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“A ce moment j’ai compris que j’étais devenue grande”

Topic:

“Mes poupées en papier”

Quand mes amies me visitent, je leur montre en premier les dessin. C’est moi qui ai dessiné la plupart d’entre eux, et l’autre partie, je l’ai ramassé ça et là.
- Le chapeau de cette poupée, je l’ai découpé dans ce livre. Tiens! Là, c’est Cendrillon et son amie - j’explique à mes amies.
Ces héros de papier étaient mon monde depuis des années. Je jouais volontiers avec eux.
Ma sœur et mon frère me demandait de les laisser jouer, mais je les faisais sortir de ma chambre et je fermais la porte. Je pensais que tout cela n’appartenait qu’à moi. C’était moi qui choisissais leurs noms. Quand je le décidais, ils dormaient. Ma sœur et mon frère les appelaient par d’autres noms et je n’aimais pas du tout cela. Un jour, en revenant à la maison, j’ai vu que mes dessins étaient par terre. Derrière les dessins, ils avaient écris les noms que eux leur donnaient. Je me suis sentie mal en voyant tout ça. Comme toujours, ma mère faisait tranquillement les corvées. Ma sœur et mon frère avaient tout mis en désordre. Ma mère n’a même pas fait d’observation ; pourtant, quelques mois auparavant, elle m’aurait défendue. Il y avait longtemps que je ne jouais plus avec mes poupées mais j’essayais de les garder encore une peu. Ma sœur et mon frère avaient tout dérangé. Ma mère leur avait permis de faire tout ça, et maintenant je n’ai plus que des souvenirs vagues sur ces poupées.

Nané Sahakyan
14 years old

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“Attention! Il y a Achot qui vient”

Quand j’étais petit et que je sortais de la maison pour me promener avec ma famille, je me sentais mal car en traversant la rue, ma mère et mon père me prenaient par la main. Quand je voyais que les autres enfants traversaient la rue seuls, je pensais : « Est-ce que je ne peux pas traverser la rue moi-même? ». Et un jour, j’ai décidé de le faire. Mon cœur battait très fort et j’avais vraiment l’impression d’aller au champ de bataille. Quand les voitures se sont arrêtées pour me laisser passer, alors, j’ai compris que j’étais devenu grand.

Achot Ghoukassyan
14 years old

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“Les bijoux de ma mère et mes pieds sanglants”

-Yoy (quand j’étais petite, on m’appelait comme ça), où sont mes bijoux? - me demandait ma mère.
Quand j’étais petite, j’aimais bien porter les bijoux de ma mère et mettre ses chaussures à talons hauts. Après tout ça, j’allais courir ; c’est drôle n’est pas?. En courant, je tombais souvent et je commençais à sangloter.
- Maman, je me suis fait mal au pied!
Et ainsi, je courais et je tombais souvent. Mais un jour, je me suis rendu compte que j’avais simplement arrêté de porter les bijoux de ma mère, et que mes pieds n’étaient plus abîmés.

Eléonora Haroutunyan
14 years old

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“Papan, prend-moi dans tes bras, je t’en prie”

- Papan, je veux tu me prennes dans tes bras - Je disais comme ça quand j’étais petite. J’avais trois ou quatre ans et je marchais déjà.
Chaque fois, quand nous sortions pour nous promener, je me fatiguais vite. Mon père me prenais dans ses bras mais c’était difficile pour lui et rapidement, il me faisait descendre. Aujourd’hui, quand je rappelle tout ça, j’ai envie de rire et je dis souvent en blaguant.
- Papan, tu peux me prendre dans tes bras?

Zarouhi Ghoukassyan
13 years old

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“Mané, Mouch et moi”

Je pense que quand j’étais petite, mes parents m’aimaient plus. Quand mon père rentrait à la maison de son travail, il m’embrassait, il jouait avec moi, il me faisait rire en me chatouillant. Tout ça ne plaisait pas à ma sœur Mané. Elle ne m’aimait pas. Quand elle m’a vue pour la première fois, elle a dit en fronçant les sourcils.
- Je voulais avoir un frère.
Maintenant je suis grande et je la comprends très bien. Quand Mouchér est né, Mané était heureuse mais moi, je ne trouvais pas ma place. Je pensais qu’on ne m’aimerait plus.
Quand Mouch est arrivé à la maison et que Mané l’a vu, j’ai compris que Mané voulait un frère qui la défendrait.

