“A ce moment, en ce lieu”
|
“A ce moment, à ce lieu”
Le ciel est bleu et clair aujourd’hui. Tout est ordinaire. Et je crois que c’est la paix qui domine maintenant. Il y a beaucoup de gens dans les rues, certains se dépêchent d’aller au travail, d’autres se promènent. Et moi, je regarde le ciel calme et je pense:”Que tout est paisible!”
Mais quand je pense au monde, à son présent et son passé, je comprends que tout n’ai pas si paisible. Il y a beaucoup de gens qui meurent en ce moment. Il y a des gens qui regardent le ciel bleu pour la dernière fois. Le monde n’a jamais été paisible. La Terre non plus, elle ne l’a pas été dès la création de l’ être humain. Mais pourquoi? Parce que chaque être humain, chaque pays ne pense qu’à lui-même, à ses profits, mais ne l’avoue jamais.
« Pour la Patrie », c’est une devise qui déguise les guerres et les méfaits. L’égoïsme est plus puissant que la patrie. Par exemple, Alexandre Macédonien, dont les profits des expéditions étaient très personnels, ne songeait pas du tout à sa patrie, la Macédoine. Il n’imaginait pas qu’après sa mort l’ennemi allait se venger. On emmène le peuple au champ de bataille contre sa volonté et on apelle ça « pour la patrie ».
Peut-être que moi aussi je ne pense qu’à moi-même, quand je regarde le ciel et je me dis: « Quel calme! »
En réalité, rien n’est calme. J’aimerais simplement regarder le ciel par la fenêtre et dire: « Quel bonheur aujourd’hui, tout est paisible, le ciel aussi ».
Elène Gulnazaryan 13 years old
Lisez tout les récits (9) de Elène Gulnazaryan
^ haut de la page
|
“Les paroles tristes non dites”
Je me rapelle que j’avais 4 ans quand nous avons déménagé. Notre nouvelle maison se trouvait près de la caserne. Cette maison m’avait beaucoup plu, tout était calme, il y avait des arbres et un petit jardin où je jouais toute la journée. Mais à midi, cette tranquillité a été troublée par la musique de deuil et par les voix des pleurs. Ma mère est sortie pour voir ce qui se passait; c’était les funérailles d’un soldat mort pendant la guerre...
Une nuit j’ai été réveillée par un bruit. On m’a dit qu’un soldat s’était enfui pour rentrer chez lui. Avant, j’étais petit et je ne comprenais pas ce qu’il avait de mauvais si le soldat voulait rentrer chez lui. Je ne savais pas quelle différence il y avait entre rentrer et s’enfuir.
Un jour, ma mère et moi allions au magasin et nous avons vu qu’on emmenait des soldats. Ils n’ont pas même réussi à embrasser leurs parents qui se sont jetés vers eux en criant, pour pouvoir regarder leurs enfants pour la dernière fois. La voiture a roulé à toute vitesse et a disparu. Mais les cris et les sanglots des mères ne cessaient pas. J’ai levé la tête effrayée et j’ai vu que ma mère pleurait.
- Maman, qu’est-ce qu’il y a?
- Rien.
- Alors pourquoi cette vieille femme pleure-t-elle?
- Parce qu’on emmène son fils.
- Où?
- A la guerre.
- Est-ce un mauvais endroit?
- Oui.
- Est-ce qu’on m’y emmenera aussi?
- Non, on emmène que les garçons - a dit ma mère en essuyant ses larmes et elle m’a embrassé.
Au magasin ma mère m’a acheté des bonbons et j’ai oublié que j’étais effrayée. Maintenant, je suis grande et je comprends où on emmenait les soldats et pourquoi leurs parents pleuraient. C’est incroyable tout ce que j’ai vu... La caserne existe encore, les parents accompagnent leurs fils au service militaire et célèbrent souvent ce jour avec un tambour et un zourna (instrument de musiquel), parce qu’il n’y a plus de guerre.
...J’étais petit, et tant mieux, parce que je n’en garde peu de souvenirs.
