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Les récits de Lousiné Hakobyan

Les récits de Lousiné Hakobyan

infoLa Page De Lousiné Hakobyan


“Une histoire amusante” (Les histoires amusantes)

Papa et maman nous avaient interdit d’ouvrir la porte aux inconnus pendant leur absence. Un jour on a frappé à la porte. J’ai couru et je l’ai ouverte. Et même si j’avais vu que c’était maman j’ai crié : « Qui est-ce? »


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“Le portrait” (C’est Erévan, je suis dans ma maison)

L’habitante la plus vieille de notre cour est la Mamie Anik qui habite de l’autre côté du ruisseau. Ce ruisseau divise notre quartier en deux parties. La plupart des habitants ont beaucoup de souvenirs liés à ce ruisseau. Je ne peux pas imaginer notre cour sans ce ruisseau et sans Mamie Anik. Ils font partie de notre cour. Je compare la mère Anik au mûrier de notre cour. Son visage et ses mains ressemblent à l’écorce du mûrier de notre cour, brune et ridée. Elle habite seule mais ses enfants, ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants lui visitent très souvent. Un peu plus loin, habite Papi Jora et sa femme Olga. Le père Jora est venu en Arménie à l’âge de vingt-sept ans. Il a passé sa jeunesse en Grèce. Ils ont une vache dont la corne s’est cassée et est tombée au ruisseau. Un jour c’était la Mamie Olga qui était tombée dans le ruisseau et comme elle est grosse, il ne lui ai rien arrivé avec elle. Quelques homes l’ont tirée de là avec beaucoup de difficulté. Ã ce côté de ruisseau, habite Eran. A vrai dire elle est déjà tante et même grand-mère mais elle oblige tout le monde à l’appeler Sœur Eran. Elle habite seule avec ses neuf ou dix chats. La mère de ses chats s’appelle Mané. Ma sœur aussi s’appelle Mané. Quand la chatte Mané est morte, Eran l’a enterré et à chaque fois qu’elle voit ma sœur, elle commence à pleurer en se rappelant sa Mané. Quelques chats de la mère Eran se sont noyés dans ce ruisseau, c’est pourquoi elle le déteste. L’oncle Ervand et la tante Lilik habitent aussi dans notre cour. Quand j’étais petite, je jouais avec leurs veaux, maintenant ce sont des vaches et ils nous donnent du lait. C’est l’oncle Samvel et son chien qui habitent aussi dans notre cour. Un jour ce chien m’a fait peur. Il y a mon grand-père, nous rend visite presque tout les jour, avec ma grand-mère, et le soir, ils rentrent chez eux. Mon grand-père peut tout faire. Quand le téléphone de quelqu’un ne marche pas, c’est mon grand-père qui le répare. Si on doit sauver un chat ou un enfant noyés, c’est toujours mon grand-père qui le fait. Si les enfants de notre cour veulent se balancer c’est toujours lui qui les pousse sur la balançoire. Tout nos voisins l’aiment et le respectent. Parfois, il me semble qu’il n’y a pas de bons hommes dans le monde. Alors, je me rappelle de mon grand-père. C’est l’homme le plus gentil du monde. Voilà comment sont les habitants de notre cour.


13 ans


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“Loilek, Armano et le paysage” (C’est Erévan, je suis dans ma maison)

Quand j’ai vu pour la première fois ce magasin rose et à moitié construit, j’ai su que son nom devait être Loilek. Nous avons demandé au propriétaire comment il allait appeler son magasin. - Je sais pas, peut-être que je vais lui donné le nom de mon futur petit-fils. - Nous avons déjà donné un nom à votre magasin - a-dit ma mère. Le propriétaire était bien étonné en entendant ce nom. Finalement, il l’a appelé « Epicerie ». Ma mère et moi, nous continuions à l’appeler « Loilek ». - Luciné, Luciné - criait une fille de l’autre bâtiment. C’était Nariné la copine de mon frère. Elle téléphonait toujours à Stephane, mon frère, pour lui demander quelque chose. Ma sœur et moi avions inventé des romans sur leur amour. - Luciné, Luciné! C’était ma sœur. - Vient et regarde Narek. Il a mis une nouvelle chemise. C’est un garçon sympa et il est toujours au milieu de toutes les attentions. Toutes les filles de notre classe connaissent par cœur ses vêtements. C’est notre vie. Je voudrais vous raconter plein de choses, mais je dois acheter quelque chose, chez « Loilek ».