Sona Tonoyan
12 years old

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“Depuis ma naissance on me prenait pour un grand”

Il était sept ou huit heures du matin. Je ne me rappelle pas bien parce qu’à ce moment, j’avais presque trois ans. C’est ma mère qui m’a raconté cet événement. Un jour, je me suis réveillé et je suis sorti de ma chambre. Ma mère faisait la lessive. J’ai pris les chaussettes de mon père sur le plancher et j’ai dit à ma mere :
- Tiens! Pourquoi les chaussettes de ton mari sont ici? Ma mère m’a regardé stupéfaite et elle a pris les chaussettes.
Ne pensez pas que j’étais un enfant gâté, mais simplement, dès mon plus jeune âge, j’aimais être en contact avec les grands. Je ne jouais pas avec les enfants de notre cour, parce que je pensais qu’ils manquaient d’éducation.
Je ne peux pas citer toutes les fois où j’ai senti que j’étais déjà grand. Je suis le plus petit dans notre maison et je serai toujours comme ça. Quand je suis près des grands, j’essaie d’avoir l’air d’un homme âgé, mais je rate souvent. Quand je suis tombé amoureux, j’ai compris que j’étais vraiment grand.

David Babayan
12 years old

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“La séparation”

- Tu sais que tu vas beaucoup nous manquer? - a dit ma mère en me regardant.
- Oui, mais ne vous inquiétez pas – lui ai-je dit.
J’ai regardé les membres de ma famille. Mon père ne disait rien. Près de lui, il y avait Mouch et Hon. Hon avait posé sa tête sur le bras de Mouch. Il a baissé les yeux, comme s’il voulait dire quelque chose, pour que je me sente bien, mais il n’a pas pu le faire. De temps en temps, Mouch regardait sur les côtés.
- Tu sais que tu vas beaucoup nous manquer - a dit ma mère encore une fois - nous allons compter les jours.
- Rentrez à la maison, pour que Mouch et Hon puissent dormir – leur ai-je dit, mais je savais que je devais rester encore longtemps.
- Sois prudent! - a dit mon père, en tâchant de donner une nuance d’insouciance à sa voix.
- Ne vous inquiétez pas – leur ai-je dit.
Enfin, Hon a levé sa tête et il m’a regardé. Il n’a rien dit. Il m’a cligné de l’œil et il n’y a que moi qui l’ai vu. Mouch m’a regardé et m’a souri. A ce moment, il ressemblait beaucoup à ma mère. Ma mère aussi souriait :
- C’est l’heure du depart - ai je leur dit.
- Sois prudent, je t’en prie - a dit ma mère.
- Oui, bien sûr – ai-je répondu pour les calmer.
- Tu vas écrire des lettres n’est pas?
- Ah, oui.
Je me suis avancé lentement en me sentant coupable, comme si je faisais quelque chose de mal.
- Rentrez à la maison – leur ai-je dit.
Ils n’ont rien répondu.
Quand je me suis retourné, tous les membres de ma famille étaient encore là. C’étaient les personnes les plus chers à mes yeux. Hon avait baissé les yeux, Mouch regardait sur les côtés, mon père caressait la tête de Hon et ma mère regardait en souriant. Je m’avançais et je savais qu’ils me regarderaient encore en attendant que je tourne la tête et que j’agite ma main encore une fois. Je n’ai pas pu me retourner, parce que je ne pouvais pas sourire ; mais ils attendaient un sourire.

Gor Baghdassaryan
15 years old

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“Le petit et le plus petit”

Nous étions trois sœurs et la plus petite, c’était moi. A vrai dire ça me plaisait d’être la plus petite dans la maison parce qu’on me prêtait beaucoup d’attentions. Quand quelqu’un nous rendait visite, il me donnait un cadeau. Mais quand j’ai grandi un peu, j’ai senti que ça ne marchait plus si bien d’être la plus petite dans la famille. Lorsque mon père présentait notre famille aux autres, à la fin il m’embrassait en disant:
- Et celle-ci c’est ma fille la plus petite.
L’expression “c’est ma fille la plus petite” me dégoûtait. Et en plus, mes deux sœurs s’énervaient contre moi, et disaient qu’elles avaient le droit car elles étaient mes ainées.
Au bout d’un moment, j’ai commencé à rêver d’avoir un frère ou une sœur cadette et après quelques années, mon rêve s’est réalisé: j’ai eu un frère cadet. J’étais très heureuse. Et l’important, c’était que dès qu’on a amené le bébé à la maison, je me suis sentie grande. Quand je demandais à ma mère de m’aider à faire mes devoirs, elle me disait :
- Garounne, tu es grande maintenant, fais tes devoirs toi-même.
Ou quand je demandais à mes sœurs aînées de jouer avec moi elle me disaient :
- Tu es grande, tu ne dois pas t’intéresser aux jeux. Va jouer de la flûte.
Maintenant, je me sens fière parce que quand mon frère va se coucher je lui dis avec le droit de l’aînée :
- Avetiss, Tais-toi, Dors vite. Sinon je vais te punir.
J’aime bien mon frère cadet. C’est grâce à lui que j’ai compris que j’avais grandi.
Vous savez , je crois que si mon frère n’était pas né, peut-être que je jouerai encore au docteur, et personne ne me dirait que j’ai grandi.

