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“Une fois chez moi…”


“Tchico et Katya”

Avant, notre maison était tellement calme qu’on ne pourrait pas trouver une telle tranquillité maintenant. Un jour, ma sœur a dit à ma mère:
- Maman, tu sais mes amis ont promis de m’offrir un perroquet pour mon anniversaire.
- Non chérie, je ne suis pas d’accord, car c’est très difficile à entretenir - a répondu ma mère.
- Mais maman, j’en veux un, je t’en prie - a supplié ma sœur.
- Bon, je vais y réfléchier - a promis ma mère.
C’était le 14 août, le jour de l’anniversaire de ma sœur. Depuis le matin, nous attendions le perroquet. Nous avons décidé de l’appeler Tchico. Il était jaune clair. Je ne pouvais pas m’éloigner de la cage. Quelques jours après, nous avons acheté un autre perroquet, pour que Tchico ne reste pas seul. Nous l’avons nommé Katya. Un soir, nous n’étions pas à la maison. Quand nous sommes revenus, Tchico était mort. Nous avons été très tristes. Au début nous n’aimions pas Katya, car nous ne pouvions pas oblier notre Tchico. Mais peu à peu, nous avons commencer à l’aimer. Elle est devenue un membre de la famille.

Mariam Manoukyan
11 years old

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“Je ne suis pas une poupée, je suis un homme”

- Je ne veux pas de poupée avec des joues rouges - a dit ma sœur en pleurant, quand elle m’a vu pour la première fois.
J’était envelopée dans un maillot, comme une vraie poupée. Quand on a expliqué à ma sœur, que j’étais un homme, mais un petit homme, elle m’a beaucoup aimé. Ma grand-mère m’allongeait sur le tapis et moi, j’essayais de me tourner sur le ventre. Mais je n’y arrivais pas toujours et tout le monde riait. Quand j’ai un peu grandi, je ne pouvais pas bien articuler et tout le monde riait. Moi, je leur répondais:
- Je vais aller au jardin d’enfants. Là-bas, je vais manger des bonbons et je ne vous en donnerai pas.
Je pensais que c’était une grande punition pour eux et je me cachais dans un petit coin sombre. Quelques minutes après je revenais comme si je leur avais pardonné et le leur disais des devinettes. Une fois, énervée, je m’étais cachée dans la salle de bain et j’avais fermé la porte à clef. Pendant longtemps, je n’ai pas pu en sortir, parce que je n’arrivais pas à ouvrir la porte. Les efforts de ma mère et de ma sœur étaient vains, et comme mon père n’était pas à la maison, j’étais obligée d’ attendre jusqu’à ce qu’il revienne et qu’il ouvre la porte.

Anouche Mouradyan

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“Nous jouons”

Un jour, mes frères et moi avons décidé de jouer à cache-cache. Nous avons éteint la lumière. L’un de nous sautait sur le lit, un autre marchait sur mes pieds. Un autre criait «laisse mes pieds tranquille». Quelqu’un essayait de me faire peur, je ne sais pas pourquoi. Et ainsi de suite.

Hovnan Baghdassaryan
8 years old

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“La meilleure amie de mon enfance”

Quand j’étais petite, ma tante m’achetait beaucoup de poupées. Toutes les poupées étaient jolies, mais il y en avait une que je préférais d’avantage et c’est pourquoi je la gardais toujours avec moi. J’ai demandé à ma grand-mère de lui tricotter un châle, pour qu’elle n’aie pas froid en hiver. Quand je mangeais, elle était toujours à côté de moi. Je peux dire, que c’était ma meilleure amie.
Des années ont passés. Je grandissais, mais ma poupée restait la même. Peu à peu, je ne lui ai plus accordé grand intérêt et je l’ai oubliée.
Il y a quelques jours, ma grand-mère m’a dit d’un air joyeux :
-Regarde ce que j’ai trouvé! - en me montrant la poupée que j’avais oubliée depuis longtemps. Je l’ai prise en souriant et je l’ai mise dans ma chambre. Maintenant elle est dans ma chambre là où joujoux et livres ont trouvé place depuis longtemps. Mais moi je ne joue plus avec.

