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Les récits de Nariné Danéghyan

Les récits de Nariné Danéghyan

infoLa Page De Nariné Danéghyan


“La cour de mes rêves” (C’est Erévan, je suis dans ma maison)

Notre quartier est très étrange. Il est plein d’hommes qui viennent manger du rôti. Les restaurants sont nombreux dans notre rue. La nuit, on entend le bruit des querelles entre ivrognes. Très souvent, la police vient et les emmène. Notre cour se trouve de l’autre côté de la rue. Il y a tellement de voitures dans notre cour qu’il ne reste plus de place pour jouer. Ici on ne rencontre ni grand-père qui jouent au tictrac, ni grand-mères offrant du café. Je n’aime pas notre cour. Je rêve d’une autre cour où les enfants joueraient tranquillement, où les grand-pères feraient du tictrac,. Je veux qu’il y ait beaucoup d’arbres et des fleurs dans notre cour et que seul le bruit des feuilles dérange le calme des hommes endormis.


12 ans


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“L’histoire d’un arbre” (C’est Erévan, je suis dans ma maison)

Il était vert et grand. Chaque année, il fleurissait. Je ne savais pas quel type d’arbre c’était. En été, c’était très agréable de s’asseoir sous cet arbre. Quand il y avait du vent, il portégeait les maisons. Il sentait bien qu’il pouvait aider les gens. Il vivait comme ça. Mais la mort approchait. Quelques « hommes d’affaires » avaient décidé d’y construire quelque chose. La construction avait déjà bien commencé/ Les voisins n’étaient pas d’accord pour qu’on coupe cet arbre, mais comme c’était impossible de faire autrement, l’arbre a été coupé. Personne n’a fait attention aux protestations. Même l’arbre ne voulait pas être coupé ; mais personne ne pensait à lui. Il était coupé. Ils ont débarrassé ses branches. Et un nouveau restaurant est apparu à la place de notre arbre.


13 ans


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“Tchapi” (Les animaux et nous…)

Ma tante a un petit chien. Il s’appelle Tchapi. J’ai peur de lui. Chaque fois que je rends visite à ma tante, elle accroche Tchapi avec des chaînes. Il essait de se libérer des chaînes. J’ai de la pitié envers lui, mais je ne peux pas m’approcher de lui. Je lui jète un morceau de sausice et je m’éloigne de lui vite.


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sans titre (Un peu de moi)

Je m’appelle Nariné. J’habite à Erevan. J’aime chanter, danser, mais je dis à ma maman et à mon papi que je n’ai pas de capacités musicales. J’aime écrire des histoires. Je vais à ‘’Manana’’. Je n’aime pas les œufs, la viande ni les oignons. Je veux avoir un chien, mais mes parents ne m’en achètent pas. On dit qu’il ne faut pas avoir de chien dans un appartement. Il y a plein de chiens dans notre cours. Mon préféré, c’est Rex. Un jour, je l’ai emmené près de notre entrée et j’ai préparé un lit avec des vêtements usés pour qu’il puisse rester là. Le jour suivant, on a retrouvé un grand trou. Mon père s’est fâché, les voisins aussi. On a emmené le chien dans le jardin de notre voisin. Je voulais le garder dans notre couloir, mais personne ne m’a laisser le faire. Aujourd’hui, je n’ai toujours pas de chien. J’aime regarder la télé sauf les clips et les films policiers. Oh, j’allais oublier, j’aime beaucoup le football et le basket-ball. J’aime dessiner, j’aime sourire. Je n’aime pas les clips étrangers. Je veux devenir journaliste. Autrefois j’étais une excellente élève, mais maintenant ce n’est plus le cas. Je n’aime apprendre le français ni la géométrie. En fait, c’est moi, Nariné.


12 ans


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sans titre (Les histoires de printemps)

- Séchons des cours - a dit Edouard. - Non, il faut pas - ai-je dit. - Il faut fermer la porte à la clé - a dit Karen. - Je suis d’accord, a dit Félix. - Et si on se fâche contre nous ? - a demandé Anne. - On dira que la serrure était cassée - a dit Félix. - Oui, en plus la porte est très vieille. Il faut que trois personnes sortent de la classe. Ça fait plus réel. La cloche a sonné. Tout le monde est sorti. Il nous reste sept minutes. George, Anne et Soussik sont dans le couloir. Arthur a fermé la porte. La cloche a sonné. Tout le monde s’est mis à crier. La prof s’est fâchée. - Bon, ça ne finira pas bien. Elle a interrogé tout le monde sur la leçon et on a eu des mauvaises notes. La prof a été très offensée. Les leçons se sont terminées. On est content. On est rentrés en profitant de la beauté du printemps.