14 ans


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“Est-ce que c’est facile d’être père ?” (Les grands et les petits)

- Papa, c’est facile d’être le père de trois enfants? - Non! Mais ça me fait plaisir. - Pourquoi? - C’est bien d’avoir trois enfants: deux filles et un fils. C’est bien de voir comment ils grandissent. - Papa tu veux rester ici? - Bien sûr. - Et pourquoi tu pars? - Je pars pour que tout aille bien. - Qu’est-ce qui est le plus cher dans ta vie. - Ma famille. - Alors, pouruoi tu nous quittes? - Je ne vous quitte pas. - Quand tu vas revenir? - Le plus vite possible. - Qu’est-ce que nous allons faire sans toi ? - Vous allez vivre. - Tu vas me manquer. - Toi aussi.


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“La partie des annonces” (Pourquoi on ne me comprend pas?)

Personne ne me comprend. On pense que je suis dans la lune. Il me semble que même ma meilleure amie ne me comprend pas. A vrai dire, ce n’est pas de sa faute. Je ne raconte presque rien de moi ou seulement choses vagues, et je veux quand même qu’on me comprenne. Dans notre classe, il y a une fille qui est un peu étrange. Elle ne s’habille pas comme les autres. Tout le monde l’évite. Quant à moi je la comprends très bien, mais je ne sais pas pourquoi c’est moi qui la déteste le plus, je ne me comprends pas. Si quelqu’un m’a comprise, qu’il s’adresse au centre “Manana”, à Lousiené Hakobyan.


13 ans


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sans titre (Un peu de moi)

Moi même, je ne sais pas qui je suis. Le chaos règne dans ma tete. J’ai un caractère changeant. Mais avant, j’étais assez gentille. Je suis hésitante. Même si je suis sûre que j’ai raison, j’hésite. Je ne peux dire non aux gens et finalement je souffre. Parfois je fais des choses dont j’ai honte. Je suis paresseuse, je laisse tout pour le dernier moment. Sans vouloir me vante, je suis quand même gentille et j’aime mes proches. Mais parfois, je suis égoiste et je vexe mes proches. Je suis sérieuse, mais parfois je me moque de tout le monde. Je suis insupportable. Je me vexe pour de petites choses. Je comprends que j’ai tord mais je ne l’admets pas. Les mauvaises paroles sur mes idoles me chagrinent. Mais je dis de mauvaises choses sur les idoles des autres. Je suis très sensible. Quand quelqu’un rit, je pense qu’il rit sur moi. Voilà, je suis comme ça. C’est bien ou pas, vous déciderez.


14 ans


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sans titre (Pour la première fois...)

- Hakobyan Lousiné, tu as eu une mauvaise note – a dit notre nouvelle institutrice avec indifférence en ouvrant les cahiers de contrôle. J’ai cru perdre la tête. - Mais comment? - ai-je dit à pein en pensant que c’est une erreur. Je n’avais jamais eu de mauvaise note. - Une mauvaise note - a continué mon institutrice avec indifférence – il n’y a que le dernier problème que tu as bien résolu. Viens et regarde! Je me suis approchée de la table de l’institutrice et j’ai pris mon cahier. J’ai vu le deux ecrit en rouge. Je ne voyais plus rien, j’ai eu du vertige, j’étais hors d’haleine. Mais comment ai-je pu avoir cette mauvaise note? Rien que la pensée que je pouvais avoir un Passable me faisait trembler. Comment pourrais-je regarder mes parents dans les yeux? Qu’est-ce que je vais leur dire sur cette note dont je ne veux pas dire le nom? Quelle honte! J’ai commencé à pleurer devant toute la classe. Les larmes tombaient de mes yeux et atterissaient sur la note. - Mais qu’est-ce que tu veux, tu n’a réussi que le dernier problème, comment est-ce que je pourrais te mettre une bonne note? Moi, je pleurais, la vie était finie pour moi. Cette “mauvaise note” était sur mon chemin de vie. - Bon, donne-moi ton cahier! - a dit l’institutrice en soupirant. Elle a écrit quelque chose dans mon cahier. J’ai ouvert et j’ai regardé. C’était un Passable avec un Moins.


