“Pourquoi on ne me comprend pas?”
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“Je ne veux pas être Arghichti, je suis une fille”
Qui a entendu que les élèves de la classe de neuvième organisent un spectacle? Même si vous l’avez entendu, ça ne veut rien dire…Je veux simplement dire qu’à notre âge, on n’organise pas des choses pareilles. Avez-vous compris? Alors essayez de le faire comprendre à notre institutrice d’histoire.
- Mardi, nous organiserons un spectacle - a annoncé notre institutrice.
- Mais, non.
- Pourquoi non?
- C’est ridicule. Nous sommes déjà trop grands pour le faire - a dit Achot.
- Mais j’ai déjà distribué les textes.
- Oui, c’est vrai – ai-je dit avec mécontentement - On m’a donné les paroles d’Arghichti.
- Et alors? Tu n’aimes pas ces paroles ? - a demandé l’institutrice avec étonnement.
- Même si elles sont bien, elles ne me ressemblent pas.
- Qu’en sais-tu ?
- D’abord, je suis une fille,… et puis
Je n’ai pas pu dire que le texte était trop long. J’avais honte.
- Mais quel importance ? Le plus important c’est de réciter comme il faut. Allez ! Il suffit de parler, nous allons essayer de le faire. Le roi Arghichti, c’est toi qui commence.
Non elle ne m’a pas comprise. Elle n’a pas donné mon texte à quelqu’un d’autre et elle ne va pas le faire.
J’espère au moins qu’elle comprenne, en lisant tout ce que j’ai écrit.
Eléonora Haroutunyan 15 years old
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“La partie des annonces”
Personne ne me comprend. On pense que je suis dans la lune. Il me semble que même ma meilleure amie ne me comprend pas. A vrai dire, ce n’est pas de sa faute. Je ne raconte presque rien de moi ou seulement choses vagues, et je veux quand même qu’on me comprenne. Dans notre classe, il y a une fille qui est un peu étrange. Elle ne s’habille pas comme les autres. Tout le monde l’évite. Quant à moi je la comprends très bien, mais je ne sais pas pourquoi c’est moi qui la déteste le plus, je ne me comprends pas. Si quelqu’un m’a comprise, qu’il s’adresse au centre “Manana”, à Lousiené Hakobyan.
Lousiné Hakobyan 13 years old
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“C’est toujours la même histoire”
- Maman! Est-ce que je peux attacher mes cheveux comme hier?
- Oui – a-t-elle dit.
Mais tout à coup, en apercevant mes bagues, elle a dit :
- Mais qu’est-ce que c’est que ça? Enlève-les, vite!
- Mais je t’en prie, maman! Tout le monde porte des bagues.
- A l’école ?
- Oui.
- Cela ne veut rien dire.
- Même les élèves des autres classe portent et des bagues, des bracelets et des colliers.
- Ne te compare pas aux autres!
A vrai dire, je ne me comparais pas aux autres. Je voulais tout simplement porter une bague, c’est tout.
Ma mère ne m’a pas donné la permission
- Maman, les enfants de l’autre classe en portent aussi.
- Votre professeur va se fâcher contre toi.
Sans rien dire, j’ai mis mes bagues sur l’armoire.
Chaque fois, c’est la même chose.
Zarouhi Ghoukassyan 13 years old
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“Ma bonté”
Nous devions écrire un contrôle. Tout le monde écrivait silencieusement. Soudain j’ai reçu un mot de mon amie et je l’ai lu. « Ani, donne-moi les réponses ». J’ai réfléchi longtemps et j’ai compris qu’en lui donnant les réponses, je lui ferai du mal. Ensuite, elle attendrait toujours quelque chose de moi et elle ne compterait pas sur elle. Ne voulant pas lui faire de peine, je lui ai envoyé le mot suivant : « Je ne veux pas feindre la bienveillance, cela va te porter préjudice». Mon amie a renvoyé une lettre où elle écrivait que je ne voulais pas l’aider. Fidèle à moi même, j’ai tenté de lui expliquer qu’il n’était pas difficile pour moi de résoudre les exercices et de lui donner les réponses, mais ça ne serait pas bien pour elle. A vrai dire, je n’ai pas perdu espoir, et j’ai pensé qu’elle me comprendrait. J’ai eu un sentiment désagréable mais heureusement, j’ai pu de le surmonter.
