“Lettres, ..”
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“Ah, cet Armentel!”
- Bonjour, Edgar!
- Bonjour, Saquo!
- Comment ça va?
- Ça va bien, merci.
- Pourquoi tu n’étais pas en cours, Saquo?
- A, j’en sais rien, j’ai pas envie. A-t-on parlé de moi?
- Non, mais nous étions tristes.
- Pourquoi?
- Parce qu’on a fait un contrôle d’anglais et tu n’étais pas là pour nous aider.
- Et toi, tu as réussi ? Parle de toi.
- Pas trop
- Et qui a été puni par M. Vartanyan?
- Personne encore, mais c’est ton tour.
- Mais je n’ai rien fait !
- Il va te taper, comme tu as séché son cour.
- Je vais me débrouiller.
- Vartanyan était très énervé.
- Cet absence va me coûter cher alors.
- Bon, ça suffit de parler, le téléphone coûte cher.
- Edgar, si tu veux tout savoir, viens chez moi, c’est pas payant.
- Il vaut mieux que je te dise les devoirs.
- Dis-le moi, mais vite, j’ai pas trop de temps.
- Ah bon, apelle-moi plus tard. Je te le dirai.
- Au revoir!
- A bientôt!
Sarkis Bagratounyan 13 ans
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“La déclaration de Mouchère de l’an 2001”
1. Je n’irai au magasin que les lundi, samedi et dimanche.
2. Je regarderai ce que je voudrai et tant que je voudrai la télé.
3. J’éteindrai la lumière quand je voudrai.
4. Je pourrai rester éveillé jusqu’à une heure du matin.
5. Mes parents doivront me donner 1.000 drams par mois.
Les décisions de maman
1. Réglez les problèmes du magasin entre frère sinon je vais déclarer: « Je ne serai votre mère que le lundi, le samedi et le dimanche ».
2. La télé est une propriété collective et on doit décider ensemble de ce qu’on va regarder.
3. Bien sur, tu éteindra la lumière quand tu voudras.
4. Je crois que tu peux, mais tu dois aller te coucher à 22h30.
5. Tes parents te donneront 1.000 drams, vous leur donnez 2.000 drams. On va distribuer l’argent équitablement.
Mouchegh Baghdassaryan
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“La déclaration de Gor”
1. Je peux lire dans mon lit tant que mon père ne me fait pas d’objection, mais pas Mouchegh.
2. Je peux regarder la télé et la débrancher moi-même.
3. Je réponds au téléphone quand je veux.
4. Mes notes ne doivent pas influencer mon argent de poche.
5. On va m’emmenera à l’école quand je le dirai.
6. Je dépenserai mon argent comme je voudrai.
7. Je refuse d’aller au magasin plus de deux fois par semaine.
Les décisions de maman
1. Penses-tu que tu peux lire jusqu’à perdre la vue. Sois plus sage, pense un peu à l’avenir.
2. Puisque la télé t’hypnotise, je crois que c’est mon devoir de t’éloigner de la télé.
3. Répond au téléphone quand tu veux. Il ne mord pas et tu ne vas pas être malade.
4. Les notes peuvent être directement ou bien inversement proportionnelles à ton argent de poche. Si tu étais fort en maths, tu comprendrais.
5. Mais pourquoi on doit t’emmener à l’école si tu peux y aller toi-même?
6. Je crois que ton argent ne servira pas à m’acheter une serviette pour mon anniversaire.
7. Eh bien, si tu m’aimes pas le magasin, tu peux prendre la liste des courses et tout acheter en une seule fois.
Gor Baghdassaryan
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“Une nouvelle urgente”
- Bonjour Lilit.
- Bonjour Zara.
- Vous me manquez tous. Ça va à l’école? Dis-moi le plus important rapidement. Je suis en retard. J’ai des cours pratiques.
- Hier on a fait un concours avec la 7b . Nous avons gagné et le directeur nous a offert une grosse tarte. Puis, on a décidé de fêter le 8 mars chez Edgar. Ah, tu sais qu’est-ce que j’ai appris hier ?