14 ans


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“Djéko” (Une fois chez moi…)

- Regardez ce que le Père Noël m’a offert! - Maman, tu sais, j’ai vu le Père Noël! - Lucie, et toi, où est ton cadeau? J’ai ouvert les yeux. Ma sœur et mon frère étaient déjà éveillés et jouaient avec les cadeaux que le Père Noël leur avait offert. Mon cadeau était à côté de moi. C’était un petit chien. - Qu’il est beau ! c’est bien dommage que ce ne soit qu’un jouet,- a dit ma mère. J’ai embrassé mon petit chien et j’ai décidé de le nommer Djéko. J’avais 5 ou 6 ans. J’avais beaucoup d’amies, je jouais avec elles, mais je préférais jouer avec Djéko. Très souvent je m’imaginais, que c’était mon fils, je le perdais, puis je le retrouvais et ainsi de suite. Ma mère le trouvait souvent dans mon lit. Quand j’étais en quatrième, nous avons déménagé à Erévan. J’ai pris Djéko avec moi. Je racontais tous mes problèmes à Djéko. Je pensais qu’il m’entendait,qu’il me comprenait, même qu’il répondait à toutes mes questions. Quand j’étais en cinquième, je continuais à jouer avec Djéko. Mais un ou deux ans plus tard, je me suis éloignée de lui. Maintenant, j’aimerais le retrouver et continuer à jouer avec lui, lui parler. Mais j’ai peur qu’il ne réponde plus à mes questions, car maintenant que j’ai grandi, je narrive plus à le comprendre.


14 ans


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“Aimez-vous” (La jeunesse et la paix)

J’ai longtemps réfléchi à la paix et à la guerre, et je n’en ai pas compris le sens. Les causes me semblent si banales et si faciles à résoudre. Vraiment, à mon avis, les grands aiment compliquer les choses. Je pense que si les grands s’adressaient aux enfants, ils résoudraient tous les problèmes en une heure. Il est très facile de répéter que la guerre est un malheur. Mais pour faire cesser les guerres, il faut que les gens soient un peu meilleurs. Aujourd’hui, les hommes sont devenus péssimistes. Nous pensons que les guerres ne cesseront jamais et que le monde va s’éffondrer. Pourtant on ne fait rien pour arrêter les guerres. Nous devons nous rendre compte que notre planète est petite et que tous les habitants, nous devons vivre comme une grande famille. Nous devons comprendre que chaque homme tué est un proche, chaque maison détruite est comme la nôtre. Personne n’a pas le droit de priver quelqu’un de la vie. Les mots ne suffiront pas à établir pas la paix. Pour vivre en paix, il faut toujours suivre les paroles de la Bible. Alors aimez-vous!


13 ans


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sans titre (Si je n’existais pas)

Si je n’existais pas, ce serait un grand malheur. Le prof d’histoire ne mettrait plus ses espoirs en personne. Un jour, le vice-directeur est venu dans notre classe pour écouter notre leçon. C’est moi qui ai sauvé tout le monde. Si je n’existais pas qui me remplacerait ? Ce n’est qu’un jeu. Je peux pas dire ce qu’il se passerait si je n’existais pas, parce que si je n’existais pas, je ne saurais pas ce qu ‘il se passe.


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“Un discours pré-éléctoral” (Si j’étais le ministre de l’éducation)

Le téléphone sonne. -Je vous écoute. Le professeur de mathématiques? Faire de sévères observations. Encore une sonnerie. -Oui. Beaucoup de devoirs? Noter dans le registre, ce professeur aura un examen derattrapage à la fin de l’année. Voilà ainsi passe ma journée. Je suis ministre, n’est-ce pas? Et je suis le ministre de l’éducation. Maintenant la vie des élèves n’est pas telle qu’elle était au debut du siècle. Tous les enfants vont à l’école avec plaisir, après les cours, ils ne veulent pas rentrer à la maison. Ma génération se rapellera peut-être que, pendant les années tristes (ainsi nomme-t-on les années 1995-2015) les professeurs avaient un pouvoir infini à l’école. Ils avaient le droit de chasser les élèves, crier, même les battre. Si l’élève voulait avoir une bonne note, il devait fréquenter les cours particuliers chez le professeur. A cause de cela, les élèves séchaient les cours, ils mettaient des punaises sur la chaise ou écrivaient dessus à la craie, ils n’apprenaient pas les leçons, ils contredisaient les professeurs, pendant les leçons ils aboyaient, ils ronronnaient, ils poussaient des cris etc. Maintenant tout a changé. Ne pensez pas que je me vante mais, de la reconstruction du monde (2015-2025) jusqu’à aujourd’hui, la plupart des réformes du système éducatif ont été faites lorsque que j’étais ministre. Le système d’évaluation a entièrement changé. Il n’y a pas de cours privés et payants. A l’école, on respecte les droits des enfants. Les enfants n’ apprennent pas pour les parents, mais pour avoir des connaissances. Chaque année les écoles de la République d’ Arménie fournissent des milliers de bons spécialistes au monde entier. Chers écoliers, élisez-moi et vous ne regretterez jamais. Je vous promets de nouvelles réformes dans le domaine de l’ éducation. Merci.