Ani Deghoyan 15 years old
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“Moi et mon petit frère”
Un jour, quand j’étais déjà revenu à la maison, mon frère jouait à l’ordinateur. Comme j’étais le responsable de la classe, on m’avait chargé de taper sur ordinateur l’horaire des cours et la liste des corvées. Il était déjà quatre heures, j’ avais beaucoup de devoirs à faire, mais il fallait encore faire ce dont on m’avait chargé à l’école. J’ai demandé à mon frère de me laisser l’ordinateur mais il n’a pas voulu. Après avoir essayer de le persuader en vain, je l’ai fait sortir de la chambre de force. Mon frère avait six ans. Comme tous les petits, il est allé se plaindre ma mère:
-Maman, Davite m’a fait sortir de la chambre.
Il s’est mis à pleurer. Comme toutes les mère, elle s’est fâchée contre moi:
-Pourquoi tu l’accables, il est petit, n’est-ce pas!
Moi, je n’ai pas pu convaincre ma mère qu’il avait déjà trop joué. Il s’est assis devant l’ordinateur de nouveau. Avec ça, c’est sûr que je n’ai pas eu le temps de finir mes devoirs. Je ne me suis pas senti coupable du tout. D’accord, je suis responsable, je ne le nie pas, mais n’est-ce pas difficile de comprendre que les responsabilités sont plus importantes qu’un jeu stupide qui sert qu’à gâcher que les yeux des enfants.
David Martirossyan
Lisez tout les récits (10) de David Martirossyan
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“Les pensées sans raison”
-Allô!
-Allô! Bonjour M, Anie est là?
-Attends! - m’a répondu un inconnu d’une voix froide.
Il ne me connaissait pas. Mon cœur battait. Enfin il m’a dit :
-Anie est occupée, appelle-la plus tard!
-Bon, je m’excuse Monsieur.
Je me disait : “Ah! Tu n’a pas voulu me répondre parce que tu as trouvé une autre amie. Mais je suis sure que ce n’est pas une vraie amie pour toi. Imbécile! Tu n’imagines même qu’elle te complote et ses intrigues vont t’humilier. Mais fais comme tu veux, je n’y penserai plus.
Après dix minutes je l’ai appelée de nouveau:
-Allô! Excusez-moi, Anie est encore occupée?
-Qui la demande?
-C’est son amie Manet.
J’ai entendu.
-Anie, c’est Manet qui te demande.
-Dis lui que je l’appellerai un peu tard.
Sa voix était si faible que je n’ai pas pu deviner si elle était en colère. J’entendais la voix de l’inconnu:
-Manet, Anie vas te téléphoner.
Cette fois-ci j’ai raccroché avec un autre sentiment.
Je pensais de nouveau: “ Maintenant je comprends ce qui s’est passé. Tu es fâchée contre moi. Comme tu es bête! Quand je m’amusais avec les autres camarades tu me poussais par derrière. Ce jour-là, tu étais fâchée contre moi. Mais je trouve que si tu étais une vraie amie tu viendrai prendre le téléphone. Aujourd’hui j’étais de bonne humeur mais tu m’as gâché la journée. Je sais que tu vas rester ainsi pendant une semaine. Bon, fais comme tu veux, je ne serai pas contre.
Soudain le téléphone a sonné. J’ai décroché:
-Allo! Bonjour mon chère amie. Excuse-moi, s’il te plaît! On avait acheté un nouveau meuble et j’étais obligée de ranger les affaires: j’étais vraiment occupée - dit-elle d’une voix heureuse.
Mané Tonoyan 15 years old
Lisez tout les récits (6) de Mané Tonoyan
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“Méditation”
J’étais plongée dans une méditation:
“ Tu es vilaine car tu fais de la discrimination raciale: tu ne te lies pas d’amitié avec les noirs”, parce que les jeunes Noirs sont les hommes ennuyants, en règle générale.
“Tu es cynique, tu ris, du bout des lèvres, sans raison”, parce que je comprends le sens de l’humour d’une autre façon.
