“Pour la première fois...”
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Je suis seule dans la maison. Que c’est bien! Que faire? Malheureusement je dois aller à l’école dans une heure. J’ai la clef, toute la maison est à ma disposition. Peut-être avez-vous compris que c’était la première foit qu’on m’avait laissé la clef et on m’avait laissée seule dans la maison. Ah! qu’est-ce que je vais faire? J’ai de l’argent, je vais acheter du chocolat pour ne pas rester affamé à l’école (j’ai 6 heures de cours). J’ai décidé d’y aller. Pour la première fois, je dois sortir de la maison, fermer la porte, puis revenir et l’ouvrir moi-même. Je dois faire tout ça. Peut-etre que je devrais téléphoner à ma grand-mère et la prévenir? Non! Je veux tout faire moi-meme. “Ma tante Sona ne téléphone pas chaque fois à ma grand-mère pour la prévenir qu’elle sort de la maison” - pensais-je en oubliant qu’elle a 20 ans de plus que moi. J’ai pris mon argent, j’ai fermé la porte avec fierté et je suis descendue au rez-de-chaussée.
- Ah! où est ma cléf? Je l’ai laissée à la maison, je ne peux plus y entrer. Et moi qui étais si joyeuse... J’ai tout de suite perdu ma bonne humeur. Je suis allée chez ma voisine. Je ne savais pas à qui téléphoner pour ouvrir la porte. La seule personne possible était ma grand-mère.
- Allo! bonjour grand-mère.
- Ah! bonjour.
- Je... je..., je ne voulais pas mais... je vais te raconter rapidement. J’allais acheter du chocolat... la porte s’est fermée, ou plutôt, j’ai oublié la clef. Maintenant, je suis chez la voisine. Viens pour ouvrir la porte, je t’en prie!
- Mais qu’est-ce que tu dis? - ai-je entendu.
- Viens, vite, je vais t’expliquer.
Ma grand-mère est venue en une demi-heure. On a ouvert la porte. J’étais en retard. Quand nous sommes entrées dans la maison, j’ai vu le visage rougi de ma grand-mère et j’ai compris qu’elle allait me faire des reproches pendant des heures et des heures. Mais j’ai trouvé une solution. J’ai pris mon cartable et j’ai dit:
- Je suis en retard, je te raconterai plus tard ce qui s’est passé.
Maggie Hakobdjanyan 11 years old
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Nous étions en troisième, nous avons fait une excursion vers l’Arvéran. Il faisait chaud et nous avons décidé de nager dans la rivière. Mais un vieil homme nous a dit qu’il y avait des morceaux de verre. Nous n’avons pas fait attention à ce qu’il disait. Nous avons nagé. Soudain, mon ami a trébuché et il est tombé. Il a nagé vers le bord. Nous avons vu qu’il avait la jambe lacérée. On l’a hospitalisé. On lui a fait 5 points de sutures. Il aurait fallu écouter le vieil homme.
Souren Tovmassyan 11 years old
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Nous avons ramassé nos affaires et nous sommes sortis de la classe. Nous avons descendu les escaliers jusqu’au rez-de-chaussée, mais le gardien ne nous attendait pas pour ouvrir la porte. Nous avons couru vers l’autre bâtiment. Nous n’avions pas peur et nous pensions que nous étions déjà des adultes, que personne ne nous ferait de reproche. Nous nous sommes promenés dans le jardin. Le lendemain, nous sommes allés à l’école sans avoir préparé les leçons. Près de l’entrée, nous avons senti le regard irrité du gardien ce qui nous a étonné. Mais nous sommes des adultes. C’était le début. Quand nous sommes montés, notre instituteur nous a fait des reproches. Elle a giflé l’organisateur du plan et nous a envoyés chez le censeur. Ce dernier s’est fâché et il a appelé les parents à l’école. Les parents aussi se sont fâchés. Nous avons compris que c’était notre première et dernière fuite.