Eléonora Haroutunyan
14 years old

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“Les lapins”

Chaque fois, quand ma mère se tournait, je prenais une carotte et la glissais dans la cage des lapins. Il y en avait deux. C’était très intéressant d’observer comment les lapins croquaient les carottes. Cela faisait déjà une semaine qu’ on nous avait offert ces lapins. Depuis leur arrivée, mon frère Mouche et moi passions tout notre temps à côté de la cage. Le matin, les lapins, au petit déjeuner, les lapins, au dîner, les lapins, encore les lapins, et dans le rêve, toujours les lapins. Ma mère répétait sans cesse, que tant de carottes allaient n’était pas bon eux. Mais c’était en vain. Nous ne l’écoutions pas. Nous avons commencé à glisser dans la cage tout ce que nous avions sous la main. Mais un beau jour tout s’est arrêté. Aujourd’hui, je me souviens encore que la viande des lapins avait mauvais goût. Je pense que c’était à cause des stylos que nous avions mis dans leur cage et qu’ils avaient avalés. J’ai mangé un petit morceau, mais cela a suffit à ce que je ne mange plus jamais de cette viande.

Gor Baghdassaryan
14 years old

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“Djéko”

- Regardez ce que le Père Noël m’a offert!
- Maman, tu sais, j’ai vu le Père Noël!
- Lucie, et toi, où est ton cadeau?
J’ai ouvert les yeux. Ma sœur et mon frère étaient déjà éveillés et jouaient avec les cadeaux que le Père Noël leur avait offert. Mon cadeau était à côté de moi. C’était un petit chien.
- Qu’il est beau ! c’est bien dommage que ce ne soit qu’un jouet,- a dit ma mère.
J’ai embrassé mon petit chien et j’ai décidé de le nommer Djéko. J’avais 5 ou 6 ans. J’avais beaucoup d’amies, je jouais avec elles, mais je préférais jouer avec Djéko. Très souvent je m’imaginais, que c’était mon fils, je le perdais, puis je le retrouvais et ainsi de suite. Ma mère le trouvait souvent dans mon lit. Quand j’étais en quatrième, nous avons déménagé à Erévan. J’ai pris Djéko avec moi. Je racontais tous mes problèmes à Djéko. Je pensais qu’il m’entendait,qu’il me comprenait, même qu’il répondait à toutes mes questions. Quand j’étais en cinquième, je continuais à jouer avec Djéko. Mais un ou deux ans plus tard, je me suis éloignée de lui.
Maintenant, j’aimerais le retrouver et continuer à jouer avec lui, lui parler. Mais j’ai peur qu’il ne réponde plus à mes questions, car maintenant que j’ai grandi, je narrive plus à le comprendre.

Lousiné Hakobyan
14 years old

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“Un amour étrange”

-Viens ici et bois ton lait! Ensuite, nous irons nous laver, nous baigner, dormir, puis….
Ainsi parlais-je à mon petit ours. Quand je buvais du lait, j’en donnais aussi à mon petit ours, quand je me lavais, il était à côté de moi. Je me rappelle très bien le jour où mon père est revenu à la maison, un paquet à la main. J’ai ouvert le paquet immédiatement. C’était un petit et joli ours, il m’a beauoup plu. Pendant la nuit, quand tout le monde dormait, je me suis levé, j’ai pris mon ours et j’ai commencer à le croquer, je l’aimais de cette manière. Une fois mon oncle m’avait dit que si je vais rongeais la mâchoire d’un ours, il en sortirai du lait. J’aime beaucoup le lait et c’est pourquoi j’ai rongé sa mâchoire.