- Quoi?
- Demain je t’appelle et je te raconterai tout en détails.
- A non, raconte-moi tout de suite, je t’en prie.
- Pas maintenant!
- Mais je ne pourrai pas dormir de la nuit.
- Ça m’est égal je ne le ferai pas.
- Comment ça va à la nouvelle école?
- Tout va bien.
- Eh bien, promets-moi que tu m’appelleras sans faute.
Maintenant je dois aller à la nouvelle école, mais je pense encore mon ancienne école. Qu’est-ce que Zarouhi va m’annoncer? Qu’est-ce qu’on y fait sans moi?
Lilit Babloyan 13 ans
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“Zaquar Achot”
- Comment t’appelles-tu?
- Zaquarik.
- Comment?
- Zaquarik.
- Comment?
- Achotik, avait répondu Zaquarik.
Il avait deux ans. Il était très fâché contre la vieille qui s’était approchée de lui dans l’autobus, car elle entendait mal.
Zaquarik avait maintenant cinq ans et desinnait très bien. Iquelues temps auparavant, avait ouvert son exposition à la maternelle.
- Mais qu’est-ce qu’il peint?
- Des animaux.
Bien que son animal préféré soit le rhinocéros, de couleur verte, ce sont les éléphants, le bleu et le rouge qui dominent.
Il a commencé à peindre à l’âge de deux ans et son premier animal a été la mouche qui à l’époque était la chose la plus facile. Mais les titres étaient plus étonnants et amusants: « La présomption de l’âne », « L’herbe apétissante » (où un rhinocéros mangeait de l’herbe avec dégoût), « Le singe de nuit », « La mafia » (le loup fumant parle à l’éléphant, son ami mafieux), « Le baillement » etc. Son dessin préféré est « Le bruit » qu’il dessinait en prononçant des sons étranges.
En général, Zaquar comparait tous les gens avec les animaux. Et voilà il nous a comparé au chat et à la grenouille. Il y avait une femme qu’il a comparé à un cheval. Cette femme s’est vexée et s’en est allée.
Esthère Babadjanyan 16 years old
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“Asile de vieillards”
1.- Bonjour, comment allez-vous aujourd’hui ? Votre robe est très belle.
2.- Me feras-tu la manucure?
1.- Bien sûr. Mais maintenant, jouons au loto. Installez-vous confortablement. Vous pouvez approcher votre chaise et l’autre pour vous aider.
3.- Cette porte semble toujours très loin. J’ai mal aux pieds.
1.- Voulez-vous jouer au loto avec nous?
3.- Je veux du café chaud avec la petite tasse marron. Est-ce que je dois frapper à la porte longtemps pourque vous l’ouvriez ?
1.- Qu’est-ce que vous avez décidé, ne voulez-vous pas jouer?
3.- J’ai déjà dit non, je vais vous regarder c’est tout. Pourquoi parlez-vous doucement. Vous voulez dire que c’est moi qui suis sourd ?
4.- Pourquoi tu grommelles ? J’ai mal à la tête et je me sens comme si mes os étaient tout cassés. Moi aussi je veux du café.
5.- C’est interdit. Rappelez vous combien de fois vous vous êtes réveillés pendant la nuit. Je peux apporter du jus d’orange, si vous voulez.
1.- C’est impossible de jouer au loto ici. Je n’attends plus personne. Je dis le chiffre : 47; quatre, sept.
2.- Qui va me faire de la manucure ?
6.- Attendez, n’allez pas si vite.
1.- 52 ; cinq, deux. Celui qui gagne est qui remplit une colonne.
7.- Regarde, j’ai ton chiffre préféré : le 25.
1.- Non, le cinq doit être avant.
7.- Moi aussi, je pense pareil, tu as raison. Je ne sais pas pourqoi je me trompe toujours.