Esthère Sahakyan 12 years old
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Je pêchais pour la première fois. Il fasait chaud et je ne pouvais pas m’asseoir à ma place. Toute la journée nous sommes restés assis sous le soleil, mais nous n’avons rien pêché.
Arthur Ghazaryan 9 ans
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J’avais peut-être dix ans quand je me suis querellée avec ma mère pour la première fois. C’était un simple jour de printemps. Je suis entrée à la maison et j’ai dit à ma mère:
- Maman, aujourd’hui il fait très chaud. Est-ce que je peut mettre ma chemise rouge et aller aux leçons?
- Non!
- Maman, je t’en prie - je continuais à essayer de la convaincre mais je savais qu’elle ne changerait pas d’avis.
- Non! – a-t-elle crié sur moi.
Personne n’avait encore crié comme ça.
Je n’ai rien dit. J’ai pris mon cartable sans mot dire et je suis sortie de la maison. Quand je suis rentrée, c’était le soir. Je me suis enfermée dans ma chambre. Je savais si je sortais, j’allais parler à ma mère, mais je ne voulais pas faire la paix avec elle, j’étais trop vexée. Je faisais mes leçons dans ma chambre. Puis j’ai commencé à pleurer. Il était déjà tard et j’allais dormir quand ma mère a ouvert la porte.
- Pardon! J’ai crié sur toi, pardon!
J’ai couru vers elle, je l’ai embrassée en pleurant. Cela a été la première et dernière fois que j’ai été vexée à cause de ma mère. Je promets que je ne recommencerai plus.
Mariam Manoukyan 12 years old
Lisez tout les récits (14) de Mariam Manoukyan
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- Hakobyan Lousiné, tu as eu une mauvaise note – a dit notre nouvelle institutrice avec indifférence en ouvrant les cahiers de contrôle.
J’ai cru perdre la tête.
- Mais comment? - ai-je dit à pein en pensant que c’est une erreur. Je n’avais jamais eu de mauvaise note.
- Une mauvaise note - a continué mon institutrice avec indifférence – il n’y a que le dernier problème que tu as bien résolu. Viens et regarde!
Je me suis approchée de la table de l’institutrice et j’ai pris mon cahier. J’ai vu le deux ecrit en rouge. Je ne voyais plus rien, j’ai eu du vertige, j’étais hors d’haleine. Mais comment ai-je pu avoir cette mauvaise note? Rien que la pensée que je pouvais avoir un Passable me faisait trembler. Comment pourrais-je regarder mes parents dans les yeux? Qu’est-ce que je vais leur dire sur cette note dont je ne veux pas dire le nom? Quelle honte! J’ai commencé à pleurer devant toute la classe. Les larmes tombaient de mes yeux et atterissaient sur la note.
- Mais qu’est-ce que tu veux, tu n’a réussi que le dernier problème, comment est-ce que je pourrais te mettre une bonne note?
Moi, je pleurais, la vie était finie pour moi. Cette “mauvaise note” était sur mon chemin de vie.
- Bon, donne-moi ton cahier! - a dit l’institutrice en soupirant.
Elle a écrit quelque chose dans mon cahier. J’ai ouvert et j’ai regardé. C’était un Passable avec un Moins.
Lousiné Hakobyan 14 years old
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Je faisais du bruit dans la cuisine. J’avais 6 ans.
- Qu’est-ce que tu fais? - a demandé ma mère.
- Je cherche la casserole en cuivre.
- Pourquoi?
- Je prépare de la soupe pour mon enfant.
- Quel enfant?
- Pour mon Anne. Cette ourse que mon père m’avait offert.
- Mais quelle soupe tu prépares?
- Une bonne soupe avec du vermicelle. Où sont les légumes? Dans le réfrigérateur?
- Oui.
- Le vermicelle aussi est là aussi?
- Oui!
- Tu peux venir maman?
- Qu’est-ce qu’il y a?
- Combien dois-je verser d’eau?
- Un verre.
- Un verre?
- Oui –a-t-elle dit.
- Ce n’est pas trop peu?
- Non!