13 ans


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“Une histoire de chien” (Les histoires de printemps)

Nous préparions un concours. C’était le concours d’anglais entre les deux groupes. J’étais le chef de notre groupe. Tous les jours, nous faisions des exercices. C’était le printemps, nous avions décidé de faire l’exercice suivant dans la cour de Guévork , un garçon de notre classe et qui vit dans le quartier Kond. En arrivant, il a dit qu’il voulait nous montrer son chien. Et comme j’avais peur des chiens, j’ai refusé d’entrer dans la cour. Mais mes amis m’ont poussée dedans. La niche du chien était à côté de la maison. Nous avons commencé les exercices, mais à ce moment, les frères de Guévork ont ouvert la porte de la niche et le chien est entré dans la cour. Qu’est-ce qui s’est passé ensuite? Il ne vaut mieux de ne pas le raconter. Mais c’était notre première et dernière visite dans la maison de Guévork.


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“Un bonheur exceptionnel” (A ce moment, en ce lieu)

- Maman, je ne veux pas aller à l’école demain -ai je dit. - Et pourquoi? - a demandé ma mère étonnée. - J’ai beaucoup de devoirs à faire et je pense que je n’arriverai pas à tous les faire – ai-je répondu. - Non, tu dois aller à l’école, car demain vous avez chimie, physique et biologie. - Voilà, c’est pour ça je ne veux pas y aller demain! - Mais, chérie, vous allez étudier de nouveaux thèmes et tu vas les manquer - a dit ma mère. Je suis entrée dans ma chambre. «Non, il faut que je fasse quelque chose pour ne pas y aller demain», pensais-je. Je vais faire tous mes devoirs, sauf la chimie. Je n’aime pas cette matière, qu’est ce que je peux y faire? Le lendemain, à 7 heures et demie, mon frère Romanic m’a réveillée: - Romanic, laisse- moi tranquille, je veux dormir – ai-je dit. - Je ne veux pas être en retard à cause de toi - a répondu Romanic -lèves-toi ou je vais le dire à papa. - Ça m’est égal, laisse-moi tranquille -ai je répondu. Romanic s’est éloigné, agacé. A peine étais-je redormie, que la voix de mon père a éclaté: - Nariné, lèves- toi, vite! - Je ne veux pas me lever, laissez-moi tranquille. - Non, dis-lui qu’elle vienne! Je ne peux pas y aller seul - s’est fâché Romanic. - Si tu ne veux pas y aller seul, alors reste alors à la maison toi aussi! Je suis déjà fatiguée des leçons. Surtout qu’aujourd’hui, c’est samedi – ai-je dit. - Bon, tu peux rester – ont enfin consenti mes parents. Mais mon père a ajouté: - Dans ce cas, tu fais de l’anglais. - L’anglais, c’est mieux –ai-je dit et ensuite je me suis rendormie. Ce jour-là, je ne suis pas allée à l’école. Ce jour-là, j’étais très heureuse. Je me suis bien reposée, car on ne peux pas avoir cette chance tous les jour.


13 ans


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“Mais ce n’est pas de l’amour?...” (La jeunesse et la paix)

C’était un soir d’automne chaud et beau. Par la fenêtre ouverte les rayons de soleil entraient dans ma chambre, jouaient avec mes cheveux, m’enlevaient mon stylo. - Allez-vous-en, allez loin de moi les malins, aujourd’hui je suis occupée, je ne peux pas jouer avec vous. Je dois absolument écrire sur la paix. Bon, bon, je m’approche de la fenêtre une minute, je regarde le sommet blanc de Massis, j’admire les couleurs d’automne de la gorge Hrazdan. Cest tout, ne me dérangez plus. J’écris. Je ne sais pas pourquoi en disant le mot paix, je pense toujours, que l’antonyme de ce mot est guerre. La guerre et la paix. Depuis des siècles les gens guerroient, ils se battent, ils détruisent les villes florissantes, ruinent les miracles crées de leurs propres mains. Et après s’être fait de tels malheurs les uns aux autres, ils signent la paix et se sont réjouissent. Ils commencent à reconstruire les ruines détruites par leurs propres mains. Mais quand on pense aux sœurs, frères et mères de tous ceux qui meurent pendant les guerres. - Nara, Nara, aide-moi, s’il te plaît. C’est Roman, mon frère cadet. Le manuel d’anglais sous le bras, le stylo comme toujours dans la bouche. Avec ses yeux noirs, il me regarde. - Dit-moi vite, sinon je vais oublier ce que je dois écrire. …Mes pensées ont été interrompues. Qu’est-ce que j’écrivais? Ah oui, la paix. On peut tout réparer, sauf les relations humaines et la vie. Et du sang des morts et des disparus doit naître la vendetta. Et c’est une autre occasion de faire la guerre. On devrait arrêter les guerres de toute sorte, sinon il ne restera personne dans le monde… - Nara, Nara, viens vite, il y a un mariage, regarde la rue est encore embouteillée. Oh, la, la, la mariée est très belle. Viens, vite on a déjà poussé les ballons. C’est encore Romane. Il a sauté sur le bord de la fenêtre et se réjouit. - Romane, ne me dérange pas. - Nara, regarde, encore un mariage. - Romane, je t’ai dit de ne pas me déranger. Par la fenêtre ouverte, la musique désagréable entre dans la chambre. Toute la nuit, il y aura du bruit, on ne nous laissera pas dormir. Eh bien, que faire, les gens se contents. Je ferme la fenêtre et j’essaie de me concentrer. Comment convaincre les gens de ne pas guerroyer ? Comment convaincre les terroristes de ne pas exploser pas les avions, ne pas occuper pas les théâtres… Que faire? C’est bien quand le soleil brille dans le ciel bleu, quand les enfants jouent et font du bruit dans la cour, quand les papillons multicolores se reposent sur les fleurs. Le mariage bruyant est bien, même si cela me dérange beaucoup. Peut-être qu’il faut que tout le monde s’aime, qu’on s’aime tant qu’on ne se vexe pas, qu’on n’offense pas les uns les autres… Est-ce difficile d’aimer les gens?