Eléonora Haroutunyan 14 years old
Lisez tout les récits (16) de Eléonora Haroutunyan
^ haut de la page
|
“Les fleurs pour Notre-Dame”
Le soir, le vent soufflait et il pleuvait. Ma mère et moi sommes allées à l’église. Quand nous sommes arrivés jusqu’à la porte de l’église, un enfant de cinq ou six ans s’est approché de nous. Il y avait quelques petits bouquets de fleurs dans ses mains tremblantes. La tête baissée, en rougissant de honte, il a chuchoté:
- N’achèteriez-vous pas un bouquet de pensées, s’il vous plaît?
J’ai remarqué des larmes dans les yeux de ma mère. Je lui ai demandé: “Combien ça coûte”? Le garçon avec plus de honte a répondu:
- 100 drames.
Ma mère a sorti 200 drames de son porte-monnaie et elle a acheté deux bouquets de fleurs, elle me les a donnés. Nous sommes entrés à l’église, nous avons fait des signes de croix. J’ai commencé à tourner dans l’église. Je me suis arrêté devant l’icône de la Sainte- Vierge et de Jésus-Christ. Après être resté debout quelques minutes, j’ai pris l’un des bouquets et je l’ai mis sous l’icône. Puis, je me suis assis sur le banc et j’ai commencé à écouter le silence de l’église.
Achot Quanquanyan 14 years old
Lisez tout les récits (2) de Achot Quanquanyan
^ haut de la page
|
“Des circonstances dérangeantes”
Le professeur corrigeait nos travaux et il nous a dit de ne pas faire de bruit. Les enfants parlaient, discutaient de quelques sujets. On parlait surtout d’examens.
- “Hep! Si elle…” - pensais-je.
- Garnik, quel examen auras-tu, la physique ou la chimie – m’a-t-on interrompu.
- Je ne sais pas, peut-être la chimie. La physique est un peut difficile.
Je me suis souvenu d’elle à nouveau. Mais cette fois-ci, la cloche m’a dérangé. Eh! je n’ai pas réussi à m’asseoir tranquille et rêver d’elle.
Garnik Kotcharyan 15 years old
Lisez tout les récits (3) de Garnik Kotcharyan
^ haut de la page
|
“Occupation”
C’était un des beaux jours du mois de mars.
- Que faire? - ai-je dit.
- Je mangerais une glace - a répondu Asya.
- Moi aussi.
- Maman ne va pas nous le permettre – avons-nous dit ensemble.
- Nous mangerons en cachette - ai-je ajouté.
Et voilà Astrik qui venait à temps. Nous lui avons raconté nos projets.
- J’ai mal à la gorge - a-t-elle dit.
- Laisse béton.
- Je suis d’accord. Nous sommes allées au magasin et nous avons acheté des glaces. Nous sommes montées sur le toit de la maison d’Asya, nous avons sorti les glaces et tout à coup:
- Asya, viens vite à la maison, tu a des devoirs - a-appelé la mère d’Asya.
- Comme toujours, des leçons et des leçons -a grommelé Asya.
- Asya, tu ne sais pas qu’on ne peut pas vivre sans leçons ? -ai-je ajouté.
- Oui - a continué Astrik.
- Arpiné! Arpiné! - c’était ma grand-mère.
Asya a réussi à manger sa glace, et moi non. J’ai donné ma glace à Astrik et je suis allée à la maison. Astrik est restée seule et elle ne savait pas quoi faire. Elle était obligée de manger deux glaces et c’est surement pour cela qu’elle est restée au lit toute une semaine.
Arpiné Aghayan 11 years old
Lisez tout les récits (7) de Arpiné Aghayan
^ haut de la page
|
“Dans le minibus”
Le minibus était bondé. Probablement 4 personnes étaient assises sur mes bras. Je me fâchais contre le chauffeur qui prenait des passagers sans réfléchir. Le minibus s’est arrêté de nouveau et deux personnes nouvelles personnes sont montées : une femme avec sa petite fille. Elle se sont placées au bout avec grande difficulté et l’enfant a commencé à regarder par la fenêtre. J’étais dans une mauvaise situation : 4 personnes dans mes bras et, en plus, mon sac qui était lourd. Quelqu’un écrasait sans cesse mon pied et murmurait à chaque fois : “excusez- moi”, ne regardant même à qui il avait écrasé le pied.