Mouchegh Baghdassaryan
13 years old

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“Le poltron”

J’etais très poltron dans mon enfance. Notre maison avait deux étages. Mon père travaillait au premier étage: il donnait des leçons particulières aux élèves. Un jour, quand nous dînions, ma mère m’a demandé de descendre et d’appeler mon père qui était en train de travailler. Mais je devais l’appeler discrètement pour que les élèves ne sachent pas que nous dînions. Je suis descendu, j’ai ouvert la porte et j’ai dit:
-Papa, viens manger du “Xinkalie”.
Mon père a tout de suite souri puis il est sorti et il s’est fâché contre moi. Un autre jour, j’étais allé chez le voisin avec ma mère. Comme l’habitude ma mère s’est mise à parler avec la voisine. Un peu plus tard je voulais revenir à la maison, mais je ne savais pas comment il fallait faire. Soudain j’ai eu une idée : je me suis approché de ma mère et j’ai lui dit:
-Maman, tu n’as pas fait la vaisselle!
Ma mère n’a pas fait attention à ce que je lui disais.
-Maman, maman!
Elle s’est fâchée contre moi:
-Quoi!
-Tu n’as pas fait la vaisselle.
En bref, j’ai répété tant de fois la même chose que nous sommes revenus à la maison.

David Babayan
15 years old

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“Ce temps là”

Autrefois, une autre ambiance régnait dans notre maison. Il y avait trois personnes qui y vivaient: ma mère, mon père et moi. Tout était calme et gai. Le jardin était plein de verdure. Chaque jour ma tante nous rendait visite avec sa fille. On se plaçait dans les herbes vertes du jardin et on parlait. En ce temps-là il y avait une autre ambiance chez nous. Nos parents se réunissaient souvent. La maison était grande: on y célébrait presque toutes les fêtes. Les jours passaient très vite. Je ne remarquais même pas quand la nuit tombait ou qu’il faisait jour. Et les années ont passé ainsi.
Après un certain temps presque tous mes parents ont quitté le pays. A ce moment, c’était mon père, ma tante et moi qui vivions dans cette maison.
La fille de ma tante s’est mariée. Elle ne nous rendait pas visite tous les jours. Les jours devenaient ennuyants. Je rentrais de l’école, puis je mangeais et je préparais mes devoirs. Ma tante faisait le ménage toute la journée. Mon père revenait très tard et je ne le voyais presque pas.
Aujourd’hui, ma sœur habite avec nous et ma journée a bien changé. Après l’école je vais aux leçons particulières, ensuite je rentre à la maison, mais je reviens si tard que je n’arrive pas à faire mes devoirs. On nous rend beaucoup visite mais les visiteurs viennent chez nous pour parler affaires avec mon père ou ma sœur.
C’est bien aujourd’hui, mais c’était mieux autrefois.

Tsovinar Tallyan
12 years old

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“Nostalgie”

Autrefois le sentiment d’inquiétude était presque toujours présent chez nous. On pourrait dire que cette inquiétude était plutôt de l’agitation, mais il y avait aussi une sorte de nervosité avec cette agitation. Mon frère était un enfant très difficile et ma mère était peut-être un peu novice dans les travaux ménagers. C’est pourquoi elle et mon frère se disputaient toujours. Il était très difficile de trouver un coin à la maison où l’on pouvait se reposer sans entendre leurs discussions à haute voix sur les problèmes de nourriture, de vêtement, et d’éducation. Il y avait encore plus de bruit quand mon frère et moi nous querellions. Par exemple nous nous disputions sur qui devait prendre la télécommande ou qui devait entrer le premier dans la salle de bain pour se brosser les dents. Parfois ces disputes n’étaient aucun prétexte. En général, ma mère ne pouvait rien faire. Elle essayait d’intervenir, de se mêler à notre discussion. Elle criait à tue-tête, elle se plaignait de son triste sort, puis elle s’écartait, épuisée et déçue. Et nous recommencions notre dispute d’autant plus fort. A la fin nous n’en pouvions plus et nous allions nous coucher.
Mais on peut raconter aussi les bons jours, où mon frère et moi jouissions de des jeux que nous avions inventés. Nous faisions des nœuds aux pieds de nos collants et nous essayions de marcher ainsi. Nous faisions quelques pas et nous tombions par terre. Parmi les jeux je veux en citer un qui me semble aujourd’hui le plus dangereux. L’un de nous se couchait à plat-ventre sur le bout du tapis que nous avions salé et l’autre se pelotonnait le tapis jusqu’au bout. Aujourd’hui, je ne peux pas me souvenir pourquoi nous faisions ce jeu, mais je me rappelle bien que saler le tapis était une chose essentielle. Celui qui se trouvait pelotonné s’imaginait être un tolma (repas arménien: on roule la viande hachée et salée avec la feuille de vigne). Il essayait de sortir et s’il n’arrivait pas à le faire il appelait l’autre au secours. Puis on échangeait les rôles.
Je vais vous raconter maintenant un événement inoubliable pour moi.
Ce jour-là, ma mère n’était pas à la maison. Dans le vase il y avait deux bambous que mon frère et moi voulions prendre depuis longtemps. Ce jour-là nous les avons enfin pris et nous les avons coupés en mille morceaux. Toute la maison était couverte de flocons de bambous. Nous étions tout empoussiéré. Et nous ne pouvions même pas voir pas à cause de la poussière et des flocons. Mais c’était un vrai conte de fée pour nous. Tout s’est arrêté quand ma mère est revenue. Après s’être fâchée contre nous, elle s’est mise à ranger la chambre. Mais nous n’avons pas regretté parce que pour nous, nous avions crée un autre monde. Jusqu’à aujourd’hui j’espère recommencer. Cependant, je sais que je n’aurais pas les mêmes sensations. J’ai peur de ne pas trouver le temps de faire une telle folie ou peut-être vais-je manquer un peu de courage.
Autrefois, notre maison était plus animée.