14 ans


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“L’odeur de l’indifférence” (Ecole)

- Les enfants, Yéghiché Tcharénts est l’un des grands poètes arméniens. Il est… - As-tu vu le feuilleton d’hier? Ah, c’était bien. On entend un bourdonnement sourd dans la classe, mais ce n’est pas le bruit des enfants. - S’il avait seulement écrit le poème “ De ma douce Arménie”… - Oui, je lui ai dit de laisser l’anglais… Le bourdonnement augmentait progressivement, mais on ne l’entendait pas dans le bruit de la classe. - Voilà, ce qu’a dit William Saroyan… - … Passe ce mot… On a senti une odeur extraordinaire et un bourdonnement. - … les visages sont bêtes comme une oie… Gris, tristes et faux… - Qu’est-ce qu’elle rumine, personne ne l’écoute? On entendait bien le bourdonnement et l’odeur avait augmenté. - Les enfants, taisez-vous! - Quelle mauvaise odeur ! Mais de par toutes les fentes du plancher et des murs, se glissait l’INDIFFERENCE tueuse avec son bourdonnement monotone et avec son odeur moisie.


14 ans


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“Mon frère cadet” (A ce moment j’ai compris que j’étais devenue grande)

Nous étions deux enfants dans la famille, ma sœur et moi. Nous vivions à la l’aise, sans aucun souci. C’était peut être les jours les plus heureux de ma vie. Un jour, une nouvelle m’a fait très plaisir: j’allais avoir un frère. Je pensais que ça serait un nouveau jeu pour moi. Et puis, ma mère esr revene de l’hôpital avec un petit bébé. C’était mon frère. Il était tout petit, noir et piailleur: il pleurait toujours. Au bout d’un certain temps il a blanchi mais il n’arrêtait pas de pleurer : - Maman, pourquoi il pleure? - Parce qu’il regrette d’être venu au monde. - Donc, faisons-le retourner d’où il vient. Personne n’a prêté attention à ce que j’ai proposé et je me suis sentie offensée de cela. Il n’y a que ma sœur qui m’a regardé, mais elle ne pouvait pas me consoler parce qu’elle avait seulement deux ans. - Arrreh... Arrreh... - piaillait le bébé en bougeant ses petites mains. - Tais-toi, le petit voyou! - disais-je en colère. Peut-être que ma sœur partageait ma colère parce qu’un jour, elle m’a aidé à «attenter» à la vie de mon frère. Nous l’avions mis par terre et l’avions couvert d’oreillers. Et si ma mère n’était pas arrivée à temps mon frère n’existerait plus. Je ne me souviens pas combien de temps a duré le «conflit» entre mon frère et moi. J’ai vite compris que j’aimais beaucoup ce petit être têtu et polisson. Je demandais à ma mère : - Maman, laisse-moi l’embrasser. Elle me donnait prudemment le lange. - Maman, n’aie pas peur, je ne le laisserai pas tomber - disais-je avec mécontentement. Au début, je n’avais pas pu compredre la joie et le bonheur que mon frère cadet avait apporté chez nous. En tout cas, je me suis sentie un peu plus grande.


14 ans


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“Le mûrier” (Notre rue)

