“Mon voisin”
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On pouvait la voir sur le palier, retirer des conserves de l’armoire en fer cadenassée, en accompagner son fils à l’école ou en dire bonjour aux voisins du bâtiment. Elle était habillée simplement mais avec goût. Son visage était doux. Elle avait l’air fatigué, comme une femme soucieuse qui, après être rentrée chez elle du travail, devait mettre un tablier pour faire le ménage.
A première vue, on pouvait la prendre pour une femme douce, simple et travailleuse. Mais j’entendais souvent, de l’autre côté du mur, les bruits effrayants des gifles. Presque tous les jours, à 8 heures du soir, sa voix résonnait :elle obligeait son enfant, d’un ton agressif à aller se coucher. Parfois, ce ton agressif faisait place aux reproches, mêlés aux injures de toute sorte, à faire vomir.
Si on demande aux autres ce qu’ils pensent à cela, ils vont nous dire que c’est inhumain, que la mère ne peut pas être si violente. En ce qui me concerne, je préfère me taire. Et vous, pour conclure, accordez-moi une chose, c’est qu’il est très difficile de vivre avec de tels voisins.
Anouche Mouradyan 15 years old
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Ce jour-là, je me suis réveillée plus tôt que d’habitude. Mais il avait une raison : notre voisine avait organisait une manifestation dehors dont les bruits m’avaient réveillé.
J’ai appelé ma mère :
- Maman, où es-tu?
- Ne te crie pas! Elle n’est pas là. Laisse-moi dormir - dit ma sœur en colère.
- Dine, mais où est-elle allée? Peut-être...
- Oui, tu as raison. Elle est descendue dans la cour pour participer à cette manifestation.
- C’est intéressant?
- Non, Djoule. Je croix que la mère était obligée de descendre. Sinon la mamie Séda serait montée chez nous et l’aurait emmenée de force. C’est important.
- De quoi il s’agit?
- On doit faire un samedi communiste.
- Nous aussi, nous devons y participer? - demandai-je
- C’est-ce que je voulais dire. Dans une heure on descendra pour nettoyer la cour. Maintenant laisse-moi me reposer un peu - dis ma sœur en fermant les yeux.
- Mais non, j’en assez marre déjà de ces samedis communistes, de ces plantations d’arbres. Ça suffit. Elle se prend pour la chef de notre cour, elle m’énerve.
Mamie Séda est très vieille. Elle a 85 ans mais elle se porte bien son âge et elle est pleine d’énergie. Elle connaît bien tous les habitants de notre bâtiment.
Soudain, j’ai entendu la voix de ma mère :
- Djoulianna !
J’ai regardé par la fenêtre.
- Descends, Djoulianna, fais vite! - dit la mamy Séda.
Elle n’a même pas laisser ma mère parler avec moi.
- Maman?...
- Oui, descends - dit-elle.
Ma mère non plus ne voulait pas que je descende. Quand même je suis descendue, la mamie Séda m’a donné brusquement le plumeau et la boite à ordures pour que je me mette au travail.
- Maman, c’est quoi ça? - demandai-je
- Je ne sais pas, c’est la mamie Séda qui l’a organisé.
D’abord je me suis fâché, puis, après les explications de ma mère, j’ai compris que, sans cette voisine, rien ne s’améliorerait dans la cours, et que les rumeurs ne circuleraient pas tous les jours.
Djuliana Arakelyan 15 years old
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A cause du voisin de notre maison de campagne, le chaos remplaçait le repos. Dès le matin, on entendait la grosse voix de son récepteur de radio. L’unique salut, c’était de l’inviter à prendre un petit café chez nous. Mais même ça, ce n’était pas une solution : il parlait sans s’arrêter. Il aimait bien interroger tout le monde. C’était moi qu’il interrogeait le premier:
- Quel âge as-tu, est-ce que tu apprends bien à l’école?
N’attendant pas les réponses des mes questions, il m’en posait d’autres. Le plus détestable, c’était quand il disait des histoires sur les voisins et qu’il m’obligeait à les écouter. Après être resté longtemps chez nous, il partait. Nous pouvions alors profiter du calme, pendant 15 minutes. De retour chez lui, il remettait la radio.
Mariam Manoukyan 12 years old
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“Morge Témour”
- Je l’ai vu aujourd’hui.
- Qui?
- Le «Morge» qui est toujours à moitié nu.
Le «Morge» est mon voisin. Il s’appelle Témour. «Morge» c’est son pseudonyme qui veut dire que c’est un homme qui à un corps endurci. Chaque matin, il course à moitié nu. Puis, il fait des exercices physiques. Après la course, il prend une douche froide et il commence sa journée. Il s’occupe de tous les arbres de notre cour. C’est même lui qui a préparé le petit pavillon au bout de notre cour. Il a un terrain à la campagne avec des arbres fertiles.
Quant les fruits mûrissent, on le voit toujours rentrer chez lui un seau plein de fruits à la main. Il les distribue aux enfants avant d’entrer à la maison.
Il n’oublie jamais de soigner ses arbres.
En hiver, après sa course matinale, le papy «Morge» nettoie la neige de la cour. Puis, il va se promener avec son petit-fils.
Je pense que quand les arbres de la cour seront devenus grands et somptueux, le papy «Morge» les regardera et dira:
- Ah, très bien, les enfants s’amuseront bien sous leurs ombres.
Elène Gulnazaryan 14 years old
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“Le voisin”
Nous avions un voisin qui habitait tout seul. Dans son enclos, il avait fait grandir beaucoup d’arbres fertiles. En été nous, les enfants, aidions le vieil homme à faire la récolte. Quand nous finissions, il nous distribuait les fruits en disant :
- Les fruits sont pour vous. Venez et servez-vous.
Souren Tovmassyan 11 years old
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