Un peu plus tard, maman m’a dit:
- Ma petite! ton ourse ne vas pas manger cette soupe. Si tu veux, tu peux préparer un peu plus. Ton père viendra et nous mangerons ensemble.
- Mais, je ne veux pas.
- Je vais t’aider. Tu vas couper les légumes, et moi, je vais apporter le vermicelle.
- Comment est-ce que je peux les couper?
- Comme tu veux. Puis, je vais peler la pomme de terre, et tu vas la couper, d’accord? - a demandé ma mère.
- Oui, maman.
J’ai à peine coupé la pomme de terre et les légumes que c’était déjà l’heure du retour de mon père.
- Viens papa! je vais te verser de la soupe.
Papa est venu. Ça sentait le brûlé. La soupe avait coulé sur le gaz. Nous nous sommes assis autour de la table et nous avons essayé de manger ma “soupe”. Nous avons mangé parce qu’il n’y avait plus rien d’autre à manger. Mon père a mangé avec plaisir ou bien a-t-il feint pour que je ne sois pas vexée? Je ne sais pas.
Zarouhi Ghoukassyan 13 years old
Lisez tout les récits (7) de Zarouhi Ghoukassyan
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Ce jour-là j’allais voir mon neveu pour la première fois. Il arrivait en Arménie. Il était tout petit et doux. Il se nommait “Bala”. Quand il avait faim, il disait:
- Bala a faim.
Il aimait bien les voitures et il les appelait “doudou”.
- Papy Vahag, as-tu un doudou? - demandait-il à mon père.
Et quand mon frère l’emmenait près de la voiture, il disait:
- Je n’aime pas Poghos, j’aime son doudou.
Astghik Eghiazaryan 13 years old
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“Quand on m’a fait une piqure à la main pour la première fois”
Quand ce fut le moment d’entrer dans la salle, j’ai crié :
- Non, je ne veux pas!
C’était parce que tous les petits en sortaient les larmes aux yeux. Quand on m’a fait entrer dans cette salle, je criais à tue-tête et je bougeais tellement que cinq personnes ont du me tenir quand on m’a fait l’injection, pour que je ne bouge pas et pour que l’aiguille ne soit pas cassée. Vous savez le plus drôle, c’est qu’après tout cela j’ai été le seul à sortir de la salle en souriant. J’ai compris que cela ne servait à rien de crier.
Armén Babayan 11 years old
Lisez tout les récits (3) de Armén Babayan
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Ma mère me raconte que j’ai commencé à parler et à prononcer les mots très tôt. C’est vrai que je connaissais beaucoup de mots, mais je les prononçais tous mal. En plus, je ne savais pas du tous ce qu’ils voulaient dire. Ma mère me raconte que ma grand-mère avait un agenda où elle avait écrit mon premier mot, puis les suivants. Parfois je lis son agenda et je ris.
Assya Eghiazaryan 12 years old
Lisez tout les récits (10) de Assya Eghiazaryan
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Pour la première fois, je suis monté au sommet du mont Ara avec mes amis, Tigran et David. Ma mère, le père de Tigran et celui de David aussi etaient avec nous. Le père de Tigran me disait:
- Aram, ne parle pas fort, les pierres vont glisser sur nous du haut de la montagne.
Mais je n’arrêtais pas de parler. Puis, 2 heures après, quand tout le monde était fatigué, je suis monté en haut de la montagne.
J’ étais étonné parce qu’on était le 14 août et il y avait encore de la neige au pied de la montagne. J’ ai pris de l’ eau de la source.
Ensuite, on a écrit un article sur nous dans un journal. C’était ma mère, le père de David et celui de Tigran qui l’avaient écrit ; ils sont tous journalistes.
Aram Zatikyan 10 years old
Lisez tout les récits (4) de Aram Zatikyan
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Mon cousin était venu chez nous pour la première fois. J’avais 4 ans. Notre nouvel appartement avait tellement plu à mon cousin qu’il a décidé de rester un ou deux jours. J’étais très heureux.
- Reste un peu avec Romen et Mané, je rentrerai tôt - a dit ma mère.