“Tu es frivole: tu pers ton temps devant le miroir en essayant tes habits de la dernière mode”, mais tu ne sais pas que c’est une manière de t’exprimer comme n’importe quelle branche de la culture.
“Tu es une ogresse à venir car quand tu commences à caresser ta sœur et ton frère tu les dévores” les chiens me manquent c’est pourquoi en les caressant je dévore ma sœur et mon frère. Si j’avais un chien c’est lui que je dévorerais.
“Tu t’occupes tout la journée de tes études, tu les mets au-dessus de tout”, vous vous trompez beaucoup, et même, vous n’avez pas le droit de vous exprimer ainsi. Donc taisez-toi vite!
“Tu es trop romantique, si cela continue comme ça tu vas te détruire”, d’ailleurs cela ne regarde que moi.
“Tu es une égoïste qui n’aime jamais être vaincue”, tout simplement vous ne me comprenez pas et vous m’offensez toujours, comme ci c’était votre principal objectif, comme ci vous vouliez que je pleure.
Nané Sahakyan 15 years old
Lisez tout les récits (9) de Nané Sahakyan
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“Je ne suis pas coupable”
-Bonjour, maman!
-Maigh, est-ce que je peux savoir pourquoi tu es en retard!
-Mais tu sais, maman, qu’Arevik était aussi en retard.
-Je m’adresse à toi, Maigh! - dit maman.
Aujourd’hui j’étais revenue plus tard qu’à l’ordinaire mais j’avais de bonnes raisons.
-Maman, excuse-moi, j’avais oublié de te dire qu’aujourd’hui moi et Thatevik nous étions de corvée dans la classe.
-Ne me mens pas, c’est la femme de ménage qui nettoie la classe.
-Non, maman, depuis aujourd’hui...
-Tu me mens, Maigh, c’en est assez déjà! Vas dans ta chambre et fais tes devoirs!
-Maman, mais pourquoi tu n’accuses que moi. Tathev ,elle aussi était en retard.
Tathev était mon amie. Je savais que j’avais dit une grossièreté mais je ne l’ai pas pu m’en empêcher.
Je suis entrée dans ma chambre et j’ai commencé à réfléchir:”Pourquoi on ne me comprend pas”.
Maggie Hakobdjanyan 11 years old
Lisez tout les récits (14) de Maggie Hakobdjanyan
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“On ne comprend pas pourquoi je pleure”
Samedi tout allait bien à l’éole. Je m’étais bien préparé pour la leçon de littérature. On nous avait donné une œuvre d’Axel Bakounsce. C’était mon écrivain préféré. La maîtresse a ouvert le registre et a dit mon nom:
-Estère Sahakyan!
Je me suis levée.
-Venez répondre à la leçon!
A ce moment mon amie s’est criée d’un coup:
-Aïe! Regarde Estère, on a collé une punaise sur ton pantalon.
Les autres l’ont vu mais ils n’y ont pas prêté grande attention parce que c’était une chose répandue dans notre groupe. Je me suis vexée et j’ai commencé à pleurer pendant la leçon. Mes camarades ont été très étonnés car ils ne trouvaient pas cela outrageant.
-Pourquoi tu t’es vexée, tu es comme nous: on faisait une plaisanterie,
Mais en fait ils n’ont pas compris que cette plaisanterie m’avait beaucoup blessée.
Esthère Sahakyan 12 years old
Lisez tout les récits (5) de Esthère Sahakyan
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“Ne m’adressez pas la parole quand je suis en colère”
Un jour, j’ai vu mon professeur à l’entrée de l’école.
-Pourquoi tu es en retard? - me dit-il.
J’ai voulu crier car j’étais très nerveux. Mais cela aurait été une bêtise. Je suis entré dans le bâtiment et je me suis dirigé vers la classe. J’ai ouvert la porte et j’en suis entré. Celui qui faisait la cour s’est fâché contre moi et m’a fait des reproches. Il s’est même mis à se moquer de moi et mes camarades riaient aux éclats. J’étais très fâché mais je n’ai rien pu rien faire sur le moment. La cloche a sonné. J’étais encore fâché. Tout à coup quelqu’un s’est adressé à moi pour me demander quelque chose. Et j’ai commencé à crier à tue-tête. Il s’est offensé.
