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Les récits de Mariam Manoukyan

Les récits de Mariam Manoukyan

infoLa Page De Mariam Manoukyan


“Une histoire amusante” (Les histoires amusantes)

- Donne-moi ton gilet - a dit le petit Daniel à ma sœur Gohar, qui est étudiante. - Mais tu vas nager dans mon gilet - a répondu Gohar. - Est-ce qu’il y a de l’eau dans ton gilet? - a demandé Daniel étonné.


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“Le parc «Ovale»” (C’est Erévan, je suis dans ma maison)

Quand j’étais petite, j’étais fière d’habiter près du parc Ovale. Le parc était très beau. Je m’y promenais tous les jours. Quand j’y allais avec mon père, je lui posais beaucoup de questions: - Pourquoi cet arbre est si grand? - demandais-je. - On l’a planté depuis longtemps - répondait mon père. Je connaissais beaucoup d’enfants dans ce jardin et je jouais avec eux. Un jour, en jouant, j’ai perdu mon père. J’ai commencé à pleurer. Tout le monde me regardait. A un moment, une femme s’est approchée de moi et elle m’a emmenée près du chêne que je n’aimais pas. Mon père est revenu après quelques minutes. Il m’a embrassée et nous sommes partis. Après cela, j’ai commencé à aimer ce chêne. Nous sommmes devenus amis. Un jour, j’étais triste et j’ai commencé à lui parler : - Aujourd’hui les élèves m’ont bousculée et je suis tombée. Regarde mon pied. Le chêne n’a pas fait attention à ce que je disais. Il n’a même pas bougé ses feuilles. J’ai raconté la même histoire plusieurs fois, mais il ne m’écoutait pas. Je suis partie. Le lendemain, j’y suis retournée mais mon ami n’était plus là. On l’avait coupé ; on construisait un café pour le remplacer. Et maintenant je ne vais plus jouer au parc.


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“Rex” (Les animaux et nous…)

J’ai un chien peluche. Il s’appelle Rex. Quand je me couche je le pose sur mon oreilller. Un jour, au réveil, j’ai senti que j’avais des cheveux dans la bouche. C’étaient les cheveux de Rex. Pendant la nuit j’avais croqué sa queue.


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“Il y a eu quelque chose, Mariam?” (Pourquoi on ne me comprend pas?)

Aujourd’hui, comme d’habitude, j’étais assise dans notre classe. Le prof principal est entré et a dit: - Qu’est-ce qu’il y a Mariam… tu pleures? - Non -ai-je répondu avec impertinence - je réfléchis, c’est tout. - Non, il y a quelque chose, c’est sûr. - Il me semble quelque chose t’inquiète - a dit l’un des élèves. Et le professeur principal a continué : - Bon, Mariam, dis sincèrement ce qui se passe, peut-être… - Non, non, non, il n’y a rien. Je réfléchis, c’est tout. Après les cours, je suis rentrée de l’école. Je suis entée et ma mère m’a dit : - Qu’est-ce qui s’est passé à l’école? Pourquoi tu as pleuré? A ce moment-là, j’ai commencé à pleurer. J’ai couru vers ma chambre, j’ai embrassé les nounours et je me suis endormie. Je n’essayerai plus de réfléchir en classe.


12 ans


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sans titre (Un peu de moi)

Je suis toujours la même. J’aime jouer avec les petits enfants. J’aime dormir. Je n’aime pas quand on parle de moi, mais si on dit que je suis intelligente, ça me plaît. Quand j’ai du temps, j’aime faire des plaisanteries. A l’école, je m’exprime presque pas. J’aime quand on m’offre des jouets. Je pense que je suis la plus malheureuse de notre famille, parce que je suis la cadette. Je veux avoir un frère ou une sœur, pour être l’aînée.


12 ans


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sans titre (Pour la première fois...)

J’avais peut-être dix ans quand je me suis querellée avec ma mère pour la première fois. C’était un simple jour de printemps. Je suis entrée à la maison et j’ai dit à ma mère: - Maman, aujourd’hui il fait très chaud. Est-ce que je peut mettre ma chemise rouge et aller aux leçons? - Non! - Maman, je t’en prie - je continuais à essayer de la convaincre mais je savais qu’elle ne changerait pas d’avis. - Non! – a-t-elle crié sur moi. Personne n’avait encore crié comme ça. Je n’ai rien dit. J’ai pris mon cartable sans mot dire et je suis sortie de la maison. Quand je suis rentrée, c’était le soir. Je me suis enfermée dans ma chambre. Je savais si je sortais, j’allais parler à ma mère, mais je ne voulais pas faire la paix avec elle, j’étais trop vexée. Je faisais mes leçons dans ma chambre. Puis j’ai commencé à pleurer. Il était déjà tard et j’allais dormir quand ma mère a ouvert la porte. - Pardon! J’ai crié sur toi, pardon! J’ai couru vers elle, je l’ai embrassée en pleurant. Cela a été la première et dernière fois que j’ai été vexée à cause de ma mère. Je promets que je ne recommencerai plus.


12 ans


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“Il faut s’avancer prudemment” (Les histoires de printemps)

J’aime beaucoup le jardin de notre villa, surtout au printemps. Le jardin a deux terrasses. La première terrasse est plus haute que la deuxième. Un jour, je marchais sur la première terrasse avec ma tante : - C’est quel arbre? - ai je demandé à ma tante. - Ce n’est pas un arbre, c’est un buisson de lilas - a répondu ma tante. Je me suis penchée pour mieux regarder et je suis tombée sur la deuxième terrasse. J’ai blessé mon pied. Depuis ce jour, je marche prudemment, même dans le jardin.