Garoun Partagchyan
13 ans

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“On me traite comme une grande fille”

Il y a quelques années, avant mon amie et moi, nous étions sortis de la maison pour acheter des glaces. Chemin faisant, ma camarade a rencontré l’une de ses connaissances qui a commencé à me vouvoyer. C’était la première fois que je me suis sentie grande.
Un autre jour, quand ma mère et moi nous promenions dans le jardin (cette fois, je m’étais habillée comme une grande fille), deux garcons se sont approchés de nous. Ils pensaient que ma mère et moi avions le même âge. Et même, ils supposaient que j’étais plus âgée que ma mère. L’un d’eux a commencé à nous faire parler. Je me suis sentie gênée et j’ai dit à ma mère :
- Maman, allons-nous en!
En entendant le mot “maman” les deux gars ont été surpris.
Après cela, je n’ai pas compris si c’était moi qui avait grandi ou bien ma mère qui était encore jeune.

Maggie Hakobdjanyan
14 years old

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“Mon frère cadet”

Nous étions deux enfants dans la famille, ma sœur et moi. Nous vivions à la l’aise, sans aucun souci. C’était peut être les jours les plus heureux de ma vie.
Un jour, une nouvelle m’a fait très plaisir: j’allais avoir un frère. Je pensais que ça serait un nouveau jeu pour moi.
Et puis, ma mère esr revene de l’hôpital avec un petit bébé. C’était mon frère. Il était tout petit, noir et piailleur: il pleurait toujours. Au bout d’un certain temps il a blanchi mais il n’arrêtait pas de pleurer :
- Maman, pourquoi il pleure?
- Parce qu’il regrette d’être venu au monde.
- Donc, faisons-le retourner d’où il vient.
Personne n’a prêté attention à ce que j’ai proposé et je me suis sentie offensée de cela. Il n’y a que ma sœur qui m’a regardé, mais elle ne pouvait pas me consoler parce qu’elle avait seulement deux ans.
- Arrreh... Arrreh... - piaillait le bébé en bougeant ses petites mains.
- Tais-toi, le petit voyou! - disais-je en colère.
Peut-être que ma sœur partageait ma colère parce qu’un jour, elle m’a aidé à «attenter» à la vie de mon frère. Nous l’avions mis par terre et l’avions couvert d’oreillers. Et si ma mère n’était pas arrivée à temps mon frère n’existerait plus.
Je ne me souviens pas combien de temps a duré le «conflit» entre mon frère et moi. J’ai vite compris que j’aimais beaucoup ce petit être têtu et polisson.
Je demandais à ma mère :
- Maman, laisse-moi l’embrasser.
Elle me donnait prudemment le lange.
- Maman, n’aie pas peur, je ne le laisserai pas tomber - disais-je avec mécontentement.
Au début, je n’avais pas pu compredre la joie et le bonheur que mon frère cadet avait apporté chez nous. En tout cas, je me suis sentie un peu plus grande.

Lousiné Hakobyan
14 years old

Lisez tout les story-icon récits (17) de Lousiné Hakobyan


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“La première resposabilité”

Mon frère et moi étions des élèves en sixième et, même cet âge, c’était ma mère ou mon père qui allait nous chercher à l’école pour nous accompagner à la maison.
C’était le pemier septembre. Mon père devait aller nous chercher mais il n’avait pas pu venir à cause de ses affaires. Nous l’attendions dans la cour d’école depuis un moment mais mon père ne venait toujours pas. Je ne pouvais plus attendre: je m’ennuyais. Nous avons décidé de traverser la rue nous-mêmes pour revenir à la maison. C’était très dangereux, à cause des voitures qui passaient à toute vitesse.
Je me suis tourné vers mon frère :
- Tiko, je ne veux plus attendre, donne-moi ta main, on va traverser la rue.
Il n’a rien dit et moi, je l’ai pris par la main et nous avons traversé la rue. Chemin faisant, j’ai vu mon père s’approcher de nous. Il marchait très vite.
Ce jour-là, j’ai compris que j’avais grandi.

Emma Hakobyan
14 ans

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