Gor Baghdassaryan 14 years old
Lisez tout les récits (22) de Gor Baghdassaryan
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“«La mauvaise note» non comprise”
Un matin ordinaire :
- Djuliana, lève-toi, tu es en retard à l’école - a dit ma mère comme toujours.
- Je le sais et c’est pourquoi je ne veux pas me lever, et en plus aujourd’hui je ne veux pas aller à l’école.
-Tu n’as pas appris tes leçons? - a demandé ma sœur.
- Et toi, tais-toi et ne te mêle pas de cela. Mes problèmes ne concernent que moi et… et… ma mère.
- Faites vite, vous serez en retard, le petit-déjeuner est sur la table.
- Maman, je n’y vais pas! - ai dit-je et je me préparais à me recoucher, mais à ce moment:
- Je ne vais pas le répéter encore une fois, mais, écoute, pourquoi tu n’y vas pas ?
- Parce que nous devons faire un contrôle, je ne me suis pas préparée.
- Quoi? C’est la première fois que j’entends que tu n’es pas prête.
- Mais … maman…
- Non, tu dois aller à l’école.
- D’accord, maman, mais tu ne me comprends jamais.
Ça y est, j’étais à l’école. La première leçon était la physique mais je ne pouvais penser qu’à la chimie. Je me préparais à avoir une mauvaise note. C’était déjà la chimie.
- “Allez! écris Julianna, si, bien sûr, tu peux” - je parlais à moi-même.
Voilà un papier. “Ce sont les réponses” - ai-je pensé et je me suis réjouie.
J’ouvre le papier. ”Jul, écris s’il te plaît, comment on peut obtenir de l’octane et de l’hexane ?”.
- Comment Vahé, mais moi non plus, je n’ai rien écrit !
- Je t’en prie, tu as écrit quelque chose, je le sais, donne-moi les réponses.
- Je n’ai rien écrit.
La leçon se terminait et mon cahier brillait de blancheur. Finalement la leçon s’est terminée.
Je suis à peine restée aux autres leçons. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai commencé à pleurer.
- Qu’est-ce qu’il y a – a demandé ma mère.
- Rien, j’ai eu une excellente note en chimie et j’en suis encore émue- ai-je dit d’un ton ironique et je suis entrée dans ma chambre.
Deux-trois heures après, le téléphone a sonné:
- Allo!
- Allo - a dit ma mère.
- C’est Mme Machinyan.
- Ah! Mme Machinyan, comment allez-vous, qu’est-ce qu’il y a?
- Votre fille a eu une mauvaise note au contrôle de chimie.
- Mais comment?
- Ça ne fait rien, je crois qu’elle est tombée amoureuse, parlez avec elle.
- D’accord - a dit ma mère.
Elle est entrée dans ma chambre.
- Dis-moi!
- Dire quoi, maman?
- Dis-moi son prénom, je te comprendrai.
- Il n’y a personne, maman, tu ne me comprends pas. Je pense que si aujourd’hui je n’avais pas été à l’école j’aurais eu un Absence au lieu d’une mauvaise note. Ce sont deux choses tout à fait différentes. En disant ça, je suis sortie de la maison, en espérant qu’on me comprenne.
Djuliana Arakelyan 15 years old
Lisez tout les récits (5) de Djuliana Arakelyan
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“Le bon conseil des âmes méchantes”
Je ne me comprends pas.C’était la leçon de géometrie, les garçons de notre classe se sont approchés de moi et ils m’ont dit:
- Achot (Ach), tu as fait les devoirs de géometrie?
- Non.
- Tu voudrais assister à la leçon?
- Non.
- Alors, séchons!
- Non.
Mes âmes méchantes me répétaient sans cesse.
- Sèche! Sèche!
Mes autres âmes disaient le contraire.
- Reste! Reste!
J’ai assisté au cours. Le maître est entré très fâché et a dit:
- Ouvrez vos cahiers. Je corrigerai les devoirs.