Et à part cela, le minibus roulait dans des endroits des plus désagréables et des plus sales: à côté de la foire. Et comme il pleuvait dehors, cette endroit était devenu encore plus crasseux que d’habitude. A un moment, j’ai écouté la voix naїve de l’enfant:
- Maman, notre ville est si belle.
En disant cela l’enfant a regardé dehors, d’un regard naїf et rêveur. D’abord, j’ai commencé à rire, puis dans cette endroit salie, j’ai commencé à chercher quelque chose qui paraissait beau à l’enfant. Peut-être étaient-ce les jeux multicolores, ou bien les voitures de la “Loterie familiale”. Peut-être la foule qui brillait sous la lumière…
Et ainsi, je n’ai pas compris.
Maggie Hakobdjanyan 12 years old
Lisez tout les récits (14) de Maggie Hakobdjanyan
^ haut de la page
|
“Le cauchemar”
Le matin je me suis réveillé et je me suis habillé. Je me suis souvenu que je devais faire quelque chose d’important, mais je ne me rappelais pas quoi. J’ai décidé de ne déranger personne. J’ai pris mon cartable et je suis allé à l’école. Quand je suis arrivé, j’ai regardé la montre et j’ai vu qu’il était sept heures et demi. L’école était fermée. J’ai pensé que l’école n’ouvrait pas si tôt, il y avait encore une heure et demi avant les leçons. Je me suis assis sur un des bancs de la cour de l’école. J’essayais de me rappeler quelles choses importantes j’avais à faire ce jour-là. Et je me suis souvenu. Comme ai-je pu oublié, je devais aller au théâtre à 11 heures ? Mais à cette heure-ci, les cours seront-ils finis? J’ai un peu réfléchi et j’ai compris… c’ était dimanche. Comme je suis distrait, n’est-ce pas?...
David Mkrtchyan 14 ans
Lisez tout les récits (1) de David Mkrtchyan
^ haut de la page
|
“Des récréations courtes”
Un jour, à la récréation je suis allé au magasin à côté de notre école. Il y avait une grande queue, voilà pourquoi j’étais en retard aux cours. Quand je suis entré dans la classe, le professeur s’est évidemment fâché contre moi et elle a écrit dans le registre 25 minutes de retard. Et c’est pour ça que je n’aime pas les récréations si courtes.
Aram Zatikyan 11 years old
Lisez tout les récits (4) de Aram Zatikyan
^ haut de la page
|
“Ne dépêchez-vous”
Un jour, le matin, quand je me suis réveillé, j’ai eu très envie d’écouter de la musique. J’aime le rap. Sans me laver et sans manger, j’ai couru vers le magnétophone pour mettre ma musique préférée. Mais je me dépêchais tant, que le disque a sauté de ma main, il est tombé dans la coupe plein d’eau et s’est abîmé. Et voilà, j’ai perdu la nouvelle collection de mon groupe préféré : c’était le “50 cent”.
Gévorg Avétissyan 11 ans
Lisez tout les récits (2) de Gévorg Avétissyan
^ haut de la page
|
“Oh! ces leçons”
En été, mon amie et moi allions souvent nous promener, mais septembre est arrivé et avec le septembre, tous les problèmes liés aux cours et l’école.
Je ne pouvais pas descendre et me promener avec mon amie. Un jour, elle téléphoné et a dit:
- Dans cinq minutes sois dans la cour de l’école, j’ai quelque chose d’important à te dire.
- Excuse-moi, je ne peux pas.
- Encore tes leçons?
- Oui, encore mes leçons.
- Est-ce qu’il y aura un jour où tu ne sera pas occupée?
- Quoi, tu ne connais pas la réponse?
- Demain on se verra à l’école.