Devant toutes les maisons de cette rue, il y a des mûriers sauf devant celle-ci. Le mûrier n’est pas dans la rue, mais à l’intérieur de la cour de cette maison, et il est tout petit. La grand-mère Varsik, notre voisine, l’a planté récemment. Le mûrier est un arbre résistant, il grandit même dans les poussières des rues, alors que le pêchier et l’abricotier grandissent dans la terre féconde du jardin de la maison. Ils peinent à grandir même dans un milieu idéal, et ils survivent en gromelant. La grand-mère Varsik a fait couper tous les pêchiers de son jardin, puis elle a placé un petit plant du mûrier. Tout le monde sait que le mûrier est l’arbre des enfants, et c’est normal : quel vieil homme peut s’occuper des branches hautes et des fruits du mûrier ? C’est nous qui secouons l’arbre et qui, assis sous l’arbre, mangeons ses fruits. C’était la fin du mois de juin. Pendant la nuit, j’ai été réveillé par le bruit de la fenêtre ouverte, c’était le vent qui soufflait violemment. - A-t-on déjà vu un tel vent en été? - ai-je grommelé en délirant et je me suis approché de la fenêtre pour la fermer. J’ai aperçu le jardin de la grand-mère Varsik. Il se tramait quelque chose là-bas. C’était la grand-mère Varsik. Elle roulait une lourde bûche vers les portes du jardin. Le lendemain matin je suis allée chez elle. La bûche était tombée devant les portes. Je suis entrée dans le salon, j’ai vu la photo de son fils au milieu du salon. Son fils s’en était allé parce qu’il n’avait pas de travail. Il s’était marié à l’etranger et il avait eu des enfants. La grand-mère Varsik n’avait jamais vu ses petit-fils. Elle n’avait que leurs photos. - Bonjour, grand-mère Varsik. Ma grand-mère t’invite à prendre du thé – lui ai-je dit. - Bon, ma belle, attends un peu. J’écris une lettre à mon fils. Je finis et on ira ensemble. J’espère que ma lettre lui parviendra. Elle écrivait déjà sa millième lettre, mais aucune d’entre elles n’était pas arrivée à destination. - Ma petite, tu peux cueillir des cerises pour toi, j’ai mal au dos - a-dit elle. - Mais pourquoi tu as mal au dos ? - ai-je demandé en cueillant des cerises. - Cette nuit le vent avait ouvert les portes du jardin, et je me suis levée pour les fermer. J’ai vu que la serrure s’était cassée alors j’ai mis une bûche devant les portes pour qu’elles ne s’ouvrent plus. - Ah.... mais qui allait y entrer? Le voleur peut ouvrir toutes les portes tu sais. - Non, je n’ai pas peur des voleurs, il n’y a rien à voler. Mais le vent allait déraciner le mûrier de mes petit-fils, qui est planté près des portes. La grand-mère Varsik ne pensait qu’à ses petits-fils et son fils. Elle avait planté le mûrier dans le jardin pour que la poussière de la rue n’atteigne pas ses fruits et que ses petits-fils puissent les manger. Le petit plant du mûrier va grandir et va devenir un grand arbre, occupant la plus grande partie du jardin. Mais est-ce que ses petits-fils reviendront un jour à leur pays natal ? Et est-ce qu’ils mangeront un jour les fruits de ce mûrier ?


14 ans


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“En 15 minutes, j’ai appris beaucoup de choses” (Les étrangers, les réfugiés, les émigrants... un de nous)

Un jour, j’ai décidé de me promener un peu et je me suis perdue. J’ai eu peur et je regrettais déjà d’être sortie seule de la maison. J’ai décidé de frapper à la porte qui était devant moi. C’était une maison avec des portes cochères rouillées. J’ai ouvert la porte et j’ai vu deux enfants de 5 ou 6 ans jouer dans la cour. La fille était debout et sa mère était à côté d’elle. J’ai expliqué à cette femme que je m’étais égarée et je lui ai demandé si je pouvais entrer pour télephoner. Elle m’a dit qu’elle n’avait pas de téléphone, mais qu’elle pouvaient téléphoner de la maison de leur voisin ; et elle m’a invitée à entrer. On pouvait à peine appeler cela une maison. Il faisait très sombre, il n’y avait qu’une chaise, une table et un lit, sur lequel il y avait un homme. La chambre était très petite et j’en suis sortie immédiatement. La fille m’a proposé de me montrer ses fleurs et son jardin. Dans le jardin, il n’y avait que quelques arbres. Elle m’a dit qu’elle avait planté des fleurs dans le jardin, mais qu’elle ne l’avait pas dit à sa mère, de peur qu’elle se mette en colère. Je lui ai demandé quel était son nom. Elle a dit qu’elle s’appelait Ani. En parlant avec elle, j’ai su qu’elle n’allait pas à l’école parce qu’elle aidait sa mère pour le ménage, que son père était malade, qu’elle gardait ses petits frères. Je lui ai demandé d’où ils venaient et elle m’a répondu qu’ils étaient réfugiés. Elle a dit que dans sa ville natale tout était très bien et elle a ajouté que quand elle allait grandir, elle partirait en Amérique. Elle a dit que tous les enfants se moquaient d’elle parce qu’elle était réfugiée, pas une arménienne, et que les réfugiés sont venus pour nuire aux arméniens. Mais elle a dit que quand ses fleurs auraient poussé, tout le monde serait jaloux d’elle, et elle n’en donnerait à personne, car les fleurs seraient ses amies, et on ne trahit pas ses amis. C’est très intéressant n’est-ce pas? Car cette petite fille, en 15 minutes, m’a appris plus de choses, que mes professeurs en 8 ans.


