrai. - Il n’y a personne, maman, tu ne me comprends pas. Je pense que si aujourd’hui je n’avais pas été à l’école j’aurais eu un Absence au lieu d’une mauvaise note. Ce sont deux choses tout à fait différentes. En disant ça, je suis sortie de la maison, en espérant qu’on me comprenne.
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sans titre (Pour la première fois...)C’était un jour comme les autres. Quand je suis rentrée de l’école, ma mère m’a dit : -Djouliana, la soupe est servie. Prend quelque chose, puis fais tes devoirs. Fais bien attention à ta sœur! -Et toi maman, où va tu? -Ton père et moi, on part chez ta grand-mère, il faut qu’on se dépêche. -Ah oui, et nous? -,ai-je demandé presque triste. -On sera bientôt de retour. Il faut que ta sœur joue et que tu fasses tes devoirs -Bon – ai-je dit. -On commence. J’ai assis ma sœur autour de la table et j’ai dit : -Nous allons prendre de la soupe, puis on va jouer. J’ai pris la cuillère et je l’ai fourrée dans sa bouche. Elle a pleuré. Peut-être avait-elle pris le dîner. -Oh non, ne pleure pas, je t’en prie – ai-je dit. Elle ne parlait pas encore, elle était petite. Elle ne faisait que pleurer. Je l’ai un peu rassurée. Je me demandais comment occuper ma sœur. -Diana, jouons au papa et à la maman, d’accord ? Comme elle ne parlait pas, j’ai pensé qu’elle était d’accord. Je suis entrée dans la chambre de maman, j’ai pris son sac, j’ai mis ses souliers et ses boucles d’oreille. En bref, je suis devenue une petite maman. Je suis entrée dans la salle. -Diana, j’arrive. Je suis ta mère, et toi, tu est ma fille. J’ai mis un peu de rouge à lèvres de maman. Ma sœur me regardait et était étonnée. J’ai pris la télécommande, je l’ai donné à Diana et je l’ai dit : -Ma petite, prend le téléphone, je vais au magasin. Je suis entrée dans la chambre voisine comme si c’était un ‘’magasin’’. Et quand je suis rentrée j’ai vu seulement la batterie. -Mais qu’est que tu a fait. Qu’est-ce que je vais dire maman ? A ce moment-là, on a frappé à la porte. J’ai ouvert. Mes parents sont entrés. Ils m’ont regardée, stupéfaits. J’étais dans les habits de maman, avec son nouveau sac à ma main. Et ma sœur, elle en train de mettre la salle en désordre. Moi, je n’avais pas fait mes leçons. Rien de grave. Tout de même, quand je suis seule, je ne m’aime pas être si désobéissante.
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“Le premier jour du printemps” (A ce moment, en ce lieu)C’était le premier mars. Un jour d’école comme les autres. J’ai regardé par la fenêtre, il faisait mauvais. Mais il m’a semblé qu’il faisait beau. J’ai souri aux arbres nus, au vent qui soufflait, et je suis allée à l’école. J’étais un peu en retard. Le professeur a demandé: - Pourquoi tu es en retard? - Excusez-moi, mais je me suis révéillée un peu tard – ai-je répondu en souriant. Tous mes amis révisaient la leçon et moi je les regardais et je souriais. J’avais l’impression qu’ils allaient me sourir aussi, mais non! - Bonjour - a dit mon amie. - Bonjour, ça va? – ai-je demandé souriant encore. Elle m’observait d’un air étonné. - Tu es prête ? - a-t-elle demandé. - Non, je n’y pense même pas, ça m’est égal, aujourd’hui rien ne m’intéresse. Pendant la récréation une de mes amies a dit : - Aujourd’hui je ne veux pas nettoyer la classe, je suis très fatiguée. - Je vais te remplacer – ai-je dit en souriant. Tout le monde m’a regardé d’un air étonné, car je n’avais jamais dit de chose pareille. Puis un des garçons de notre classe a dit: - Julie, qu’est-ce qui t’arrive, tu souris sans cesse, tout est normal? Tout était normal pour moi, tout simplement c’était le premier mars, le premier jour du printemps et ma mère m’avait dit, qu’il fallait l’accueillir en souriant et sans souci. J’ai suivi son conseil. Mais je dois avouer que j’ai trop souri. Mes amis plaisantent encore aujourd’hui. Il y a quelques temps, j’ai remarqué que mes amis ne souriaient presque pas. Et je dois dire que cela m’inquiète beaucoup.
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“Tu dois…” (Ecole)Je suis en neuvième. J’ai toujours été une bonne élève, mais maintenant je ne veux plus aller à l’école. J’assiste à cinq ou six leçons, puis je me dépêche d’aller aux leçons d’arménien, je rentre à la maison, je fais mes devoirs, ensuite je prends le livre et je commence à lire jusqu’à ce que mes yeux se ferment. Mes parents me disent sans cesse : ”Tu dois apprendre pour entrer à l’université”. Et moi, j’apprends. A dix heures du soir, je termine mes devoirs, je sors de ma chambre. Mon père dit: -Tu ne veux pas regarder la télé? Et à ce moment, je lance un regard triste sur la télé et je dis: -Je suis très fatiguée, je veux dormir, pour que demain matin je puisse aller à l’école.
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sans titre (Mon voisin)Ce jour-là, je me suis réveillée plus tôt que d’habitude. Mais il avait une raison : notre voisine avait organisait une manifestation dehors dont les bruits m’avaient réveillé. J’ai appelé ma mère : - Maman, où es-tu? - Ne te crie pas! Elle n’est pas là. Laisse-moi dormir - dit ma sœur en colère. - Dine, mais où est-elle allée? Peut-être... - Oui, tu as raison. Elle est descendue dans la cour pour participer à cette manifestation. - C’est intéressant? - Non, Djoule. Je croix que la mère était obligée de descendre. Sinon la mamie Séda serait montée chez nous et l’aurait emmenée de force. C’est important. - De quoi il s’agit? - On doit faire un samedi communiste. - Nous aussi, nous devons y participer? - demandai-je - C’est-ce que je voulais dire. Dans une heure on descendra pour nettoyer la cour. Maintenant laisse-moi me reposer un peu - dis ma sœur en fermant les yeux. - Mais non, j’en assez marre déjà de ces samedis communistes, de ces plantations d’arbres. Ça suffit. Elle se prend pour la chef de notre cour, elle m’énerve. Mamie Séda est très vieille. Elle a 85 ans mais elle se porte bien son âge et elle est pleine d’énergie. Elle connaît bien tous les habitants de notre bâtiment. Soudain, j’ai entendu la voix de ma mère : - Djoulianna ! J’ai regardé par la fenêtre. - Descends, Djoulianna, fais vite! - dit la mamy Séda. Elle n’a même pas laisser ma mère parler avec moi. - Maman?... - Oui, descends - dit-elle. Ma mère non plus ne voulait pas que je descende. Quand même je suis descendue, la mamie Séda m’a donné brusquement le plumeau et la boite à ordures pour que je me mette au travail. - Maman, c’est quoi ça? - demandai-je - Je ne sais pas, c’est la mamie Séda qui l’a organisé. D’abord je me suis fâché, puis, après les explications de ma mère, j’ai compris que, sans cette voisine, rien ne s’améliorerait dans la cours, et que les rumeurs ne circuleraient pas tous les jours.
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