Mariam Palandjyan 14 years old
Lisez tout les récits (4) de Mariam Palandjyan
^ haut de la page
|
“Une mauvaise plaisanterie”
Tout était tranquille à l’école, tout le monde était occupé avec les leçons. La cloche a sonné et nous sommes allés à la leçon d’anglais. C’est la première fois que nous avons vu nos professeurs et notre directeur avec l’air si effrayant. En une minute, nous étions dans la cour de l’école. Tout le monde pleurait parce qu’on ne savait pas ce qui allait se passer juste après. A côté de l’école, il y a un jardin d’enfants avec essentiellement des enfants de 3-4 ans. Eux aussi se sont mis en rang dans la cour, mais d’un air très content parce qu’ils pensaient que quelque chose se passerait d’un coup, quelque chose d’extraordinaire et de bien: tout le monde est sorti pour voir ce miracle de ses propres yeux. A ce moment, nous ne nous sentions pas protégés. La plupart des enfants imaginaient que les professeurs embrasseraient et consoleraient leurs parents.
On savait que d’ici à deux heures il y aurait un tremblement de terre. Une autre classe comptait les minutes. Dans la cour, l’homme qui vendait des gâteaux a ramassé ses affaires et a couru, mais il ne savait pas où aller. Pour calmer les enfants, la plupart des professeurs essayaient de dire que c’était simplement des essais. Mais ils ne pouvaient pas mentir, parce qu’aucun professeur ne fait cours en pleurant. Nous nous sommes étonnés, il était déjà deux heures 20 minutes, mais rien ne s’était passé. Nos parents nous avons emmenés à la maison.
Le soir, on a annoncé à la télé, que quelqu’un voulait plaisanter. Il a laissé un mauvais souvenir dans les mémoires des enfants.
Esthère Sahakyan 12 years old
Lisez tout les récits (5) de Esthère Sahakyan
^ haut de la page
|
“Laissez-moi écrire”
En ce moment j’écris mon thème, je suis inquiet, mais je ne sais pas pourquoi. La télé est branchée et me dérange. Très bien, j’irai dans ma chambre. Je suis dans ma chambre et je suis encore inquiet. J’ai terriblement mal à la tête et je ne sais pas quoi faire.
J’écris le thème d’une manière avec application.
- Achot - a appelé ma sœur.
- Quoi!...
- Viens-ici un moment.
- En sautillant ou comment?
- Comme tu veux.
- Bien, j’arrive en courant.
Je me suis levé et je suis allé chez ma sœur Zara.
- Dis-moi, Zara.
- Regarde, on montre à la télé Mme Mélikyan.
- Tu m’a appelé pour cela?
- Oui.
- Ah bon.
Tout doucement, je suis allé dans ma chambre de nouveau et j’ai continué à écrire. Il y avait des mots croisés et j’en faisais de temps en temps. Cela faisait déjà une heure que j’avais commencé à écrire, mais à chaque fois je m’écartais du sujet. Et, comme je ne savais pas comment terminer mon thème, et j’ai écrit fin.
Achot Ghoukassyan 15 years old
Lisez tout les récits (7) de Achot Ghoukassyan
^ haut de la page
|
“Un bonheur exceptionnel”
- Maman, je ne veux pas aller à l’école demain -ai je dit.
- Et pourquoi? - a demandé ma mère étonnée.
- J’ai beaucoup de devoirs à faire et je pense que je n’arriverai pas à tous les faire – ai-je répondu.
- Non, tu dois aller à l’école, car demain vous avez chimie, physique et biologie.
- Voilà, c’est pour ça je ne veux pas y aller demain!
- Mais, chérie, vous allez étudier de nouveaux thèmes et tu vas les manquer - a dit ma mère.
Je suis entrée dans ma chambre. «Non, il faut que je fasse quelque chose pour ne pas y aller demain», pensais-je. Je vais faire tous mes devoirs, sauf la chimie. Je n’aime pas cette matière, qu’est ce que je peux y faire?