Et comme je n’avais pas fait mes devoirs, j’ai eu une mauvaise note et encore une autre pour la leçon que je n’avais pas apprise.
Pourquoi n’ai-je pas suivi le bon conseil des âmes méchantes?
Achot Ghoukassyan 14 years old
Lisez tout les récits (7) de Achot Ghoukassyan
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“Il y a eu quelque chose, Mariam?”
Aujourd’hui, comme d’habitude, j’étais assise dans notre classe. Le prof principal est entré et a dit:
- Qu’est-ce qu’il y a Mariam… tu pleures?
- Non -ai-je répondu avec impertinence - je réfléchis, c’est tout.
- Non, il y a quelque chose, c’est sûr.
- Il me semble quelque chose t’inquiète - a dit l’un des élèves.
Et le professeur principal a continué :
- Bon, Mariam, dis sincèrement ce qui se passe, peut-être…
- Non, non, non, il n’y a rien. Je réfléchis, c’est tout.
Après les cours, je suis rentrée de l’école. Je suis entée et ma mère m’a dit :
- Qu’est-ce qui s’est passé à l’école? Pourquoi tu as pleuré?
A ce moment-là, j’ai commencé à pleurer. J’ai couru vers ma chambre, j’ai embrassé les nounours et je me suis endormie.
Je n’essayerai plus de réfléchir en classe.
Mariam Manoukyan 12 years old
Lisez tout les récits (14) de Mariam Manoukyan
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“J’ai appris pour rien”
Après les classes je suis rentrée à la maison. J’ai déjeuné puis j’ai commencé à faire mes devoirs. J’ai ouvert mon agenda et j’ai vu qu’il y a beaucoup de devoirs à faire : 10 exercices d’algèbre, 2 leçons de biologie chacune de 3 pages, une seule leçon d’histoire mais très longue, 7 exercices d’anglais, une poésie à apprendre par cœur et encore une leçon à réciter. Je pense que c’est assez pour ne pas aller à l’école demain. J’ai pris mon carnet de notes, je me suis approchée de ma mère et j’ai commencé à la convaincre :
- Maman, j’ai tant de devoirs à faire ! Et si demain je n’allais pas à l’école, je t’en prie.
- Qu’est-ce que tu as pour demain?
- Beaucoup d’exercices d’algèbre, deux leçons de biologie, une leçon d’histoire, sept exercices d’anglais et une poésie à apprendre par cœur.
- Non, assieds-toi et fais tes devoirs, je vais corriger.
Il est difficile de convaincre ma mère. C’est pourquoi je suis entrée dans ma chambre et on peut dire que j’ai fait mes devoirs jusqu’à minuit. Puis, j’ai pensé que ma mère était déjà endormie, j’ai pris mes livres prudemment et je suis sortie de ma chambre mais… mais je n’ai pas eu de chance. Ma mère, assise, dans le fauteuil, m’attendait. Comme j’avais fait seulement la moitié des exercices, il a fallu qu’elle attende encore deux heures. Mais j’ai appris. Le lendemain nous n’avons pas pu nous réveiller et je ne suis pas allée à l’école. Tout ce que j’avais appris était en vain.
Rima Tofanyan 13 years old
Lisez tout les récits (9) de Rima Tofanyan
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“C’est Aram le coupable”
C’était la leçon de maths et Mme Gevorkyan nous avait demandé de faire travail indépendant. Elle était dans un coin de la classe et regardait dehors par la fenêtre. J’ai fini mon travail mais je n’ai pas dit que j’avais finis pour que personne ne le sache. J’ai préparé de petites boules de papier, puis à l’aide de mon stylo, je les ai jetées sur mes amis. Ensuite, j’ai caché le stylo. Mais l’une des filles m’avait vu et elle l’a dit à notre prof principal. Le lendemain c’était la réunion des parents d’élèves. Pendant la réunion, s’éloignant un peu trop du sujet on a parlé uniquement de moi et on m’a attribué toutes les gamineries du mois. Depuis ce jour-là, après chaque événement, mon prof dit
- C’est toi le coupable.
Aram Abrahamyan 13 years old
Lisez tout les récits (6) de Aram Abrahamyan
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