- Bon! - a consenti mon cousin.
Quand ma mère est partie, j’ ai commencé à lui tirer les cheveux, à le mordre, à l’énerver. Il a crié. Ma sœur et moi, nous nous sommes tus un moment. Et tout à coup ma sœur s’est mise à crier et moi, j’ai commencé à pleurer. Mon cousin avait bien réussi à nous faire peur et j’ai décidé de ne plus le fâcher.
Romène Tsatouryan 10 years old
Lisez tout les récits (1) de Romène Tsatouryan
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C’était l’hiver. Ce jour-là mon grand frère devait rester chez nous. Quand ma grand-mère m’a couchée, mon frère est entré dans ma chambre en cachette et m’a fait peur. Alors j’ai crié et je me suis mise à pleurer. En pleurant, je disais « mamie ». Ma grand-mère a accouru tout de suite. Elle s’est fâchée contre mon frère et a dit :
- Est-ce que tu n’as pas honte de faire peur à ta sœur. Mon fils, tu es grand quand même!
- Mais qu’ est-ce que j’ ai fait? - a répondu mon frère.
Puis ma grand-mère m’ a calmé, a mis le petit ours dans mes mains et m’a recouchée. C’ est comme ça que j’ ai prononcé mon premier mot.
Mané Tsatouryan 11 years old
Lisez tout les récits (6) de Mané Tsatouryan
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Il faisait très chaud. Nous sommes sortis de « Manana ». J’ ai démandé à mes amis:
- Avez-vous de l’ argent?
- Oui - ont-ils répondu tous ensemble.
Nous avons décidé d’acheter quelque chose à manger et de monter en haut de la « Cascade ». Et nous l’avons fait. Quand nous sommes descendus, nous étions très fatigués et il n’y avait pas de minibus. Quand il est arrivé, j’ai fait signe au chauffeur de s’arrêter, mais juste à ce moment-là, un policier l’ a arrêté. Nous avons attendu le chauffeur. Et une heure a passé comme cela. Nous ne pouvions plus attendre. Nous sommes donc descendus et nous avons continué notre chemin à pied. Quand je suis rentrée, ma mère parlait au téléphone avec la mère de Sourène. Tout de suite, j’ai dit:
- D’ abord, c’était le minibus qui avait du retard, ensuite le policier l’ a arrêté.
Arpiné Aghayan 11 years old
Lisez tout les récits (7) de Arpiné Aghayan
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C’était le soir. J’étais à la maison et je regardais la télé. Ça a commencé par les « infos », une pluie d’ étoiles allait tomber. C’était la première fois que j’entendais parler de cela. Je ne comprenais pas ce que c’était, comment cela se passait. Ma mère m’a dit qu’ une comète allait passer dans le ciel et provoquer une pluie d’ étoiles. J’étais très contente et j’ai demandé à ma mère de me réveiller pendant la nuit, pour que je puisse voir ce spectacle.
Je me suis réveillée en pleine nuit et je me suis souvenue la pluie d’étoiles. Je me suis approchée de la fenêtre et j’ai vu que tout avait déjà commencé. Puis, je suis allée réveiller mon père, mais il était déjà levé. Il s’est fâché en me voyant debout et m’a ordonné d’ aller me recoucher :
- Tu es un petit diable, c’est pas possible ! - a-t-il dit.
Je suis retournée dans ma chambre et je me suis mise à regarder par la fenêtre. Quand tout a été fini, je me suis couchée et j’ ai pensé: « Je vis une vie géniale, j’ai vu une éclipse de lune, la pluie d’ étoiles et plein d’autres choses. C’est très intéressant. Et je me suis endormie en pensant à cela.