13 ans


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sans titre (Les récits)

Il faisait la nuit. On a éteint les lumières de la maison, située sur la colline. Puis on a allumé l’abat-jour. Anne s’est couchée. La riche maîtresse s’est levé à minuit. Elle avait entendu des bruits étranges. Soudain la porte s’est ouverte et l’ombre d’un grand nez est apparu sur le mur. Quelqu’un s’est approché du lit et s’est mis à serrer la gorge de la fille très fort. Il y avait une odeur de colle. - Cette fois-ci, allez vous coucher tranquillement, fermez la porte. Aucune ombre ne pourra entrer à l’intérieur - nous a conseillé le psy. La femme l’a remercié et s’est éloignée. Le directeur a voulu savoir de quoi cette patiente souffrait. - La même maladie. C’est des hallucinations - dit le docteur. - C’est la solitude, peut-être - s’est dit le directeur. Il pensa qu’il avait aussi besoin d’un psy. Sinon, les ombres maudites ne le laisseraient pas dormir tranquillement non plus.


14 ans


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“Une décision épineuse” (Surmonter les difficultés)

Une pièce composée d’un acte Les personnages : moi, moi 1, moi 2 Moi 2 - Tais-toi! Je ne parle pas avec toi, mais avec elle. Moi - Mais cela me regarde aussi, n’est-ce pas? Moi 2 - Ne te mêle pas de ça, nous déciderons comment tu dois être et qu’est-ce que tu dois faire. Plutôt, c’est moi qui déciderai tout parce qu’on ne peut pas compter sur elle. Moi 1 (se plaignant faiblement) - Mais pourquoi on ne peut pas. Moi 2 (catégoriquement) – Tout d’abord tu es très gentille, faible et douce. Regarde-toi (se moquant) ? A peine tu affrontes une petite difficulté tu abandonnes, quand il y a quelque chose de désagréable tu te mets à pleurer. Tu n’es bonne à rien. On doit faire face à une difficulté, disons par exemple qu’elle n’est pas d’humeur à apprendre ses leçons (tu sais quel problème c’est pour elle), qu’est-ce que tu ferais, qu’est-ce que tu penserais. Moi 1 - Je ne sais pas. Moi 2 - Mais moi, je sais. Toi, tu qui vois la vie en rose, tu dirais:”Ah, aujourd’hui je ne ferai pas de leçon, ce sera bien”. Mais tu pourrais la remplir de méchanceté pour qu’elle haïsse tout le monde et qu’elle fasse ses leçons contre tous. Ainsi, elle prouverait qu’elle est apte à faire quelque chose. Moi 1- A ton avis si elle était remplie de haine et de rage, est-ce qu’elle atteindrait son but. Moi 2- Mais bien sûr . Moi 1- C’est ce que tu crois seulement. Il y a tant d’années que nous sommes nourris par de grandes idées : l’amour, la bonté, l’humanisme. Et tu es apparu et tu as décidé de tout mélanger. Moi 2- J’ai bien fait. Je ne pouvais plu supporter tout ça. J’étais en train de t’étouffer quand je voyais que les idées bêtes t’envahissent.(Se moquant) L’amour, la beauté, l’humanisme… L’homme doit être un peu réaliste, ton tour et le leur est déjà passé. Maintenant c’est mon tour. Tu dois dormir et tu te réveilleras quand je te le dirai. Mais n’aie pas peur, je t’accorderai une demi-heure par jour pour rêver. Tu vois, moi aussi j’ai un peu de bonté. Moi 1- Tu as fini? Tu as tant parlé pour rien dire. Ce n’est pas nous qui devons décider. C’est elle qui doit décider qui suivre. Moi 2- Je le sais. Ça sera une épreuve pour elle pour qu’elle puisse surmonter des difficultés plus sérieuses. Eh …, tu entends, tu dois prendre une décision. Moi- J’entends… et je déciderai. Moi 1 et Moi 2- Alors? Moi - (Silence).


14 ans


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