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Journal > Les auteurs |
Les récits de Lousiné Zéithunyan
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“Asile de vieillards” (Lettres, ..)1.- Bonjour, comment allez-vous aujourd’hui ? Votre robe est très belle. 2.- Me feras-tu la manucure? 1.- Bien sûr. Mais maintenant, jouons au loto. Installez-vous confortablement. Vous pouvez approcher votre chaise et l’autre pour vous aider. 3.- Cette porte semble toujours très loin. J’ai mal aux pieds. 1.- Voulez-vous jouer au loto avec nous? 3.- Je veux du café chaud avec la petite tasse marron. Est-ce que je dois frapper à la porte longtemps pourque vous l’ouvriez ? 1.- Qu’est-ce que vous avez décidé, ne voulez-vous pas jouer? 3.- J’ai déjà dit non, je vais vous regarder c’est tout. Pourquoi parlez-vous doucement. Vous voulez dire que c’est moi qui suis sourd ? 4.- Pourquoi tu grommelles ? J’ai mal à la tête et je me sens comme si mes os étaient tout cassés. Moi aussi je veux du café. 5.- C’est interdit. Rappelez vous combien de fois vous vous êtes réveillés pendant la nuit. Je peux apporter du jus d’orange, si vous voulez. 1.- C’est impossible de jouer au loto ici. Je n’attends plus personne. Je dis le chiffre : 47; quatre, sept. 2.- Qui va me faire de la manucure ? 6.- Attendez, n’allez pas si vite. 1.- 52 ; cinq, deux. Celui qui gagne est qui remplit une colonne. 7.- Regarde, j’ai ton chiffre préféré : le 25. 1.- Non, le cinq doit être avant. 7.- Moi aussi, je pense pareil, tu as raison. Je ne sais pas pourqoi je me trompe toujours. 8.- Ne bouge pas la table avec ta chaise. N’oublie pas que sans cette chaise, tu ne peux pas marcher. Pouquoi tu me regardes comme ça ? 9.- Ne sois pas si méchant. Ne vois-tu pas qu’il ne peut pas parler ? Enfin, il n’a que trois ans. 1.- 93; neuf, trois. 7.- Neuf zéro. Répète encore une fois. 1.- J’ai dis neuf, trois. 7.- Je le savais. 10.- L’infirmière reviens. J’ai peur. Elle aporte des aiguilles pour piquer mon doigt. 11.- Ce sont des coccinelles que l’infirmière vas mettre sur mon doigt. Je ne savais pas que les coccinelles mordaient. 2.- Veux-tu me faire la manucure. Je ne veux pas de cette couleur, je veux le rouge foncé. Sois plus attentif. 1.- Ne me donne pas d’ordre. Ce n’ai pas ma faute si tes mains tremblent sans cesse. 12.- J’ai gagné. Donnez moi mes 25 sous. 13.- Je n’en suis pas sur. Tu as vérifié? 1.- Oui, tu avais raison. J’ai pas dis le 22. 12.- Donnez-moi mes 25 sous. 14.- Qui a bougé la table. Les haricots se sont mélangés. Regardez-la, assise au coin et qui ne dit rien, elle prend des airs supérieurs. 2.- Regardez mes ongles. J’avais choisi le vert parce que ma robe est verte. 1.- Mais tu avais dit rouge. Je ne peux plus vous supporter. L’air est vieux et moisi, comme vos visages et vos habits. 15.- Veux-tu t’asseoir près de moi et te reposer ? Je sais que tu es fatigué. 1.- Laissez-moi, ne m’embêtez pas! Je veux sortir. J’ai besoin d’air frais. Qu’est ce que c’est cette lumière rouge qui brille là-bas? 2.- C’est vert, pas rouge. 16.- On ne vas plus jouer? 17.- Pas aujourd’hui, demain oui.
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“L’histoire d’une fille” (Confusion)Quand je rentrais de l’école, je voyais toujours une petite fille près de notre immeuble. Elle avait une boîte sous ses pieds dans laquelle on jetait des pièces. Elle portait un manteau très sal et un grand chapeau. Je la suivais toujours. Une fois j’ai vu une femme s’approcher d’elle. La fille s’est mise à pleurnicher. Peut-être qu’elle n’aimait pas s’asseoir sur le sol froid et demander de l’argent. La femme s’est fâchée. La femme est entrée dans un magasin et elle a acheté du jus et des gâteaux et elle les a donnés à cette petite fille. Elle a avalé tous les gâteaux, mais elle n’a pas pu boire le jus. La femme s’est éloignée et la fille est restée encore seule. J’ai décidé de lui demander quelque chose, je me suis approchée d’elle. Elle avait une cicatrice sur la lèvre. Ses mains étaient sales et gelées. Elle s’appelait Nelly, elle avait neuf ans. Elle était venue à Erevan avec ses parents. Autrefois ils habitaient dans la région de Sisyan. Là-bas, elle allait à l’internat. A Erevan elle travaille seulement. Elle m’a dit qu’à Sisyan elle se sentait mieux qu’à Erevan. Dans la famille, c’était la seule qui gagnait de l’argent. A peu près deux milles drames par jours. Le soir, je l’ai vu sortir du magasin avec la même femme. Je les ai suivies. Elles sont allées dans un jardin. Je les ai perdues de vue un moment. Et quand je les ai retrouvées, elles mangeaient du pain, assises sur une pierre, côte à côte. J’ai compris que Nelly n’était pas obligée de demander de l’argent. Elle aimait sa famille et elle voulait l’aider. Il y a beaucoup d’enfants qui mendient à Erevan. Mais peu d’entre eux s’assoient sur la terre froide et aident volontairement leur parents volontairement.
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