8.- Ne bouge pas la table avec ta chaise. N’oublie pas que sans cette chaise, tu ne peux pas marcher. Pouquoi tu me regardes comme ça ?
9.- Ne sois pas si méchant. Ne vois-tu pas qu’il ne peut pas parler ? Enfin, il n’a que trois ans.
1.- 93; neuf, trois.
7.- Neuf zéro. Répète encore une fois.
1.- J’ai dis neuf, trois.
7.- Je le savais.
10.- L’infirmière reviens. J’ai peur. Elle aporte des aiguilles pour piquer mon doigt.
11.- Ce sont des coccinelles que l’infirmière vas mettre sur mon doigt. Je ne savais pas que les coccinelles mordaient.
2.- Veux-tu me faire la manucure. Je ne veux pas de cette couleur, je veux le rouge foncé. Sois plus attentif.
1.- Ne me donne pas d’ordre. Ce n’ai pas ma faute si tes mains tremblent sans cesse.
12.- J’ai gagné. Donnez moi mes 25 sous.
13.- Je n’en suis pas sur. Tu as vérifié?
1.- Oui, tu avais raison. J’ai pas dis le 22.
12.- Donnez-moi mes 25 sous.
14.- Qui a bougé la table. Les haricots se sont mélangés. Regardez-la, assise au coin et qui ne dit rien, elle prend des airs supérieurs.
2.- Regardez mes ongles. J’avais choisi le vert parce que ma robe est verte.
1.- Mais tu avais dit rouge. Je ne peux plus vous supporter. L’air est vieux et moisi, comme vos visages et vos habits.
15.- Veux-tu t’asseoir près de moi et te reposer ? Je sais que tu es fatigué.
1.- Laissez-moi, ne m’embêtez pas! Je veux sortir. J’ai besoin d’air frais. Qu’est ce que c’est cette lumière rouge qui brille là-bas?
2.- C’est vert, pas rouge.
16.- On ne vas plus jouer?
17.- Pas aujourd’hui, demain oui.
Lousiné Zéithunyan 17 ans
Lisez tout les récits (2) de Lousiné Zéithunyan
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“Une causerie”
- Salut, ça va?
- Ça va.
- Savez-vous quel bracelet c’est?
- Non.
- I...Regardez minutieusement, c’est beau n’est-ce pas? Et maintenant dites quelle marque c’est!
- Nous ne savons pas, la cloche va sonner, laisse-nous répéter la leçon.
- Ah, comme vous êtes bêtes, vous ne connaissez même pas « Coco Chanel ».
Maggie Hakobdjanyan 12 years old
Lisez tout les récits (14) de Maggie Hakobdjanyan
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“Une lettre suppliante”
Mon cher papa, j’espère que tu te réveilleras plus tôt que Djéko, parce que la dernière fois que j’avais mis ma lettre dans tes pantoufles, je pense que tu te rappelles ce qui s’est passé…Quand tu commenceras à lire cette lettre, je serai déjà à l’école. Lis-la s’il te plaît, assis, et dit à Evéline de t’apporter un verre d’eau.
Je veux te donner la liste de tout ce dont j’ai besoin pour le dernier jour d’école et la soirée de fin d’année. Tout d’abord, j’ai besoin d’une robe de soirée ; tout le monde en a déjà acheté une, et moi, je suis la dernière “sans tenue”. Mes amies disent que pour une belle robe, il faut au minimum 150 dollars, mais 100 dollars ça suffit pour moi.
Avec une nouvelle robe, il faut bien sûr des nouvelles chaussures. Pour ça, 50 dollars.
Tout le monde a acheté déjà des bijoux. La chaîne en or que nous avons vu dans le catalogue, je pense qu’elle ira avec la robe que j’ai déjà choisie. Et ces boucles d’oreilles qui coûtent 30 dollars. Ce serait bien si nous achetions également une belle bague et un bracelet.
Avant le dernier jour, je dois aller faire une manucure. Ce sera la première de ma vie. Il y a un salon de beauté où ils font très bien les ongles.