10 ans


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“Tchico et Katya” (Une fois chez moi…)

Avant, notre maison était tellement calme qu’on ne pourrait pas trouver une telle tranquillité maintenant. Un jour, ma sœur a dit à ma mère: - Maman, tu sais mes amis ont promis de m’offrir un perroquet pour mon anniversaire. - Non chérie, je ne suis pas d’accord, car c’est très difficile à entretenir - a répondu ma mère. - Mais maman, j’en veux un, je t’en prie - a supplié ma sœur. - Bon, je vais y réfléchier - a promis ma mère. C’était le 14 août, le jour de l’anniversaire de ma sœur. Depuis le matin, nous attendions le perroquet. Nous avons décidé de l’appeler Tchico. Il était jaune clair. Je ne pouvais pas m’éloigner de la cage. Quelques jours après, nous avons acheté un autre perroquet, pour que Tchico ne reste pas seul. Nous l’avons nommé Katya. Un soir, nous n’étions pas à la maison. Quand nous sommes revenus, Tchico était mort. Nous avons été très tristes. Au début nous n’aimions pas Katya, car nous ne pouvions pas oblier notre Tchico. Mais peu à peu, nous avons commencer à l’aimer. Elle est devenue un membre de la famille.


11 ans


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“Même les victimes ont les fêtes” (A ce moment, en ce lieu)

Je suis la petite dans notre maison et j’en souffre toujours. - Mariam, ma chérie, tu ne veux pas te réveiller ? - Mais qu’est-ce que c’est que ça ? je veux dormir. - Lève-toi vite ! Tu dois balayer la chambre. Je me suis habillée difficilement, j’ai fait mon lit et puis, en me rappelant que je devais balayer, j’ai couru vers ma mère. - Mamy, est-ce que je peux balayer un autre jour – lui ai-je dit presque en pleurant. Elle n’a rien dit. Elle a simplement lancer un regard et tout était clair pour moi. J’ai fini mes affaires en 2 heures. J’étais tellement fatiguée que je me suis étendue sur le divan sans pouvoir faire quoi que ce soit. Autrefois, quand j’étais petite et lorsque j’ai compris que j’avais deux sœurs et pas de frère, et que j’étais la plus petite dans notre maison, je me sentais très bien. Et quand j’entendais les autres dire que j’avais beaucoup de chance, mon bonheur n’en était que plus grand. Mais quand j’ai grandi et je suis devenue la « victime » de mes sœurs, j’ai compris que les enfants sont naïfs quand ils sont petits. Malgré ces matins difficiles, mon père m’offre des soirées merveilleuses dans le jardin.


12 ans


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“Une respiration légère” (La jeunesse et la paix)

Chaque homme veut vivre en paix, mais peu sont ceux qui pensent que la paix depend d’eux. Par exemple un hommes nuit à son voisin, un état à un autre. Pour vivre en paix, les états s’attaquent les uns aux autres. On peut voir la paix dans les choses simples : dans le rire joyeux d’enfant, dans l’odeur des fleurs, dans les sourires chaleureux des hommes. Je me suis souvent posé la question de ce qu’était la paix pour moi. Et à différents moments, le mot paix représentait differentes choses. Une fois, la paix c’était d’avoir fini mes fini mes cours ; une autre, d’être à la maison avec mes parents. Dès fois, je ne pense pas à la paix, car on ne pense pas aux choses lorsqu’elles sont là. Quand tu respires librement, tu n’a plus peur de te noyer. Je voudrais que pour tous les gens tout soit aussi simple que cela.


11 ans


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sans titre (Si je n’existais pas)

Si je n’existais pas mes grands-parents n’auraient pas ri de mes expressions ridicules.


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sans titre (Si j’étais le ministre de l’éducation)

Les enfants veulent que tout soit comme ils désirent: ne pas participer aux cours qu’ils n’aiment pas, lorsqu’ils n’ont pas envie d’ aller à l’école. Je ferais comme ça.


14 ans


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sans titre (Mon voisin)

A cause du voisin de notre maison de campagne, le chaos remplaçait le repos. Dès le matin, on entendait la grosse voix de son récepteur de radio. L’unique salut, c’était de l’inviter à prendre un petit café chez nous. Mais même ça, ce n’était pas une solution : il parlait sans s’arrêter. Il aimait bien interroger tout le monde. C’était moi qu’il interrogeait le premier: - Quel âge as-tu, est-ce que tu apprends bien à l’école? N’attendant pas les réponses des mes questions, il m’en posait d’autres. Le plus détestable, c’était quand il disait des histoires sur les voisins et qu’il m’obligeait à les écouter. Après être resté longtemps chez nous, il partait. Nous pouvions alors profiter du calme, pendant 15 minutes. De retour chez lui, il remettait la radio.


12 ans


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sans titre (Les récits)

Les lumières de la maison n’étaient pas allumées. Le chien était retiré dans un coin de la cour. Il attendait son maître, il était trés fidèle. Il avait froid. Il s’était mis en boule. La nuit semblait longue. La porte de la grille grinçait sans cesse. Le chien s’ennuyait. Il attendait son maître. Il n’aimait pas la solitude. Il lui semblait que quelque chose lui serrait la gorge. Il ne pouvait pas respirer. Le soleil s’est levé. Le chien a ouvert ses yeux. Son maître était devant lui. Le chien l’a regardé quelques minutes, puis il a baissé ses yeux. Le maître s’est étonné, il n’avait jamais vu tant de tristesse dans ses yeux. Il a remarqué que son chien avait de la température. Le docdeur a conseillé de le garder dans la maison. Quelques jours après, le chien marchait aux côtés de son maître, comme si rien ne c’était passé.


12 ans


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