Assya Eghiazaryan 12 years old
Lisez tout les récits (10) de Assya Eghiazaryan
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C’est la première fois que je ne vois pas vu mon frère pendant deux semaines. Il me manque tellement. Je compte chaque jour combien de temps il reste jusqu’à son retour. Il rentre bientôt et je compte les heures. Je pense à comment je vais l’accueillir quand il reviendra. Chaque nuit, dans mes rêves, je vais à l’ aéroport pour accueillir mon frère. Ma mère aussi m’a manqué, mais c’est pas la première fois. La première fois c’était quand elle était partie pour l’Iran, je ne l’ avais pas vue pendant deux semaines. Quand elle est arrivée, je n’ étais pas allé à l’aéroport. Seul mon père y était allé. Mes frères et moi étions restés chez nous. Mes parents sont rentrés en pleine nuit. Je me suis réveillé un peu plus tard. Elle me manquait tellement que je me suis levé, j’ai couru et je me suis jeté dans ses bras.
Hovnan Baghdassaryan 9 years old
Lisez tout les récits (16) de Hovnan Baghdassaryan
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Chez Narek les couleurs vives de la journée s’éteignent. Les rayons du soleil n’éclaircissent plus ses yeux. Les bruits disparaissent. Tout cela est remplacé par sa lourde respiration. Cela m’a beaucoup frappé, plus que le sanglot de sa mère.
Un cercueil était au centre de la chambre.
-Oh, mon Dieu, c’est le père de Narek - en le remarquant mes pieds ont tremblé et j’ai pâlit tout de suite.
-Tu as froid - m’a demandé Armen sans bruit.
J’ai fait signe de la tête. Je n’avait pas froid. Surtout, je m’imaginait qu’il était endormi. J’ai cru que ses yeux bougeaient. Effrayé, je me suis tourné vers le mûr.
- Ella, qu’est qu’il y a ?
- Rien, quand est-ce que on part?
- Attend, assied-toi.
- Ben.
Malheureusement l’unique chaise libre était près de cercueil. Je me suis approché et je me suis assise. J’étais tout près.
-Armen, je t’en prie, allons nous en.
Armen parlait avec Narek.
Il ne m’écoutait même pas.
-Ara viens.
-Bon, je pars.
Il ne m’a pas écouté. Je me suis tourné et j’ai couru. Je voulait me débarrasser de cette mauvaise odeur.
Eléonora Haroutunyan
Lisez tout les récits (16) de Eléonora Haroutunyan
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« Ma petite, allons a la cantine », m’a dit maman et elle m’a donné de l’argent. Je dois dire que la peur m’avait saisi, mais je me souviens encore que les billets de 50 sont roses. J’ai pleuré dès le premier jour, parce que le gardien n’a pas permis à maman d’entrer. L’année suivante ce gardien a été mis à la porte. Peut-être est-ce ma malédiction qui fait effet. Puis une femme s’est approchée de moi, m’a demandé mon nom et m’a accompagnée. Elle était gentille, c’est pourquoi elle a pas été mise à la porte l’année suivante.
On m’a emmené dans un endroit où la femme-à-dentier expliquait quelque chose. La cloche de la première leçon a sonné. C’était la première fois que je l’entendait, et en général tout était nouveau pour moi. Je n’ai jamais vu tant de nouveautés. 50 écoliers, qui étaient-là eux aussi, pour la première fois, se parlaient pendant la récréation. Mais j’étais un peu à l’écart, le premier jour. Quand les leçons se sont terminées, une fille m’a pris la main et m’a proposé de descendre ensemble. C’était pour la première et la dernière fois. Je n’ai jamais imaginer tout ce qu’il allait passé sur cet escalier. Je n’ai aucune imagination. Je suis dans la cour de l’école qui m’est assez étrangère. Seulement la première fois bien sur.
J’aime beaucoup ce jour-là, vraiment, je peux pas l’oublier. C’est un jour très spécial, mystérieux dans ma vie qui ne s’est jamais répété. Ce jour sera toujours unique.