Avant d’aller au restaurant, je dois me coiffer, aussi pour la première fois.
Pour cette soirée, tout le monde doit s’habiller en blanc et en noir. Je n’ai ni l’un ni l’autre, puisque je ne mets jamais de chemise blanche ni de jupe noire. Je veux que celles que j’aurai pour la soirée soient spéciales.
On doit tous donner 20 dollars pour la fête de fin d’année au restaurant. Je vous invite, toi et maman, vous pouvez venir au restaurant, mais chacun de vous devra payer 20 dollars.
Aujourd’hui le professeur principal viendra pour nous dire combien il faut donner pour les cadeaux des profs, pour les fleurs etc.
Si en lisant, tu es arrivé jusque là , alors c’est bien déjà. Tu n’auras pas besoin de calmant. Mais c’est seulement la moitié. Je ne suis pas arrivée à tout écrire, je suis en retard de l’examen. On nous a aussi demandé de l’argent pour les fleurs de l’examen. Mais je ne l’ai pas encore donné.
P.S. Papa, tu veux que la soirée de ta fille soit inoubliable ou pas ?
Arpiné Grigoryan 16 years old
Lisez tout les récits (6) de Arpiné Grigoryan
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“Une lettre ouverte pour tous les hommes”
Le premier juin, c’est le jour de défense des droits des enfants. Parfois, les grands disent pour rigoler : “C’est pas le jour de défense des droits des enfants, c’est plutôt le jour où il faut se défender contre les enfants”.C’est une plaisantrie bien sûr, mais je trouve qu’il ne faut pas défendre les droits les enfants seulement un jour par an. Les grands vont demander : « mais pourquoi il faut défendre les droits des enfants, les enfants n’ont pas de souci ». Oui, c’est vrai que l’unique souci des enfants c’est d’aller à l’école. Mais pour certains enfants, c’est un rêve. Ils n’ont pas d’argent pour acheter des cahiers ni des livres.
Chaque année, ce jour-là, beaucoup de gens parlent de l’avenir des enfants. Ils disent que nous, les enfants, devons grandir et construire un nouveau pays, que s’il y a des difficultés, il existe aussi les solutions aux problèmes, et que ça va s’arranger. Je ne sais pas quelle sera la fin, mais pour l’instant, tous les lendemains sont comme la veille.
Je n’aime pas quand quelqu’un promet quelque chose et ne fait pas ce qu’il a promis. Je voudrais bien écrire des choses mieux sur ce jour-là.
Konstantine Béguidjanyan
Lisez tout les récits (9) de Konstantine Béguidjanyan
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“Revenez… Revenez …”
Quand j’étais petite, j’avais beaucoup d’idées belles et intéressantes. Mais quand j’ai grandi, mes belles idées ont changé et m’ont quitté. Mais pourquoi? Qu’est-ce que j’ai fait? Peut-être que je les ai écrites sur une feuille sale? Je prie tous ceux qui liront mes idées de bien les traiter. Maintenant, j’ai besoin d’elles et elles me manquent beaucoup. Dites leur, s’il vous plaît, de revenir vers moi.
Naré Aghababyan
Lisez tout les récits (5) de Naré Aghababyan
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“Une conversation”
- Bonjour Peuplier, ça va?
- J’ai mal au dos, et quand je regarde mes cheveux j’ai envie de pleurer. Il y a déjà une année que je ne me suis pas coiffé.
- Peuplier, quel-âge as-tu?
- Tu ne sais pas qu’on ne demande pas leur âge aux femmes?
- Excuse-moi, mais comment t’appelles-tu?
- Quelle question… Est-ce que je demande “Lilith, comment t’appelles-tu”?
- J’ai compris.
- Maintenant jet te demande me laisser seul, j’ai déjà mal à la tête avec tes questions.
- Tu es comme ma grand-mère, Peuplier.
Lilit Hovhannissyan
Lisez tout les récits (6) de Lilit Hovhannissyan
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