Le lendemain, à 7 heures et demie, mon frère Romanic m’a réveillée:
- Romanic, laisse- moi tranquille, je veux dormir – ai-je dit.
- Je ne veux pas être en retard à cause de toi - a répondu Romanic -lèves-toi ou je vais le dire à papa.
- Ça m’est égal, laisse-moi tranquille -ai je répondu.
Romanic s’est éloigné, agacé. A peine étais-je redormie, que la voix de mon père a éclaté:
- Nariné, lèves- toi, vite!
- Je ne veux pas me lever, laissez-moi tranquille.
- Non, dis-lui qu’elle vienne! Je ne peux pas y aller seul - s’est fâché Romanic.
- Si tu ne veux pas y aller seul, alors reste alors à la maison toi aussi! Je suis déjà fatiguée des leçons. Surtout qu’aujourd’hui, c’est samedi – ai-je dit.
- Bon, tu peux rester – ont enfin consenti mes parents. Mais mon père a ajouté:
- Dans ce cas, tu fais de l’anglais.
- L’anglais, c’est mieux –ai-je dit et ensuite je me suis rendormie.
Ce jour-là, je ne suis pas allée à l’école. Ce jour-là, j’étais très heureuse. Je me suis bien reposée, car on ne peux pas avoir cette chance tous les jour.
Nariné Danéghyan 13 years old
Lisez tout les récits (12) de Nariné Danéghyan
^ haut de la page
|
“Le premier jour du printemps”
C’était le premier mars. Un jour d’école comme les autres. J’ai regardé par la fenêtre, il faisait mauvais. Mais il m’a semblé qu’il faisait beau. J’ai souri aux arbres nus, au vent qui soufflait, et je suis allée à l’école. J’étais un peu en retard. Le professeur a demandé:
- Pourquoi tu es en retard?
- Excusez-moi, mais je me suis révéillée un peu tard – ai-je répondu en souriant.
Tous mes amis révisaient la leçon et moi je les regardais et je souriais. J’avais l’impression qu’ils allaient me sourir aussi, mais non!
- Bonjour - a dit mon amie.
- Bonjour, ça va? – ai-je demandé souriant encore. Elle m’observait d’un air étonné.
- Tu es prête ? - a-t-elle demandé.
- Non, je n’y pense même pas, ça m’est égal, aujourd’hui rien ne m’intéresse.
Pendant la récréation une de mes amies a dit :
- Aujourd’hui je ne veux pas nettoyer la classe, je suis très fatiguée.
- Je vais te remplacer – ai-je dit en souriant.
Tout le monde m’a regardé d’un air étonné, car je n’avais jamais dit de chose pareille. Puis un des garçons de notre classe a dit:
- Julie, qu’est-ce qui t’arrive, tu souris sans cesse, tout est normal?
Tout était normal pour moi, tout simplement c’était le premier mars, le premier jour du printemps et ma mère m’avait dit, qu’il fallait l’accueillir en souriant et sans souci. J’ai suivi son conseil. Mais je dois avouer que j’ai trop souri. Mes amis plaisantent encore aujourd’hui.
Il y a quelques temps, j’ai remarqué que mes amis ne souriaient presque pas. Et je dois dire que cela m’inquiète beaucoup.
Djuliana Arakelyan 15 years old
Lisez tout les récits (5) de Djuliana Arakelyan
^ haut de la page
|
“Personne ne me comprend”
Je suis assise sur le rebord de la fenêtre et je pense à quoi écrire. Je ne sais pas. Aucune idée. Tout me dérange. J’ai ouvert la fenêtre, maintenant c’est le bruit qui me dérange. Et en plus, le chien aboie. Non, tout ça m’énerve beaucoup.
- Tais-toi,Grég – ai-je crié sur mon chien.
Mais en vain, car Grég continuait à aboyer. Il avait faim et il voulait manger. Puis le bruit du réfrigérateur a commencé à me taper sur les nerfs. Ensuite, mon frère a commencé à chanter. Je ne pouvais plus supporter tout ça et je me suis écriée :
- Taisez- vous!