Nané Sahakyan
Lisez tout les récits (9) de Nané Sahakyan
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J’était assise près du micro. J’étais émue. J’avais peur. Ma mère n’arrêtait pas de me rassurer. Elle me disait qu’il n’y avait aucune difficulté, que tout irait bien. Comme c’était la première fois que je parlais à la radio, je m’inquiétait, j”étais inexpérimentée. Je voulais tout laisser et m’enfuir. Mais le présentateur est entré tout de suite et il a dit que l’enregistrement du son allait commencer. Je devais retenir mes émotions. Je n’avais pas la choix. Il a commencé à lire le texte. A la fin, il m’a posé des questions. On peut dire que j’ai bien répondu. Je n’en revenais pas d’avoir pu me calmer. Après cette première expérience, je suis allée plusieurs fois au micro. Je m’enregistrais, je faisais même des discours en direct. Maintenant, tout est plus facile.
Ani Deghoyan 15 years old
Lisez tout les récits (5) de Ani Deghoyan
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C’était un jour comme les autres. Quand je suis rentrée de l’école, ma mère m’a dit :
-Djouliana, la soupe est servie. Prend quelque chose, puis fais tes devoirs. Fais bien attention à ta sœur!
-Et toi maman, où va tu?
-Ton père et moi, on part chez ta grand-mère, il faut qu’on se dépêche.
-Ah oui, et nous? -,ai-je demandé presque triste.
-On sera bientôt de retour. Il faut que ta sœur joue et que tu fasses tes devoirs
-Bon – ai-je dit.
-On commence.
J’ai assis ma sœur autour de la table et j’ai dit :
-Nous allons prendre de la soupe, puis on va jouer.
J’ai pris la cuillère et je l’ai fourrée dans sa bouche. Elle a pleuré. Peut-être avait-elle pris le dîner.
-Oh non, ne pleure pas, je t’en prie – ai-je dit.
Elle ne parlait pas encore, elle était petite. Elle ne faisait que pleurer. Je l’ai un peu rassurée.
Je me demandais comment occuper ma sœur.
-Diana, jouons au papa et à la maman, d’accord ?
Comme elle ne parlait pas, j’ai pensé qu’elle était d’accord. Je suis entrée dans la chambre de maman, j’ai pris son sac, j’ai mis ses souliers et ses boucles d’oreille. En bref, je suis devenue une petite maman. Je suis entrée dans la salle.
-Diana, j’arrive. Je suis ta mère, et toi, tu est ma fille.
J’ai mis un peu de rouge à lèvres de maman. Ma sœur me regardait et était étonnée. J’ai pris la télécommande, je l’ai donné à Diana et je l’ai dit :
-Ma petite, prend le téléphone, je vais au magasin. Je suis entrée dans la chambre voisine comme si c’était un ‘’magasin’’. Et quand je suis rentrée j’ai vu seulement la batterie.
-Mais qu’est que tu a fait. Qu’est-ce que je vais dire maman ?
A ce moment-là, on a frappé à la porte. J’ai ouvert. Mes parents sont entrés. Ils m’ont regardée, stupéfaits. J’étais dans les habits de maman, avec son nouveau sac à ma main. Et ma sœur, elle en train de mettre la salle en désordre. Moi, je n’avais pas fait mes leçons. Rien de grave. Tout de même, quand je suis seule, je ne m’aime pas être si désobéissante.
Djuliana Arakelyan 15 years old
Lisez tout les récits (5) de Djuliana Arakelyan
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Un jour, ma mère a décidé de fêter mon anniversaire à l’école. Mais je n’étais pas d’accord avec maman. J’ai dit que je n’avais pas de bon copain et qu’on s’était disputés. Ma mère m’a grondé pour cela. Je ne l’ai plus contredit, parce que j’ai compris que maman avait raison. Le jour suivant ma mère m’a réveillée un peu plus tôt.
-Aram, lève-toi, habille-toi, peigne-toi. Nous sommes arrivés à l’école. Nous sommes entrés dans la classe. La classe était ornée de ballons de toutes les couleurs et des guirlandes de papier. Chacun m’avait préparé un petit cadeau. Depuis ce jour, je suis devenu ami avec tous mes camarades.
Aram Abrahamyan 14 years old
Lisez tout les récits (6) de Aram Abrahamyan
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