12 ans


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sans titre (Si j’étais le ministre de l’éducation)

Si j’étais ministre de l’éducation, je n’optimiserais pas les écoles. En plus, j’augmenterais le nombre de professeurs et j’ouvrirais de nouvelles écoles. Et je donnerais des pupitres aux écoles, pour que 3 élèves ne s’assoient pas sur un même pupitre.


12 ans


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“La fuite ratée” (Ecole)

J’ai beaucoup entendu parlé de la fuite. Tous qui ont séché les cours, racontent, que c’est émouvant pour que le professeur ne remarque pas dans le couloir ou sur le seuil de I’école. Ton cœur bat plus fort. Ta conscience dit: “Tu dois participer au cours et écouter attentivement le professeur”. Mais d’un l’autre côté, les malices enfantines te disent : “C’est inintéressant, sèche les cours, va même à la maison, ça ne fera rien”. Moi aussi, je désire avoir de tels sentiments. Et voilà… - On va absolument sécher le cours aujourd’hui - dit Anne. - On va sécher quel cours?- demande Karén. - Le russe. - C’est sûr, ou bien une partie de la classe doit rester? - Non, tout le monde. - Et le registre? - ai-je demandé. - Je l’emporterai dans la salle des maîtres. - Mais qu’est-ce que tu vas dire? - J’inventerai quelque chose. - Quoi, par exemple? - Alors… - Vaut mieux ne pas remettre à sa place le registre, qu’il reste dans la classe. Nous le mettrons dans l’armoire. - Mais ensuite qui reviendrait pour l’emporter dans la salle des maîtres? - J’ai un cours, je l’emporterai. La cloche a sonné. C’était la leçon d’histoire. Malgré la chaleur dans la classe, nous avions déjà mis nos manteaux, nos chapeaux et nos gants pour ne pas perdre de temps à cela pendant la recréation. Nous avons même pris nos cartables. Puis, après avoir passé 40 minutes dans la salle ensoleillée, la cloche a enfin sonné. Nous sommes sortis de la classe en une seconde. Dans la classe il y avait quelques élèves qui s’habillaient encore. Nous les avons pressés. Quand nous avons été enfin prêts, nous sommes allés dans l’escalier : c’était l’endroit où le professeur pourrait facilement nous remarquer. Nous avons décidé de sortir de l’école en groupe. Nous sommes dans la cour. Nous avons décidé partir vite, mais… - Mais si on se fâche? - Je pars, c’est tout, faites ce que vous voulez - me suis-je fâché. Revenir après avoir tout si bien organisé ? Jamais. Mais, comme tout le monde est revenu dans la classe, moi aussi j’étais obligé d’y aller. Cette scène se répète presque tous les jours. A chaque fois, je décide de sécher le lendemain, mais je ne tiens jamais ma décision. Pourquoi? Moi non plus , je ne le sais pas. Mais soyez-en sûr, je vais vraiment sécher demain, même seule. Peut-être ne changerai-je pas d’ avis.


13 ans


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“L’histoire se répéte-t-elle” (Notre rue)

Mon grand-père racontait que, il y a quelques années, il y avait des émigrants dans notre village. Ils étaient en de tristes états. Ils n’avaient pas de maison mais ils faisait tout leur possible pour vivaient petitement. Les enfants du village les appelaient en criant: - Les émigrés, les émigrés. Ils ne comprenaient pas qu’ils les offensaient et qu’ils attisaient leur chagrin. - Nous ne sommes pas des émigrants, nous avons un logis - disait le plus petit d’entre eux, en serrant ses petits poings.


12 ans


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sans titre (Les récits)

C’est le matin. Il est huit heures. Je suis obligée de me lever, parce que maman m’appelle et que mon frère allume le magnétophone. Il sait que je n’aime pas la musique. Je crie de toutes mes forces. Je me lève et je le débranche. Puis, j’entre dans la cuisine. Je mets un peu de lumière, parce qu’il fait sombre. Par la fenêtre, je regarde le mont Ararat ; il est couvert de neige. Je suis heureuse. Aujourd’hui nous n’avons que quatre cours. Il est neuf heures moins dix. Mon cartable est en fouillis. Je cours à l’école.


13 ans


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