- Tu sais que tu ressembles à une prof fatiguée et ennuyante - a dit mon frère en plaisantant et il a commencé à chanter plus fort.
Non, ce n’est pas bien, je ne peux pas réfléchir maintenant! Ça y est, j’ai décidé. Je sais ce que je vais écrire! Mais comment n’y avais-je pas pensé avant ?Je vais écrire sur une rencontre. Je pense que c’est très bien. Mais non, attendez! Quel rendez-vous?
- Elène, prends le téléphone - a dit ma mère.
- Mais non!, il ne manquait plus que cela - ai je gromelé et j’ai pris le téléphone. C’était mon amie Lilit:
- Allo,bonjour Lilit,qu’est-ce qu’il y a?
- Bonjour Elène, je voulais dire qu’il y a un bon clip à la télé - a dit Lilit.
- Quel clip? Je n’ai pas de temps - et j’ai racroché.
J’étais tellement évervée et fâchée, que j’ai crié de me laisser tranquille et j’ai fermé la porte de ma chambre. Peut-être qu’il se passe quelque chose e ou c’est que tout va mal. Il vaut mieux me dormir et je me suis couchée. Et voilà, je n’ai pas écrit sur la rencontre.
Elène Gulnazaryan 14 years old
Lisez tout les récits (9) de Elène Gulnazaryan
^ haut de la page
|
“Même les victimes ont les fêtes”
Je suis la petite dans notre maison et j’en souffre toujours.
- Mariam, ma chérie, tu ne veux pas te réveiller ?
- Mais qu’est-ce que c’est que ça ? je veux dormir.
- Lève-toi vite ! Tu dois balayer la chambre.
Je me suis habillée difficilement, j’ai fait mon lit et puis, en me rappelant que je devais balayer, j’ai couru vers ma mère.
- Mamy, est-ce que je peux balayer un autre jour – lui ai-je dit presque en pleurant.
Elle n’a rien dit. Elle a simplement lancer un regard et tout était clair pour moi. J’ai fini mes affaires en 2 heures. J’étais tellement fatiguée que je me suis étendue sur le divan sans pouvoir faire quoi que ce soit.
Autrefois, quand j’étais petite et lorsque j’ai compris que j’avais deux sœurs et pas de frère, et que j’étais la plus petite dans notre maison, je me sentais très bien. Et quand j’entendais les autres dire que j’avais beaucoup de chance, mon bonheur n’en était que plus grand. Mais quand j’ai grandi et je suis devenue la « victime » de mes sœurs, j’ai compris que les enfants sont naïfs quand ils sont petits.
Malgré ces matins difficiles, mon père m’offre des soirées merveilleuses dans le jardin.
Mariam Manoukyan 12 years old
Lisez tout les récits (14) de Mariam Manoukyan
^ haut de la page
|
“A ce moment, dans ce lieu”
Tout d’un coup, il m’a semblé que tout était triste dans ma chambre parce que personne n’avait fait les lits, ma sœur avait dérangé l’armoire, elle avait mis par terre tous les vêtements, elle avait laissé les portes de l’armoire ouvertes.
A son habitude, mon frère avait attaché toutes les ceintures de la maison ensemble et les avait laissé par terre. En effet, toute cette tristesse était liée au mauvais temps. Le désordre est devenu total parce que je me suis étendue sur mon lit avec nos petits ours moelleux. La pluie battante a commencé dehors. J’ai fermé les fenêtres. Ainsi, j’ai me suis senti bien dans ma chambre. Des dessins colorés étaient accrochés aux murs de ma chambre et sur la table il y avaient des objets colorés et agréables. J’ai pris un bonbon et j’ai commencé à le manger. Ah, que c’était bon ! Il contenait de la pistache, il était entouré de chocolat dont on sentait le goût d’orange et de la noix de coco. J’avais passé une mauvaise journée à l’école et c’était la cause de ma tristesse. Peu à peu, j’ai commencé à mettre en ordre ma chambre, j’avais déjà oublié tout ce qui avait eu lieu à l’école. J’étais de bonne humeur, bien qu’en dehors le temps ne s’améliorait pas.