Esthère Babadjanyan
18 years old

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“Mes tristes fêtes”

C’était l’hiver. Il faisait froid. A la veille du Nouvel an, ma mère s’était occupée du ménage. Mon frère répétait sans cesse qu’il allait recevoir le plus beau cadeau du père Noël. Je l’écoutais attentivement mais moi, je n’espérais pas que le père Noël m’apporte un beau cadeau.
Nous étions le 31 décembre. Tout le monde se préparait à cette fête. Ma mère était toujours à la cuisine, mon père l’aidait, tandis que mon frère sautait sur le canapé.
Un peu plus tard ma mère nous a dit:
-Les enfants, il est minuit moins le quart, dépêchez-vous!
Nous nous sommes précipités et en quelques minutes nous nous sommes mis à table. Les douze coups de minuit ont sonné. Nous avons échangé nos vœux de Nouvel an. Comme j’avais sommeil, je suis allée me coucher.
A côté de ma chambre, il y avait celle de mes parents. Leur fenêtre était ouverte. J’y suis entrée pour la fermer. Soudain j’ai remarqué un paquet de couleur mais je ne l’ai pas ouvert. Quant je me suis réveillée le lendemain matin, j’ai regardé tout de suite sous mon oreiller : pas de cadeau. J’ai couru à la salle à manger et j’ai vu sous le sapin le paquet que j’avais vu hier. Je suis restée étonnée et ravie. Puis je me suis souvenue que les enfants plus âgés se moquaient de moi:
-Vous voyez, quelle idiote, elle croit au père Noël.
Je me sentais vexée. Je me suis pas approchée du paquet: je me suis retirée silencieusement. Mon père et ma mère n’ont rien dit. Peut-être ont-ils compris que je savais maintenant la vérité. Une heure après, ils m’ont regardé tristement et ils ont dit:
- Qu’est-ce qu’il t’a offert le père Noël?
- Une machine à coudre -s’est écrié mon frère.
Je ne me souviens pas à quel âge c’était mais je me rappelle bien que cette fête a été triste pour moi.
Après ce jour, j’ai commencé à expliqué à mon frère:
-Raphie, tu sais que le père Noël n’existe pas.
-Non, qu’est-ce que tu dis, c’est sur qu’il existe.
-On te ment Raphie, il n’existe pas ce père Noël.
On a discuté ainsi longtemps.
Les années ont passé. Mon frère a grandi. Il a eu 10 ans. Et ses amis lui ont fait comprendre qu’il n’y a pas de père Noël ni de cadeau venu de L’Aplandy.

Elène Gulnazaryan
13 years old

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