- Quel bonheur! Demain je mettrai ces habits. Il y a longtemps que je ne les ai pas mis - me disais-je en rangeant mes vêtements.
- Je vais manger quelque chose puis je lirai ces livres.
J’étais déjà pleine d’enthousiasme. J’étais seule dans la chambre mais je souriais, et même, de temps en temps, je riais. C’était très bien que je sois rentrée à la maison, et que je suis allée dans la chambre.
Comme c’était bien à ce moment, dans ce lieu !
Nané Sahakyan 15 years old
Lisez tout les récits (9) de Nané Sahakyan
^ haut de la page
|
“Après la réunion des parents d’élèves”
On a entendu des bruits de pas derrière de la porte. C’était ma mère qui était revenue de la réunion des parents d’élèves. J’ai pris un livre et j’ai fait semblant de lire paisiblement alors que mon cœur battait avec inquiétude. J’imaginais déjà ce qu’on avait dit de moi.
- Ella !
La voix de ma mère n’était pas sévère, donc je suis sauvée.
- Maman, comment la réunion s’est-elle passée ? pourquoi a-t-elle duré si longtemps ?Qu’est-ce qu’on a dit ?
- Laisse-moi me reposer un peu !
- Mais qu’est-ce qu’on a dit de moi ?
- Après quelques minutes de repos je te le dirai.
- Mais je ne peux pas attendre.
- Ah bon! Le professeur d’histoire a fait des éloges sur toi. Il a dit que tu apprenais bien - après un petit temps elle a ajouté - quand tu apprends.
J’ai senti que je rougissais mais ma mère a continué encore :
- Puis l’institutrice de chimie a dit que tu n’apprenais pas comme il faut.
- Elle se trompe - me suis-je exclamée avec mécontentement. Puis j’ai ajouté à voix basse - généralement je n’apprends pas la chimie.
- Voyons. Est-ce que tu as appris tes leçons pour demain ?
- Tiens ! J’apprends le droit et l’histoire directement en classe, l’anglais et le russe aussi, je ne peux seulement pas apprendre l’algèbre et la géométrie parce que j’ai offert mes livres à Vazgén.
- Bon mais qu’est-ce que tu faisais jusqu’à maintenant ?
J’ai souri d’un air expressif.
- Je dormais.
Eléonora Haroutunyan 15 years old
Lisez tout les récits (16) de Eléonora Haroutunyan
^ haut de la page
|
“Encore un contrôle”
Voilà, nous devons encore écrire un contrôle. Je ne sais pas comment je vais faire, parce que chaque fois , avant le contrôle je ne pense qu’à cela.
- Eh bien quoi ?
- Tu y arrives toujours bien, ne pense pas à cela !
Tout le monde dit la même chose : « N’y pense pas ! », mais comment puis-je le faire si chaque fois je fais plein de fautes, ça m’inquiète beaucoup. Je ne peux pas écrire un devoir sans faute, surtout un contrôle. Mais pourquoi ? Tout simplement parce que je suis très distraite et peu attentive.
Anna Massouryan 14 years old
Lisez tout les récits (8) de Anna Massouryan
^ haut de la page
|
“L’amour”
- C’est quoi ? A qui appartient ce bon Djiko - me suis-je exclamée et j’ai couru vers mon chien adoré. Va laver tes mains et arrête de l’embrasser.
- Maman, mais il est très gentil.
- Arrête je t’en prie et va faire tes leçons.
- Oui mais pourquoi ne pas le caresser ? Si je ne l’aime pas qui l’aimera ?
Tu peux l’aimer mais si tu attrapes l’échinocoque, alors tu verras que j’avais raison.
Quand ma mère s’est éloignée, j’ai grommelé.
- Tu ne l’aimes pas et tu veux pas que nous l’aimions non plus ?
Assya Eghiazaryan 13 years old
Lisez tout les récits (10) de Assya Eghiazaryan
^ haut de la page
|